Les occupations illégales de logements Ater, les rivalités entre dealers et les luttes pour le contrôle des territoires préoccupent les autorités. Les îlots de la via di Donna Olimpia, situés dans le quartier Gianicolense, sont sous surveillance des enquêteurs depuis un certain temps. Cependant, la situation ne se résume pas à de la microcriminalité ou à une illegalité généralisée.
En effet, comme l’explique Elio Tomassetti, président du XIIe arrondissement, les institutions s’emploient depuis deux ans à établir une solide infrastructure sociale pour aider les habitants de la via di Donna Olimpia 30 à sortir de l’isolement.
Président, les récents événements soulignent un tableau de délinquance importante. Les îlots Ater étaient un point de trafic contesté, y compris par d’anciens acteurs de la criminalité romaine.
« Il est manifeste que des histoires de délinquance existent, avec un certain niveau de microcriminalité liée au trafic de drogue qui est ancré ici. Toutefois, la population a beaucoup évolué ces vingt dernières années, et les autorités tentent de changer cette dynamique. »
En quoi ce changement consiste-t-il ?
« Entre 2023 et 2024, nous avons commencé un travail essentiel en réalisant un recensement avec Ater des occupants des logements, une opération absente depuis longtemps. Cette task force, avec les forces de l’ordre, visait également à identifier les problèmes d’illégalité. Je remercie le préfet Giannini pour son soutien et sa réactivité. En 2024, une table ronde a été organisée avec tous les acteurs concernés, y compris Ater. Nous avons établi un modèle de travail garantissant que les familles vulnérables, même en situation d’occupation illégale, ne soient pas laissées à la rue. »
Comment avez-vous réussi cela ?
« Nous avons créé un réseau durable pour protéger les situations les plus difficiles, devant obligatoirement être prises en charge par les services sociaux avant tout déménagement. C’est également la ligne de l’administration Gualtieri. Cela a été rendu possible grâce à la sensibilité et à la prévoyance des forces de l’ordre, qui connaissent bien le territoire et le tissu social de Donna Olimpia. »
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Quelle est la situation récemment ?
« Le recensement a permis d’obtenir une vision détaillée, ce qui a rendu les interventions d’évacuation plus ciblées. En outre, un investissement dans les infrastructures à Donna Olimpia est prévu : grâce à une nouvelle administration de l’immeuble (via di Donna Olimpia étant un ancien bâtiment Ater), le chauffage a enfin été remis en marche après cinq ans, grâce à un financement d’un million d’euros. L’assesseur régional Ciacciarelli a également annoncé des travaux sur les infrastructures d’égouts et d’eau. »
Un effort est également en cours pour réhabiliter les espaces, n’est-ce pas ?
« En effet. L’ancien centre de vaccination de la via Ozanam, fermé sans préavis par la ASL en 2023, abritera bientôt un service social municipal dédié à la collectivité. Grâce à un contrat de prêt d’usage, le quartier a pris cet espace en charge, et les bureaux municipaux devraient ouvrir avant l’été, offrant ainsi une présence institutionnelle longtemps absente. À l’avenir, nous envisageons d’inclure des services spécifiques, notamment pour la protection des mineurs. »
Vous évoquiez une infrastructure sociale mise en place presque à partir de zéro. Un projet nommé “Space Hope” qui a débuté en 2025 joue également un rôle clé, n’est-ce pas ?
« Oui, il s’agit d’un accord triennal, financé à hauteur de 250 000 euros, visant les jeunes de moins de 18 ans confrontés à des défis. Ce projet résulte d’une co-création avec Semi di Girasole, Agorà et la Coopérative Nuova Socialità, en partenariat avec la paroisse Santa Maria Madre della Provvidenza. L’objectif est d’identifier et de soutenir des situations à risque social. »
En somme, il y a de la délinquance, mais cela ne saurait résumer Donna Olimpia et ses environs. L’optimisme prévaut-t-il pour l’avenir ?
« Nous menons un travail minutieux mais essentiel. Cela renforce les réseaux de quartier tels que le comité local, la paroisse, ainsi qu’une école de musique populaire au numéro 30, sans oublier les organismes du secteur associatif. Nous organisons des rencontres régulières avec les habitants et, prochainement, grâce à un budget de 20 000 euros, un mur de l’un des bâtiments sera dédié à un mural de Pier Paolo Pasolini, une figure attachée à ce lieu. »
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Points à retenir
- Un recensement a été réalisé pour mieux comprendre les occupants des logements Ater.
- Une stratégie de travail vise à assurer la prise en charge des familles en situation précaire.
- Les forces de l’ordre collaborent avec les institutions pour garantir un soutien sociétal.
- Des investissements importants sont prévus pour améliorer les infrastructures à Donna Olimpia.
- Un nouveau service social sera bientôt accessible aux habitants grâce à la réaffectation d’un espace commun.
En tant qu’observateur de cette dynamique, je ne peux qu’être frappé par l’importance d’une approche collective face à des problématiques complexes. La renaissance d’un quartier ne dépend pas uniquement des initiatives administratives, mais également de l’engagement communautaire. Qu’en pensez-vous ? Les solutions viables nécessitent-elles une mobilisation collective, ou peut-on se fier uniquement aux institutions pour mener à bien ce changement ?