ven. Juin 26th, 2026
Snapchat et TikTok règlent leur affaire sur l'addiction aux réseaux sociaux en Californie, tandis que les accusations contre Meta et YouTube se poursuivent !

Deux grandes entreprises de médias sociaux ont conclu des accords dans le cadre d’une poursuite en Californie, accusant ces plateformes populaires de nuire à la santé mentale des jeunes à travers des fonctionnalités conçues pour maintenir l’engagement des utilisateurs sur une longue période. Ces accords restreignent le cas alors que les poursuites se poursuivent contre les autres entreprises impliquées.

Snap Inc., la société mère de Snapchat, et TikTok, détenue par ByteDance, ont convenu de régler les demandes formulées par une femme californienne de 19 ans, désignée dans les documents judiciaires par les initiales K.G.M. Les accords interviennent alors que les poursuites contre d’autres plateformes se poursuivent devant le tribunal de Los Angeles.

Selon un avocat impliqué dans l’affaire, TikTok a trouvé un accord de principe mardi dernier, les termes de cet accord n’ayant pas été divulgués. Snapchat avait déjà réglé avec K.G.M. le 20 janvier, également sans révéler de détails financiers. Les deux entreprises ont nié toute faute en lien avec les accusations portées.

L’affaire repose sur des allégations selon lesquelles les plateformes de médias sociaux utilisent des fonctionnalités incitant les jeunes utilisateurs à un usage prolongé et répétitif. Les documents judiciaires mentionnent des outils tels que des notifications, des recommandations basées sur des algorithmes et un défilement continu, conçus pour maintenir l’engagement des utilisateurs sans protections suffisantes pour les mineurs.

K.G.M. accuse avoir commencé à utiliser plusieurs plateformes de médias sociaux dès son jeune âge, entraînant par la suite de sérieux problèmes de santé mentale. Selon les documents, elle associe sa dépression et ses pensées suicidaires à une utilisation prolongée de ces applications et cherche à tenir les entreprises responsables de leur conception.

Ce procès fait partie de plusieurs cas tests choisis parmi des centaines de réclamations similaires déposées à l’échelle nationale par des individus, des parents et des districts scolaires. Ces cas tests, appelés essais indicateurs, servent dans des litiges complexes pour examiner des questions juridiques et factuelles communes avant que les tribunaux ne traitent un groupe plus large de demandes.

Une décision clé de l’année dernière a permis à la poursuite de progresser. Un juge de Los Angeles a déterminé que les accusations pouvaient avancer parce qu’elles se concentraient sur la manière dont les plateformes sont conçues et fonctionnent, plutôt que sur le contenu créé par les utilisateurs. Cette distinction détermine si les entreprises peuvent être tenues légalement responsables.

Depuis longtemps, les entreprises de médias sociaux s’appuient sur l’article 230 de la Loi sur la décence des communications, une loi fédérale qui protège généralement les plateformes en ligne de la responsabilité concernant le contenu posté par les utilisateurs. Ce texte s’applique généralement lorsque les préjudices allégués sont liés à ce que les utilisateurs disent ou partagent en ligne. Il ne protège pas automatiquement les entreprises des réclamations affirmant que leurs produits ont été conçus d’une manière causant des préjudices.

En permettant à la poursuite de continuer, le tribunal a reconnu que les accusations centrées sur la conception des plateformes et les outils d’engagement peuvent échapper à la portée de cette protection juridique. La décision reflète un intérêt légal sur le fonctionnement des produits numériques, plutôt que sur la simple expression qu’ils hébergent.

Les accusations reposent sur des théories juridiques telles que la négligence, la responsabilité du produit et le manquement à l’obligation d’informer. La poursuite soutient que les entreprises de médias sociaux avaient la responsabilité de concevoir des produits raisonnablement sûrs, notamment lorsqu’ils sont largement utilisés par des enfants et des adolescents. Elle allègue également que ces entreprises n’ont pas divulgué de manière adéquate les risques connus associés à une utilisation prolongée ou compulsive.

Cette approche considère les plateformes de médias sociaux comme d’autres produits de consommation. Les documents affirment que lorsqu’un design de produit incite à des comportements nuisibles sans dispositifs de protection ou d’avertissement appropriés, les entreprises responsables de ce design peuvent être tenues comptables des blessures qui en résultent.

Les avocats impliqués ont comparé cette poursuite à d’anciens cas de santé publique concernant les fabricants de tabac et d’opioïdes, où les tribunaux ont permis aux réclamations de progresser sur la base des allégations liées à la conception du produit et à la prise de décision des entreprises. Bien que les poursuites concernant les médias sociaux impliquent des faits et des normes juridiques différents, ces comparaisons soulèvent des questions plus larges sur la responsabilité des entreprises face à des préjudices pour la santé publique liés à des produits largement utilisés.

Avec les règlements conclus par Snapchat et TikTok, le procès se poursuit maintenant contre Meta Platforms, qui possède Instagram et Facebook, et Google, propriétaire de YouTube. Ces entreprises n’ont pas réglé et ont nié les allégations, soutenant que les utilisateurs prennent des choix personnels sur leur utilisation des médias sociaux, que les parents jouent un rôle central dans la gestion des activités en ligne des enfants et que la loi fédérale limite leur responsabilité.

Points à retenir

  • Snapchat et TikTok ont convenu de régler des accusations concernant leur impact sur la santé mentale des jeunes.
  • K.G.M. associe ses problèmes de santé mentale à une utilisation prolongée des réseaux sociaux.
  • Le tribunal a permis à la poursuite de continuer en se concentrant sur la conception des plateformes.
  • Les allégations incluent la négligence et le manquement à informer sur les risques.
  • Ce procès pourrait ouvrir une discussion sur la responsabilité des entreprises de médias sociaux.

En tant que citoyen engagé, je trouve essentiel de se poser la question suivante : jusqu’où les entreprises de médias sociaux doivent-elles aller pour garantir la sécurité de leurs utilisateurs, en particulier des plus jeunes ? Alors que ces plateformes tissent désormais une part cruciale de notre quotidien, leur responsabilité à l’égard de l’impact sur la santé mentale est plus pertinente que jamais. Quelles solutions pouvons-nous envisager pour protéger les jeunes utilisateurs tout en préservant la liberté d’expression ?


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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