mar. Juil 14th, 2026

Le président Trump a annulé les décrets exécutifs sur l’intelligence artificielle (IA) émis par son prédécesseur, ce qui pourrait avoir des répercussions tant sur l’usage gouvernemental que sur l’usage industriel de l’IA. Parallèlement, il a réuni trois grands patrons de la technologie à la Maison Blanche pour annoncer un projet d’infrastructure IA financé par le secteur privé. Neil Chilson, responsable des politiques de l’IA à l’Abundance Institute, a partagé son analyse lors de l’émission The Federal Drive avec Tom Temin.

Tom Temin : Les décrets exécutifs de Biden concernant l’IA étaient assez détaillés quant à la manière dont les entreprises, les entrepreneurs fédéraux et le gouvernement pouvaient l’utiliser. Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence philosophique sur ce que l’administration actuelle souhaite. Cela doit être équitable, cela doit être responsable, etc. Quel est votre point de vue sur la situation actuelle ?

Neil Chilson : Oui, tout à fait. Le décret exécutif de Biden était d’une longueur sans précédent, et un bon nombre de ses sections constituaient en fait des directives pour les agences afin d’approfondir leurs travaux. Une chose intéressante à propos de cette annulation est que bon nombre des rapports et orientations issus de cette ordonnance sont encore en vigueur. Les agences ont déjà accompli une partie de ces tâches et la question est donc de savoir à quel point l’administration Trump examinera ces décisions antérieures et combien d’entre elles seront annulées ou reformulées. Je surveille particulièrement les directives concernant les marchés publics, car il se pourrait que l’administration Trump souhaite apporter des ajustements aux cadres que les agences fédérales doivent suivre lors du choix de ces technologies. Bien que le décret de Biden ait montré un certain degré d’évolution, il se concentrait beaucoup sur les risques associés à l’IA et sur la manière d’éviter de causer des dommages, ce que les démocrates ont priorisé davantage que les républicains. Je m’attends donc à ce que cela change pour se focaliser davantage sur les opportunités d’améliorer l’efficacité et l’effectivité du gouvernement.

Tom Temin : Vous avez occupé un poste technologique pendant la première administration Trump. Est-il juste de dire qu’ils ont un intérêt marqué pour la technologie, en particulier dans le domaine de l’IA, puisqu’ils avaient déjà un décret à ce sujet ?

Neil Chilson : Exactement, c’est probablement l’un des premiers décrets directement dédié à la technologie de l’IA, émis bien avant l’ère de Chat-GPT. J’anticiperais donc que l’administration Trump, tout en gérant l’héritage du décret de Biden, émettra ses propres décrets sur ces questions. De plus, nous avons déjà observé, comme vous l’avez mentionné, un regain d’activité et d’accent sur le besoin de maintenir la position de leader des États-Unis en matière d’intelligence artificielle.

Tom Temin : Entre-temps, les agences travaillant sur des projets d’IA devraient conserver les mêmes valeurs et meilleures pratiques que ces dernières semaines, concernant l’utilisation de données appropriées, en évitant les biais, etc. Ces principes demeurent inchangés.

Neil Chilson : Indéniablement, une bonne gouvernance reste essentielle. On souhaite des outils performants, efficaces pour remplir sa mission. La clé réside dans la connaissance des forces et des limites de la technologie, celles-ci évoluant au fur et à mesure des avancées technologiques. Les utilisateurs au sein du gouvernement fédéral font face à un défi complexe, mais passionnant, car ces outils sont puissants et leur bon usage est primordial.

Tom Temin : Nous avons observé récemment une annonce marquante concernant un investissement de 500 milliards de dollars par SoftBank, Oracle et une autre entreprise. Quelle en est la portée, selon vous ?

Neil Chilson : C’est en effet une somme considérable. La promesse initiale inclut 100 milliards de dollars à déployer directement, le reste étant destiné à des investissements sur plusieurs années. Il existe des interrogations sur la nature de cet engagement. Il est révélateur que Trump ait annoncé ce besoin majeur, car l’infrastructure, c’est-à-dire les centres de données, la production d’électricité et les mécanismes de refroidissement, est essentielle pour l’industrie de l’IA, un secteur souvent perçu comme étant uniquement lié aux logiciels. Cette industrialisation, incluant des emplois directs dans des régions comme le Texas, illustre l’importance de cet investissement.

Tom Temin : Ce que l’on constate est une confluence émergente entre l’intelligence artificielle, la politique énergétique et les enjeux environnementaux, particulièrement en ce qui concerne les permis de construction.

Neil Chilson : Oui, effectivement, obtenir des énergies renouvelables fiables est crucial. Cependant, construire de nouvelles installations se complique aux États-Unis, principalement à cause des réglementations.

Points à retenir

  • Le décret exécutif de Biden sur l’IA était particulièrement long et prescriptif, promouvant l’usage de l’IA dans le gouvernement.
  • Les ajustements possibles par l’administration Trump pourraient se concentrer sur les opportunités d’amélioration des services gouvernementaux.
  • Un investissement significatif dans l’infrastructure IA pourrait apporter des bénéfices économiques locaux, notamment dans le domaine des données.
  • La nécessité de réguler les nouvelles technologies et de garantir une production d’énergie durable demeure importante.

Pour conclure, cet axe autour de l’IA pose des questions essentielles sur la gestion des avancées technologiques, tant au niveau réglementaire qu’éthique. Il serait constructif de débattre davantage sur la manière dont ces technologies peuvent à la fois soutenir l’efficacité gouvernementale et garantir une responsabilité sociale dans leur mise en œuvre.


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3 thoughts on “Plongée dans la stratégie de l’administration Trump sur l’intelligence artificielle”
  1. L’impact de l’IA sur nos sociétés est fascinant. J’espère que les décisions prises favoriseront des avancées éthiques et responsables dans ce domaine en pleine expansion.

  2. C’est fascinant de voir comment l’IA peut transformer notre façon de travailler. J’espère que ces avancées resteront éthiques et profitables à tous!

  3. L’art de l’intelligence artificielle est fascinant ! On doit vraiment veiller à ce que son utilisation soit éthique et profite à tout le monde, tout en encourageant l’innovation.

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