‘Le gouvernement est composé d’adultes – cela ne les concerne pas’
Nous avons recueilli les réactions de plusieurs élèves et membres du personnel d’une école à Barnsley concernant l’interdiction des réseaux sociaux.
Aliyyah, 14 ans, a obtenu son premier téléphone il y a seulement un mois. La possibilité d’une interdiction des réseaux sociaux ne lui plaît pas.
« Pour moi, c’est juste une perte de temps, explique-t-elle. D’abord, c’est inutile. Parfois, certaines applications sont des espaces sûrs pour les gens. »
Aliyyah affirme passer « modérément » six heures et demie par jour sur les réseaux sociaux, assurant qu’elle réussit à éteindre son téléphone à 22 h chaque soir.
Selon elle, si elle peut gérer son temps d’écran, ce ne devrait pas être au gouvernement de le faire. « Je devrais pouvoir le faire moi-même, ou mes parents. Pas le gouvernement. »
Alex, camarade de classe d’Aliyyah, partage son avis. Également âgé de 14 ans, il pense qu’une interdiction n’est « jamais une bonne solution ». Il propose plutôt de restreindre l’accès aux moins de 13 ans, qui pourraient être moins résilients face aux contenus nuisibles en ligne.
Bien qu’il partage certaines préoccupations quant à l’impact que ce type de contenu peut avoir, il estime que les réseaux sociaux sont cruciaux pour les adolescents afin de « trouver leur communauté ».
Comme Aliyyah, il pense que ce n’est pas au gouvernement de gérer ce que les adolescents peuvent faire en ligne. « Le gouvernement est composé d’adultes – cela ne les concerne pas. Ils ne voient que les aspects négatifs, pas les choses positives qui en ressortent », conclut-il.
Points à retenir
- Les élèves se montrent sceptiques à l’égard de l’interdiction des réseaux sociaux.
- Aliyyah souligne l’importance des applications comme espaces sûrs.
- Alex propose de restreindre l’accès uniquement aux plus jeunes.
- Les jeunes cherchent à gérer eux-mêmes leur temps d’écran.
- La perception des réseaux sociaux varie entre risques et avantages, selon les générations.
À travers ces témoignages, je m’interroge sur la place croissante du gouvernement dans la vie numérique des jeunes. La question de la responsabilité familiale versus celle de l’État mérite d’être débattue. En fin de compte, qui est le mieux placé pour guider nos adolescents dans un espace aussi dynamique et complexe ? Cette réflexion ouvre un champ large pour un dialogue nécessaire dans nos sociétés modernes.