Le glacier “de la fin du monde” en Antarctique menace de provoquer des inondations majeures dans les grandes villes

Un glacier gigantesque, dont la superficie est comparable à celle de la Grande-Bretagne, est sur le point de déstabiliser le niveau des océans à l’échelle planétaire, menaçant plusieurs grandes métropoles de submersion, selon des experts.
Situé en Antarctique occidental, le glacier Thwaites est l’un des plus volumineux et des plus fragiles au monde. Avec ses 120 kilomètres de large et environ 190 000 km² de surface, il s’étend sur une zone à peu près égale à celle du Royaume-Uni ou de la Floride. Ce colosse glacé est surnommé, dans les milieux spécialisés, le « glacier de la fin du monde », en raison des risques considérables qu’il fait peser sur l’humanité si jamais il venait à s’effondrer.

Le choc serait suffisant pour provoquer une élévation globale des océans de 65 centimètres, ce qui mettrait en danger des villes telles que Londres, New York ou Bangkok, et rendrait inhabitables de nombreux territoires faiblement élevés. En cas d’effondrement consécutif d’autres glaciers adjacents, la montée des eaux pourrait dépasser les trois mètres au fil des siècles, menaçant alors sérieusement les centres urbains les plus peuplés de la planète.
Les inquiétudes grandissent face à l’intensification des courants océaniques chauds qui circulent sous la plateforme flottante du glacier Thwaites, provoquant son instabilité et sa régression progressive.
Une étude récente a révélé que des « lacs cachés » sous le glacier ont un effet déstabilisateur plus important qu’initialement estimé. Un épisode critique en 2013 a ainsi vu un volume d’eau équivalent à celui du Loch Ness se déverser brusquement dans la mer.
Le professeur Noel Gourmelen, principal auteur de cette recherche et membre du groupe international dédié au glacier Thwaites, explique : « Nous savions que l’eau s’écoulant sous la glace joue un rôle dans la fonte océane, mais l’ampleur de ce drainage nous a permis de quantifier son impact direct. »

« Ce drainage a touché un secteur clé affectant la stabilité du glacier, et a temporairement amplifié le retrait de Thwaites causé par l’océan. »
Le glacier déverse aujourd’hui de la glace deux fois plus vite qu’il y a trente ans, et les scientifiques redoutent qu’il ne puisse se régénérer dans un avenir proche. L’été exceptionnellement chaud dans l’hémisphère sud en début d’année semble avoir accéléré ce phénomène.
Selon le Dr Alastair Graham de l’Université de Floride du Sud : « Si le glacier Thwaites s’effondre, cela entraînerait une hausse du niveau des mers d’environ 65 cm. Cette année est vraiment différente, il sera difficile pour le glacier de récupérer en une saison. Le jeu a changé. »
Les observations suggèrent que dans les prochaines années, des fragments importants de la plateforme de glace pourraient se détacher, accélérant le flux et provoquant davantage de chute de glace en mer.
Ce scénario pourrait déclencher un effet domino impliquant les glaciers voisins, contribuant à une élévation massive du niveau des océans durant les décennies et siècles à venir.
Les chercheurs insistent sur le fait que la vitesse et l’ampleur de cet effondrement dépendront largement des efforts mondiaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et contenir le réchauffement climatique.
Points à retenir
- Thwaites est un glacier colossal, comparable en superficie à la Grande-Bretagne, mais pas franchement rassurant.
- Un effondrement pourrait provoquer une montée des eaux de 65 cm, ce qui n’est pas l’option idéale pour les habitants de Londres, New York ou Bangkok.
- Des lacs souterrains discrets mais puissants sèment la pagaille sous le glacier, amplifiant sa fonte.
- La fonte s’accélère : le glacier perd sa glace deux fois plus vite qu’il y a trente ans, avec un coup de pouce venu d’un été australien franchement chaud.
- Un chaos potentiellement contagieux : si Thwaites craque, ses voisins glacés pourraient aussi flancher, amplifiant la montée des eaux sur plusieurs siècles.
- La clé du suspense : combien le monde s’engagera-t-il à réduire ses émissions ? La réponse pourrait bien décider de notre destin à tous.
En somme, on peut dire que le glacier Thwaites est un peu comme ce voisin de palier qui accumule les fuites d’eau dans son appartement : au début, c’est juste gênant, puis c’est la cave qui finit inondée. Il ne reste plus qu’à espérer que notre monde soit prêt à jouer les plombiers avant que tout le quartier ne soit sous l’eau. Mais bon, soyons honnêtes, qui a vraiment envie d’entendre son voisin crier : « À l’aide, je coule ! » ? Le suspense est aussi glacé que la situation.