ven. Juil 10th, 2026

La Comunité Valencienne limite l’utilisation des dispositifs électroniques à l’école primaire

Dans la Communauté Valencienne, une nouvelle mesure a été mise en place pour restreindre l’usage des appareils électroniques au sein des écoles primaires, favorisant ainsi la lecture de documents imprimés. David Lasagabaster, professeur de linguistique appliquée à l’Université du Pays Basque, a évoqué cette initiative lors du IIe Congrès International de Recherche et Créativité en Enseignement des Langues qui s’est tenu à Oviedo. Il a fait référence à l’exemple des pays scandinaves, où l’utilisation des tablettes a été prohibée dans les établissements scolaires.

Selon Lasagabaster, les études montrent que ces outils électroniques peuvent avoir un impact négatif sur l’apprentissage, notamment en matière de langue, d’orthographe et de rédaction. Il a lié ce constat à la situation en Asturie, où de nombreux candidats ont échoué aux examens de professeurs, en raison de fautes d’orthographe manifestes.

Il a également souligné que des pays comme la Finlande, la Suède et le Danemark renoncent à l’utilisation des tablettes dans leurs écoles car ces dispositifs semblent nuire à la qualité de l’apprentissage. Il a précisé que lire sur papier a un impact plus favorable et durable que sur un écran. Pour Lasagabaster, il est clair qu’une réflexion s’est amorcée sur l’intégration des outils numériques en classe, avec des autorités éducatives reconnaissant qu’il pourrait s’agir d’une décision questionnable.

L’expert a fait remarquer une certaine hypocrisie parmi les géants de la tech de Silicon Valley, qui inscrivent leurs enfants dans des établissements où les appareils électroniques sont absents, tout en vanter les mérites de ces technologies dans le reste du monde. “La mentalité de lecture des textes numériques tend à être plus superficielle”, a-t-il ajouté, ce qui empêche une immersion complète dans le récit.

Des fautes comme “abances”, “surga” ou “llendo” ont été relevées lors des récentes épreuves en Asturie, où le nombre d’échecs a été significatif. Les erreurs de ponctuation et de syntaxe, ainsi que des problèmes de compréhension, sont également pointés du doigt par la Direction de l’éducation, qui a noté un grand nombre d’inadéquations parmi les candidats ayant passé les tests.

Points à retenir

  • La Communauté Valencienne a restreint l’utilisation des dispositifs électroniques à l’école primaire.
  • David Lasagabaster évoque des exemples de pays scandinaves interdisant les tablettes à l’école.
  • Des études montrent le bénéfice de la lecture sur papier par rapport à la lecture sur écran.
  • Des échecs notables en Asturie soulignent le problème d’orthographe et de compréhension.
  • Une prise de conscience générale sur l’impact des outils numériques sur l’apprentissage semble émerger.

La question qui se pose alors est de savoir si cette tendance à limiter l’usage des appareils électroniques dans le système éducatif pourrait s’étendre à d’autres régions ou même ailleurs en Europe. Notre rapport à la technologie dans un contexte d’apprentissage est un sujet de débat crucial. En tant qu’observateur passionné de l’évolution de l’éducation, je me demande : les outils numériques, bien qu’incontournables, servent-ils réellement le but éducatif, ou représentent-ils un simple miroir de nos préoccupations contemporaines ? Il est essentiel d’articuler ces réflexions pour envisager une éducation qui soit à la fois moderne et respectueuse de nos besoins fondamentaux.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *