ven. Juin 26th, 2026

Plusieurs organisations du secteur associatif et du volontariat se réuniront officiellement le 10 janvier pour lancer la campagne référendaire intitulée « Non à la réforme constitutionnelle de la justice », soutenue par le Comité de la Société Civile pour le Non. Cet événement se tiendra à 9h30 au Centre des Congrès Frentani, situé via dei Frentani 4, à Rome. Il sera également possible de suivre l’initiative en direct sur Collettiva.it.

“Cette rencontre marque le début d’une mobilisation publique qui coïncide avec la collecte de signatures numériques et le débat national en vue du référendum constitutionnel prévu pour le printemps. Au centre des préoccupations, une réforme qui, selon ses détracteurs, ne s’attaque pas aux problèmes structurels de la justice italienne, mais qui affecte l’autonomie et l’indépendance des magistrats”, affirment les organisateurs.

À l’événement, de nombreuses organisations associatives du Comité seront présentes, ainsi que des représentants des partis qui s’opposent à la fameuse loi Nordio, des membres du comité référendaire de l’ANM et un groupe de citoyens engagés dans la collecte de signatures.

Le Comité, présidé par le professeur Giovanni Bachelet, représente un large front de la société civile, incluant des organisations telles que la Cgil, Anpi, Acli, Arci, Auser, Libera, Liberté et Justice, Legambiente, Giuristes Démocrates, ainsi que des réseaux sociaux, étudiants et professionnels tels que Rete della Conoscenza, Rete degli Studenti Medi, Unione degli Universitari, Costituzionalisti per il No et Rete #NoBavaglio. D’autres organisations continuent de les rejoindre, et des personnalités publiques soutiennent également le Comité.

Les partisans du Non estiment que le référendum à venir, présenté comme une réforme de la justice, concerne en réalité les magistrats et leurs mécanismes de fonctionnement. Ils soutiennent que cette réforme ne rendra pas les procédures judiciaires plus rapides ni n’améliorera l’efficacité du système, car elle n’intervient pas sur les ressources ou l’organisation des tribunaux.

Le cœur du dispositif vise à séparer les carrières des magistrats requis et des juges, une distinction qui existe déjà dans la pratique. Selon le Comité, cette séparation modifierait les équilibres de l’autogouvernance de la magistrature, particulièrement en ce qui concerne le Conseil supérieur de la magistrature. Les opposants dénoncent une véritable intention d’affaiblir le pouvoir judiciaire et d’augmenter le contrôle du pouvoir exécutif.

Le Comité souligne que cette tendance n’est pas propre à l’Italie, rappelant que dans d’autres pays, comme les États-Unis, Israël ou la Hongrie, des tentatives similaires sont en cours pour réduire l’autonomie des juges et leur capacité à contrôler les actions du gouvernement. “Ce n’est ni une question technique ni marginale, mais une atteinte aux droits fondamentaux, à l’équilibre entre les pouvoirs et aux garanties démocratiques des citoyens”, précisent-ils.

Le lancement de la campagne le 10 janvier est prévu comme un moment d’information et de mobilisation, visant à ramener au centre du débat public le sens constitutionnel de la réforme et ses répercussions sur le fonctionnement de la démocratie. “Le dossier en jeu concerne l’ensemble de la structure démocratique du pays”, conclut le Comité.

Points à retenir

  • Lancement officiel de la campagne référendaire le 10 janvier à Rome.
  • Mobilisation de divers acteurs associatifs et citoyens pour contrer la réforme proposée.
  • Le professeur Giovanni Bachelet présidera le Comité, représentant un large éventail de la société civile.
  • Les opposants à la réforme soulignent un risque d’affaiblissement de l’autonomie judiciaire.
  • Des préoccupations partagées à l’international concernant l’indépendance des magistrats.

Il est essentiel de réfléchir aux implications de telles réformes sur l’État de droit et les libertés publiques. La question de l’indépendance de la justice est un enjeu déterminant pour la santé démocratique d’un pays. Comment appréhendons-nous ces mouvements en faveur d’un contrôle accru sur le judiciaire ? Ce débat mérite d’être approfondi, car derrière chaque article de loi se dessine une vision de la société et de la place de chacun dans celle-ci.


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