AGIPRESS – L’instabilité économique, la hausse des prix et le chômage accroissent la vulnérabilité des ménages les plus fragiles, impactant lourdement la santé mentale des adultes et la sécurité des mineurs, de plus en plus exposés au risque de maltraitance. Une nouvelle menace fait également surface : celle de la « pauvreté relationnelle », où l’absence de figures de référence, de liens significatifs et d’espaces protégés prive les jeunes d’un filet de sécurité, les rendant doublement vulnérables.

C’est ce qui ressort de la septième édition de l’Indice régional sur la maltraitance et la protection de l’enfance en Italie, élaborée par la Fondation CESVI et présentée aujourd’hui à Rome. Cet événement a réuni le Chef du Département des Politiques Familiales, Gianfranco Costanzo, ainsi que des représentants de CESVI, de l’Intesa Sanpaolo et de divers experts.

Le rapport examine les risques et les capacités des régions italiennes à prévenir et lutter contre la maltraitance infantile, révélant une Italie à deux vitesses. Dans le Nord, où les réseaux sociaux et les services sont mieux structurés, des améliorations sont observées, alors que dans certaines régions du Sud, les conditions de risque demeurent élevées, sans soutien adéquat. Les services d’aide à la parentalité, touchant plus de 144 000 utilisateurs en Italie, sont largement plus répandus au Nord.

Intitulée « Génération Seule », cette édition se concentre sur la pauvreté relationnelle et son lien avec la maltraitance infantile. On y constate que la pauvreté se manifeste non seulement par un manque de ressources matérielles, mais aussi par une carence de relations significatives, d’adultes de référence et d’espaces sécurisés. Ces lacunes peuvent se traduire par la solitude, l’absence d’écoute et le climat familial tendu, des facteurs qui affaiblissent les relations et diminuent les protections nécessaires au bien-être des enfants.

“Maltreatment in childhood is a severe social and public health issue that cannot be viewed solely as an individual or family concern,” notes Stefano Piziali, General Director of Fondazione CESVI. He emphasizes that the rise in cases reflects a widespread fragility intertwined with economic precariousness, psychological distress, and weakened social support networks.

Pour faire face à ces défis, il est essentiel d’investir continuellement dans un système intégré de protection de l’enfance impliquant institutions, secteur associatif, écoles et communautés. Selon Piziali, il faut renforcer les “antennes sociales” capables d’intercepter rapidement les signaux de détresse.

L’Indice régional repose sur 65 indicateurs statistiques et évalue les régions italiennes selon six capacités fondamentales : prise en charge de soi et des autres, vivre en bonne santé, vivre en sécurité, acquérir des connaissances, travailler, et accéder aux ressources.

Le rapport indique également un lien étroit entre pauvreté économique, pauvreté relationnelle et risque de maltraitance, où les facteurs économiques peuvent générer des conflits familiaux et limiter l’accès des enfants à des activités essentielles.

Dans la lutte contre la maltraitance, l’Emilie-Romagne émerge comme la région avec la meilleure capacité d’intervention, tandis que des régions comme la Campanie et la Sicile font face à des défis plus conséquents.

Pour lutter contre la maltraitance et la négligence, la Fondation CESVI a mis en place des “Maisons du Sourire” dans plusieurs grandes villes, visant à améliorer les conditions des enfants et de leurs familles dans des contextes souvent difficiles.

Chaque intervention de prévention n’est pas seulement une protection des droits de l’enfant, mais constitue également un investissement stratégique pour l’avenir de notre société, conclut Piziali.

Points à retenir

  • La pauvreté relationnelle renforce la vulnérabilité des jeunes, impactant leur santé mentale et leur sécurité.
  • Des inégalités existent entre les régions italiennes, avec des disparités notables dans l’accès aux services de soutien à la parentalité.
  • Les enfants issus d’environnements émotionnellement instables sont exposés à un risque accru de maltraitance.
  • Le lien entre maltraitance et pauvreté économique est significatif, influençant le bien-être des familles.
  • Les interventions doivent impliquer une collaboration intégrée entre différentes parties prenantes pour une plus grande efficacité.

Je crois fermement que la question de la protection de l’enfance ne doit pas être traitée seulement comme un sujet d’actualité, mais comme une responsabilité collective qui engage chacun d’entre nous. La solidarité sociale et le soutien aux familles peuvent faire une différence réelle dans la vie des plus vulnérables. Il est souvent dans les détails et dans les interactions au quotidien que se jouent le destin des générations futures. Qu’en pensez-vous ?


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