ven. Juil 10th, 2026

Des plaques photo contenant des images d'étoiles – c'est ce qu'était le Palomar Observatory Sky Survey. Pourtant, ces premiers supports astronomiques, bien que peu spectaculaires, continuent de poser des questions aux chercheurs, en particulier des points qui disparaissent. (Image : Adobe Firefly, IA générative)
Des plaques photo contenant des images d’étoiles – c’est ce qu’était le Palomar Observatory Sky Survey. Pourtant, ces premiers supports astronomiques, bien que peu spectaculaires, continuent de poser des questions aux chercheurs, en particulier des points qui disparaissent. (Image : Adobe Firefly, IA générative)

Qu’est-ce qui ou qui se trouvait en orbite terrestre avant le lancement du premier satellite, Sputnik 1, en 1957 ? La réponse semble évidente : « rien ni personne ». Pourtant, un mystère perdure depuis des décennies. Sur les plus anciennes plaques photographiques du cosmos, des irrégularités apparaissent : des points visibles sur une prise de vue, mais disparus quelques minutes plus tard.

À ce jour, aucune explication définitive n’a été trouvée. Cependant, des pistes émergent, qui ne requièrent ni phénomènes stellaires, ni extraterrestres. Les tests nucléaires, sur un plan bien terrestre, interviennent de manière inattendue dans le secteur de l’industrie du papier.

Prologue au Nouveau-Mexique

Le 16 juillet 1945 marque un tournant : c’est le jour où l’humanité assiste à la déflagration d’une toute nouvelle ère avec le test de la première bombe atomique, le « Trinity ». Un champignon atomique s’élève au-dessus du Nouveau-Mexique, annonçant le début d’une série d’explosions qui disperseront des particules et des produits de fission. Parmi ceux-ci, le poussière, qui se propage jusqu’à un endroit inattendu, et finalement jusqu’aux fameuses plaques photographiques (source : nature, historyfacts et orau).

Une papeterie et l’Observatoire Palomar

Quelques années plus tard, des chercheurs entreprennent la plus vaste collecte photographique ordonnée du ciel nocturne, entre 1949 et les années 1950, connue sous le nom de Palomar Observatory Sky Survey (POSS). En dehors des milliers d’étoiles, de mystérieux points apparaissent puis disparaissent, rapidement nommés « transients » par les astronomes. Ce qu’ils ignorent, c’est que l’origine de ces lumières pourrait bien se trouver dans les poubelles de leur station de recherche : des emballages en carton, précisément en strohpappe.

Ces emballages recèlent de minuscules déchets issus des réactions de fission nucléaire. Une partie de ces résidus finit dans les cours d’eau, poursuivant leur chemin jusqu’à une papeterie à Vincennes, dans l’Indiana, à plus de 2 000 kilomètres du Nouveau-Mexique.

La papeterie utilise ces déchets pour produire de la strohpappe, dans laquelle s’incluent nos substances radioactives. Un des clients est Kodak, qui fabrique des plaques photographiques. Lorsque ces plaques sensibles entrent en contact avec le papier légèrement radioactif, elles se couvrent de taches floues, comme l’a révélé une étude ultérieure. Les chercheurs ont pu écarter la radioactivité naturelle.

Certaines de ces mystérieuses observations pourraient ainsi trouver une explication, mais pas toutes. Et la poussière radioactive n’est pas la seule connexion plausible entre le POSS et les explosions nucléaires.

Radiations après les tests

Au-delà des contaminants, les explosions atomiques pourraient également avoir engendré des pseudo-étoiles dans notre atmosphère. Une étude révèle que les lumières disparues sont significativement plus fréquentes dans les 24 heures suivant une explosion nucléaire, avec une augmentation de 45 %. Une explication intrigue : il s’agit de la « radiation de Čerenkov », un phénomène qui se manifeste par une lueur bleutée lorsque des particules chargées traversent un milieu transparent.

Pour que ce phénomène se produise, une condition doit être remplie : la particule doit se déplacer plus vite que la lumière dans ce milieu. À titre d’exemple, l’air saturé d’humidité pourrait permettre à des particules de haute énergie de devancer les photons.

Des extraterrestres ?

Malgré des années de recherche, les mystères persistent. Si de nombreux transients peuvent être expliqués, d’autres demeurent inexpliqués. En dehors des effets atmosphériques ou des défauts d’image, d’autres origines pourraient exister. Certains flashs de lumière échappent encore à une explication claire.

La possibilité d’objets artificiels en orbite, capables de réfléchir la lumière du soleil et de marquer les plaques photographiques, reste une hypothèse. Cela incite l’une des scientifiques impliquées, Dr. Beatriz Villarroel, à réfléchir aux implications de cette idée.

Si ne serait-ce qu’un seul de ces objets avait réellement disparu sans explication, cela constituerait l’une des découvertes les plus marquantes de l’astronomie moderne.


Points à retenir

  • Les irrégularités sur les plaques photographiques intriguent les chercheurs.
  • Les tests nucléaires, loin d’être simplement des événements historiques, ont des impacts durables sur la recherche astronomique.
  • La radiation de Çerenkov souligne comment des phénomènes physiques peuvent être interconnectés.
  • Le mystère persistant des transients rappelle l’importance de garder l’esprit ouvert en science.

En tant qu’observateur passionné des mystères de l’univers, je m’interroge. La science nous ouvre des portes vers des choses que nous ne pouvons pas encore expliquer entièrement. Chaque question non résolue est une opportunité de réflexion et de découverte. Quel est le prochain pan de mystère que nous allons explorer ensemble ? J’ai hâte d’entendre vos pensées et vos opinions sur ces enjeux fascinants !


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