Deux start-ups issues de la Health Valley de Suisse occidentale, AzureCell Therapies et Myriad Optics, ont chacune reçu 150 000 CHF grâce au programme Innobooster de la Fondation Gebert Rüf, qui soutient les projets à fort potentiel émanant des universités suisses.
AzureCell Therapies, issue d’un partenariat avec l’Université de Genève, se concentre sur le développement de thérapies cellulaires régénératives de nouvelle génération pour la maladie de Parkinson et d’autres troubles neurodégénératifs. S’appuyant sur 18 ans de recherche et un portefeuille de cinq brevets, l’entreprise vise à produire des neurones générant de la dopamine à partir de cellules souches à grande échelle, tout en garantissant leur sécurité et leur durabilité. En concevant ces neurones cultivés en laboratoire pour minimiser le risque de tumeur et améliorer leur survie une fois transplantés dans le cerveau, AzureCell vise à offrir une thérapie curative capable de restaurer les circuits neuronaux et d’apporter des bénéfices durables aux patients.
Récemment, la start-up a sécurisé plus de 1 million de CHF de financement en préparation de son incorporation prévue pour le troisième trimestre 2025, notamment avec l’appui de Venture Kick. La subvention Innobooster permettra d’avancer sa plateforme de production, d’accélérer son passage aux normes de bonnes pratiques de fabrication (GMP) et de soutenir les préparatifs pour le développement clinique.
Myriad Optics, fondée à l’EPFL, s’attaque aux défis de la sécurité alimentaire en réduisant considérablement le temps nécessaire pour détecter les pathogènes bactériens dans l’industrie alimentaire. Les méthodes de test actuelles peuvent prendre jusqu’à cinq jours pour donner des résultats, retardant les interventions et augmentant les risques de contamination, de déchets et de rappels de produits coûteux. La technologie de Myriad Optics combine la spectroscopie Raman et la microfluidique pour fournir une détection précise en quelques heures, réduisant le temps de réponse de 75 à 95 %. Le système portable et facile à utiliser vise à améliorer les processus de contrôle qualité tout en restant abordable pour une adoption par l’industrie.
Quatre autres projets universitaires ont également reçu des subventions Innobooster : ZuriEV (ETH Zurich) développe une biopsie liquide pour la détection précoce du cancer ; AITHON Robotics (ETH Zurich) facilite les inspections d’infrastructure plus rapides et moins coûteuses ; FireDrone (EMPA) conçoit un robot aérien capable d’opérer dans des environnements pouvant atteindre 200 °C ; et Xelerit (ETH Zurich) élabore un logiciel alimenté par l’IA pour améliorer l’efficacité des lignes de production.
Notre Opinion Tech
Il est fascinant de voir comment ces innovations émergent des universités suisses, témoignant du potentiel créatif et scientifique du pays. Au-delà des solutions immédiates qu’elles proposent, telles que l’amélioration des soins de santé ou la sécurité alimentaire, ces start-ups illustrent également une tendance plus large : la nécessité de relier la recherche académique à des applications pratiques. En investissant dans ces projets prometteurs, on peut espérer une transformation positive de l’industrie, mais cela soulève aussi des questions sur la durabilité de tels modèles à long terme.
Bon à savoir
La Suisse est reconnue pour son écosystème dynamique d’innovation technologique, soutenu par des institutions académiques de renom qui collaborent avec l’industrie. Ce soutien inestimable permet le développement de solutions novatrices dans divers secteurs, renforçant ainsi la position du pays en tant que leader compétitif sur la scène mondiale.