mer. Juin 24th, 2026

Bathi Kasturiarachi est professeur associé en sciences mathématiques à l’Université d’État du Kent à Stark, où il met en avant l’excellence mathématique auprès des jeunes filles dans le domaine des STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques). En parallèle, il supervise le programme Choose Ohio First, une bourse pour soutenir les étudiants dans ces domaines.

Agé de 60 ans, Kasturiarachi réside à North Canton avec son épouse, Sharon, et leurs trois filles : Brittary, Naomi et Courtney. Il a commencé son parcours académique au Collège St. Anthony à Kandy, au Sri Lanka, avant d’obtenir son diplôme de l’Université de Peradeniya. Il possède également un doctorat de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, ainsi que six certifications en enseignement supérieur provenant de l’Université de Harvard.

Quels cours enseignez-vous à Kent State Stark ?

J’enseigne tous les niveaux de mathématiques, que ce soit pour des cours généraux ou pour les majors en mathématiques, incluant des statistiques, de la trigonométrie, du calcul, de l’algèbre linéaire, de la théorie des probabilités, des variables complexes et l’histoire des maths. En informatique, j’enseigne les structures discrètes et l’algèbre linéaire appliquée.

Quelles sont les trois choses que vous aimez le plus dans l’enseignement ?

  • La curiosité des jeunes esprits.
  • Le défi d’incorporer de nouvelles technologies, des problèmes environnementaux et des formations contemporaines dans les cours de mathématiques.
  • La co-création d’espaces d’apprentissage équitables pour promouvoir la pensée mathématique.

Parlez-nous du programme de bourse reçu pour inciter les filles à s’inscrire dans les STEM.

Le programme Maths Excellence pour les filles en STEM de Kent State University est une collaboration avec plusieurs lycées de la région tri-comté de l’Ohio.

Ce programme est conçu pour offrir une série d’expériences enrichissantes pendant un an à des lycéennes souhaitant poursuivre des études en mathématiques et dans les STEM. Les 40 lycées de cette région ont des démographies variées.

La principale composante du programme sera une académie estivale en 2024 dédiée aux applications des mathématiques, en mettant l’accent sur des activités d’enrichissement dans les domaines des mathématiques, de la biologie et de la science des données, agrémentées d’activités ludiques.

Après l’atelier d’été, les participantes auront l’occasion de se connecter virtuellement avec des élèves d’une école secondaire à Brisbane, en Australie, pour continuer à cultiver leur passion pour les mathématiques. Cette partie du programme s’inscrit dans une initiative existante de Collaborative Online International Learning (COIL), combinant théorie et pratique, tout en intégrant l’IA pour enrichir l’expérience d’apprentissage des étudiantes en STEM.

Pourquoi pensez-vous qu’il est important de promouvoir les STEM auprès des élèves féminines ?

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles l’accès aux disciplines STEM est déséquilibré, et bien que des efforts aient été réalisés, le vivier de talents reste largement masculin. Les avancées scientifiques et technologiques proviennent des contributions des gens en STEM, dont l’innovation est essentielle pour élargir les horizons du savoir. Mon objectif est de créer une communauté pour inciter davantage de femmes à entrer dans ces domaines.

Quelle est votre philosophie d’enseignement ?

Mon approche repose sur la création de nouvelles façons de penser et de ressources adaptées, permettant aux étudiants d’appliquer ces connaissances à leur apprentissage et d’élargir leur potentiel. Je privilégie l’apprentissage autonome et collaboratif, en m’efforçant de transformer la perception des mathématiques chez mes élèves, en passant d’un état d’esprit fixe à un état d’esprit de croissance.

Notre Opinion Tech

Dans un contexte où la diversité dans les STEM est plus cruciale que jamais, il est essentiel que des initiatives telles que le programme de Kent State se multiplient. Encourager les jeunes filles à s’orienter vers des carrières en science et technologie ne doit pas être un effort isolé, mais plutôt un mouvement collectif soutenu par des institutions, des éducateurs et des communautés. À mon sens, l’engagement de l’éducation à soutenir l’égalité des genres dans les STEM est une étape fondamentale vers une innovation plus inclusive et représentative.

Bon à savoir : Encourager les jeunes filles à briser les stéréotypes de genre liés aux STEM permet non seulement de diversifier ces secteurs, mais aussi d’enrichir l’apport en idées novatrices et en perspectives variées, essentielles pour relever les défis du futur.


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2 thoughts on “5 Questions avec Bathi Kasturiarachi, professeur de mathématiques à Kent State”
  1. C’est inspirant de voir des initiatives comme celle-ci ! Encourager les filles dans les STEM peut vraiment faire une différence pour l’avenir. Bravo à tous ceux qui soutiennent cette cause !

  2. C’est tellement inspirant de voir des initiatives qui encouragent les filles à plonger dans les STEM ! Ces parcours sont essentiels pour diversifier le monde des sciences et enrichir nos idées.

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