Le réalisateur Darren Aronofsky a récemment lever le voile sur le premier court-métrage issu de sa collaboration avec Google DeepMind, une initiative qui mêle intelligence artificielle générative et outils de pointe conçus par Google. Baptisé Ancestra, ce film de huit minutes, piloté par la réalisatrice Eliza McNitt et produit par Aronofsky, sera présenté en avant-première au festival de Tribeca ce vendredi soir.
Ancestra combine à la fois des séquences tournées en live-action, réalisées par une équipe de plus de 200 artistes et techniciens, et des images générées par intelligence artificielle. Ce projet prend racine dans une expérience personnelle de McNitt : sa naissance compliquée, marquée par la découverte d’une malformation cardiaque, un épisode vital et délicat qui sert d’inspiration pour évoquer des défis liés à la grossesse, rarement explorés au cinéma.
La réalisatrice n’a pas seulement utilisé des techniques avancées, elle a également intégré ses propres archives familiales, y compris des images d’elle-même in utero, pour donner au film une dimension visuelle saisissante. Elle a même entraîné les modèles d’IA avec ses photos de bébé et celles prises par son père défunt, afin de générer la représentation d’un nouveau-né qui porte son histoire.
Ce court-métrage inaugure la nouvelle aventure d’Aronofsky, baptisée Primordial Soup, une initiative qui ambitionne de repousser les frontières entre technologies émergentes et narration, tout en plaçant les créateurs au cœur de cette innovation.
Pour rappel, Eliza McNitt est également reconnue pour la série en réalité virtuelle Spheres, produite par Aronofsky et saluée pour avoir été le premier projet VR acquis lors du festival de Sundance. Les deux courts à venir sous l’égide de Primordial Soup devraient exploiter les nouvelles capacités du modèle Veo, outil de génération vidéo développé par Google DeepMind.
Découvrez Ancestra en intégralité ci-dessous.
Points à retenir
- Le projet mêle une équipe humaine conséquente et la puissance de l’intelligence artificielle pour créer une narration visuelle inédite.
- Inspiration personnelle : le récit plonge au cœur d’expériences médicales et familiales rarement mises en image.
- La collaboration entre un réalisateur reconnu comme Aronofsky et une pointure technologique telle que Google DeepMind annonce un tournant dans le cinéma digital.
- Le mariage de techniques traditionnelles et innovantes pourrait bien bousculer la manière dont les histoires sont racontées, sans pour autant promettre une révolution immédiate pour tout le monde.
- Eliza McNitt confirme son talent à monter des ponts entre réalité virtuelle, art et technologie, en insufflant une vraie âme à ces nouvelles formes de création.
En fin de compte, cette expérience soulève une question : alors que la technologie ouvre des portes fascinantes pour raconter des histoires, ne risque-t-elle pas aussi d’imposer une nouvelle forme de dépendance au spectaculaire visuel au détriment de la simplicité narrative ? Je vous laisse réfléchir à cela pendant le générique.