Les Virginiens sur Facebook peuvent rencontrer un message qui semble provenir d’un média vantant la campagne d’Abigail Spanberger, candidate démocrate au poste de gouverneur, et ses positions sur l’éducation.
Les Virginiens, peu méfiants, pourraient penser qu’un ami a partagé cette information, mais en réalité, elle apparaît dans leurs fils d’actualités grâce à un financement. Ce n’est pas une publication d’un véritable média, mais d’une page Facebook gérée par la campagne de Spanberger.
Selon la bibliothèque des publicités de Meta, les annonces sur la page “Commonwealth Courier” ont généré au moins 8 millions d’“impressions”, ce qui signifie qu’une publication promue a été affichée devant un utilisateur 8 millions de fois, bien que souvent les mêmes comptes voient plusieurs fois les mêmes posts.
Les utilisateurs voient un logo avec la carte de la Virginie et les mots “Commonwealth Courier.” Cette page Facebook se présente comme une “entreprise d’information/média” et se décrit comme “fournissant des nouvelles politiques aux Virginiens à travers le Commonwealth.”

Cependant, la page inclut une mention clé : “Spanberger for Governor est responsable de cette page.”
En d’autres termes, elle se présente comme un média, elle ressemble à un média, mais elle n’est en réalité qu’un porte-parole de la campagne de Spanberger.
La bibliothèque des publicités de Meta révèle également qui finance ces annonces : il ne s’agit pas d’une entité appelée “Commonwealth Courier” mais de “Spanberger for Governor.”

Selon une analyse de The Daily Signal, “Commonwealth Courier” compte 13 annonces actives, avec des dépenses variant de 200 à 20 000 dollars chacune (soit au total entre 79 300 et 104 600 dollars), générant au moins 8 millions d’impressions.
La campagne de Spanberger n’a pas répondu à la demande de commentaire de The Daily Signal concernant ces annonces et l’utilisation de “Commonwealth Courier” pour les promouvoir.

Le lieutenant-gouverneur républicain Winsome Earle-Sears vise à poursuivre l’héritage du gouverneur actuel, Glenn Youngkin, tandis que Spanberger met en garde que l’économie de la Virginie pourrait souffrir des licenciements de travailleurs fédéraux opérés par le président Donald Trump.
Concernant l’éducation, Spanberger a évité une question centrale : la question de savoir si les toilettes et vestiaires devraient être ouverts aux membres de l’autre sexe revendiquant une identité de genre transgenre. Son adversaire, Earle-Sears, a soutenu deux garçons du comté de Loudoun ayant été sanctionnés pour avoir exprimé leur choc en voyant une fille dans leur vestiaire.
Bien que Spanberger n’ait pas abordé cette problématique du comté de Loudoun, elle a voté en faveur de la loi sur l’Égalité, une législation qui ouvrirait les espaces privés sur la base de l’identité de genre revendiquée et a obtenu le soutien du groupe militant LGBTQ Human Rights Campaign.
Dans ce contexte, un manifestant a comparé la position d’Earle-Sears à la ségrégation raciale. Spanberger a condamné cette comparaison, tandis que des membres de son parti ont tenté de tenir Earle-Sears responsable de cette attaque.
“Commonwealth Courier” ne semble pas avoir de lien avec Courier Newsroom, un média considéré comme de gauche ayant un affilé en Virginie, Dogwood.
Points à retenir
- La page “Commonwealth Courier” est gérée par la campagne de Spanberger, bien qu’elle se prétende un média d’information.
- Avec 13 annonces actives, la page a généré des millions d’impressions en utilisant un budget significatif.
- Les préoccupations concernant l’éducation, en particulier sur les questions de genre, demeurent un sujet sensible dans la campagne électorale.
La manipulation de l’information sur les réseaux sociaux soulève des questions cruciales sur la transparence et la responsabilité en matière de communication politique. Comment ces stratégies influencent-elles notre perception des candidats et des enjeux ? Ce débat mérite une attention particulière dans un contexte où la désinformation peut altérer le paysage politique.