mer. Juin 24th, 2026
Dans cette illustration, le logo de Meta Platforms, Inc. est affiché sur un écran de smartphone.

Dans cette illustration, le logo de Meta Platforms, Inc. est affiché sur un écran de smartphone.

Illustration par Thomas Fuller

Meta a déclaré avoir accepté de verser 25 millions de dollars à Donald Trump pour mettre fin à un procès fédéral de 2021, qui alléguait des violations du premier amendement et d’autres accusations suite à la suspension du président sur Facebook et Instagram, consécutive à l’attaque du Capitole le 6 janvier.

Ce règlement met un terme à l’affaire que Trump avait intentée contre Facebook et Mark Zuckerberg, les accusant de pratiquer une « censure inacceptable » en le retirant de leurs plateformes.

Un porte-parole de Meta a confirmé la somme du règlement, qui a été premièrement rapportée par The Wall Street Journal. Selon ce représentant, environ 22 millions de dollars de cette somme seront affectés à la bibliothèque présidentielle de Trump.

Le montant du règlement n’a pas été précisé dans une lettre adressée au tribunal par l’avocat de Zuckerberg, K. Winn Allen, qui a indiqué à un juge en Californie du Nord que « les parties ont atteint un accord », précisant que les deux parties demanderaient bientôt la radiation de l’affaire.

Un représentant de la Maison Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Ce paiement constitue une victoire notable pour Trump et un nouvel effort de Zuckerberg pour le rallier à sa cause.

Zuckerberg est apparu aux côtés de plusieurs cadres de la Silicon Valley ayant contribué à hauteur d’un million de dollars au fonds inaugural de Trump. Plus tôt dans le mois, il a mis fin au programme de vérification des faits de Meta, critiqué par les partisans de Trump. De plus, il a promu Joel Kaplan, un lobbyiste républicain, à la tête des affaires mondiales de la société. Meta a également intrigué en invitant l’allié de Trump, Dana White, à rejoindre son conseil d’administration.

L’accueil fait par Zuckerberg à Trump est d’autant plus étonnant après des années de tensions.

Dans un livre qu’il a publié avant son élection, Trump avait exprimé son mécontentement face aux plus de 400 millions de dollars offerts par Zuckerberg en 2020 pour soutenir les bureaux électoraux locaux durant la pandémie de coronavirus. Trump avait alors déclaré qu’il gardait un œil vigilant sur Zuckerberg, menaçant de le voir emprisonné pour « le reste de sa vie ».

Jusqu’à récemment, les avocats de Meta avaient contesté ce procès, le qualifiant de sans fondement, expliquant que « Meta et ses PDG sont des entités privées » et que le premier amendement ne s’applique qu’à la censure gouvernementale de la parole.

Dans sa plainte, Trump soutenait que Meta avait suspendu ses comptes sous la pression d’élus, arguant que l’entreprise agissait alors à la demande du gouvernement.

En revanche, l’équipe juridique de Meta a déclaré que la suspension de Trump était due à des violations des politiques contre l’incitation à la violence, et non en raison de déclarations d’un membre du Congrès.

Les avocats de Meta ont écrit dans une soumission légale qu’il était « illogique d’attribuer l’action d’un acteur privé à l’État sur la base de quelques déclarations d’individus issus du Congrès ».

Ce paiement de Meta constitue le deuxième règlement en faveur de Trump ces derniers mois. En décembre, ABC News a accepté de payer 15 millions de dollars à Donald Trump pour régler un procès lié à la couverture de E. Jean Carroll, qui accuse Trump d’agression sexuelle.

Points à retenir

  • Le règlement de 25 millions de dollars met fin à un procès intenté par Trump contre Meta, alléguant une censure inacceptable.
  • Un montant significatif de la transaction sera dirigé vers la bibliothèque présidentielle de Trump.
  • Ce développement souligne une évolution dans la relation entre Zuckerberg et Trump, après des tensions passées.

La situation entre Donald Trump et Meta illustre bien les complexités des interactions entre la technologie et la politique. Alors que des entreprises comme Meta tentent d’équilibrer leur rôle de plate-forme avec des préoccupations réglementaires, il est intéressant de réfléchir aux implications de ces règlements sur la perception du public envers les médias sociaux et leur influence sur le discours politique. Quel rôle devraient jouer ces plateformes pour maintenir un environnement d’échange d’idées équilibré et respectueux ?


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By Maria Rodriguez

Maria est Journaliste Trilingue indépendante depuis 2015, elle intervient sur LesNews Le Web est à nous dans les univers : International, Economie, Politique, Culture et d'autres faits de Société

One thought on “Meta verse 25 millions à Trump pour clore le litige sur ses suspensions sur Facebook et Instagram”
  1. C’est fou de voir comment une entreprise tech comme Meta se retrouve au cœur de la politique ! Ça pourrait presque être le scénario d’un jeu vidéo, non ?

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