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Bologne, le 27 décembre 2024 – L’adhésion à l’idéologie jihadiste était le résultat d’un "parcours réfléchi" et non d’une "décision impulsive". Ainsi, le terrorisme était perçu comme "un choix total et digne de persévérance, même au prix d’une modification radicale de son mode de vie".

Le juge d’instruction, Andrea Salvatore Romito, a donc suivi les recommandations des procureurs Morena Plazzi et Stefano Dambruoso, en ordonnant l’incarcération d’un groupe de cinq jeunes de moins de 30 ans, impliqués dans le prosélytisme et la propagande du terrorisme islamiste, exaltant le martyre et la guerre sainte.

À la tête de ce groupe, accusé de faire partie d’une association criminelle à finalité terroriste dénommée Da’wa Italia (qui peut être traduite comme "Appel aux armes Italie"), inspirée par Al-Qaïda et l’ISIS, figure Rida Mushtaq, une jeune femme de 22 ans d’origine pakistanaise, résidant à Bolognina, et qualifiée par les Carabinieri du ROS de véritable "influenceuse" pro-jihad, active jour et nuit sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, Instagram et X. En plus d’elle, son frère Hasham, 19 ans, ainsi qu’une autre leader du groupe, Ryhem Guerroudj, âgée de 18 ans et d’origine algérienne vivant à Spoleto, ont également été incarcérés. Firat Alcu, 27 ans, surnommé "le Bro turc", né en Turquie où il avait déjà purgé une peine pour financement du terrorisme, mais domicilié à Monfalcone (Gorizia), et un cinquième membre, un jeune homme marocain actuellement en fuite, recherché en Éthiopie, font partie des inculpés.

Aujourd’hui, les quatre personnes arrêtées se présenteront devant le juge pour leur interrogatoire de garantie. Dans son ordonnance, le juge Romito souligne que le groupe ne se limitait pas à la propagande sur internet, mais prenait également des mesures concrètes vers une action violente. Les contacts établis pour se rendre à l’étranger, dans des pays où se déroule l’entraînement des milices jihadistes, augmentent, selon le juge Romito, le "risque de fuite" de l’Italie.

Rida Mushtaq avait, par exemple, séjourné longtemps au Pakistan avant de revenir en Italie le 13 décembre, seulement dix jours avant son arrestation. Ce retour anticipé laisse supposer qu’elle cherchait à établir des liens avec des personnalités locales de la Jihad. Simultanément, une de ses camarades de 18 ans, depuis l’Italie, avait tenté de réserver en ligne des vols vers des pays du Centre-Afrique où se trouvent des camps d’entraînement. Le Corne de l’Afrique figurait également parmi les destinations, comme l’indique la présence de ce cinquième homme en Éthiopie. Pour ces jeunes, l’objectif de leur vie se réduisait à la "guerre sainte" contre les "infidèles à abattre". Ils postaient des centaines de messages sur les réseaux sociaux, tout en restant obsédés par la sécurité et en utilisant de nombreux comptes. Ces précautions ne les ont cependant pas protégés de l’incarcération.

Bon à savoir

  • Réseaux sociaux et radicalisation : Les plateformes comme TikTok et Instagram peuvent servir d’outils pour la propagation de l’idéologie radicale, attirant des jeunes par un contenu engageant.
  • Lutte contre le terrorisme : Les autorités continuent de surveiller les activités en ligne pour identifier d’éventuels groupes de prosélytisme liés à des idéologies extrêmes.
  • Prison et réhabilitation : Une fois arrêtés, les jeunes impliqués dans ces activités doivent faire face à des procédures judiciaires qui incluent souvent un examen des voies de réhabilitation et de désengagement.

Recherche et prévention sur les thématiques de radicalisation et de terrorisme demeurent essentielles pour garantir la sécurité publique.


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3 thoughts on “Notre heure viendra : aujourd’hui, c’est devant le juge !”
  1. C’est fascinant de voir comment les réseaux sociaux peuvent devenir des outils de radicalisation. Il est essentiel de sensibiliser les jeunes aux dangers de telles idéologies.

  2. C’est incroyable de voir comment les jeunes utilisent les réseaux sociaux pour diffuser des idéologies extrêmes. La prévention et l’éducation sont essentielles pour contrer ces phénomènes.

  3. C’est fascinant de voir comment les réseaux sociaux peuvent influencer des jeunes. Le combat contre la radicalisation en ligne nécessite vraiment une attention constante de notre part.

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