mer. Juin 24th, 2026

Un groupe de chercheurs internationaux a découvert des traces d’ADN sur un ancien dessin qui pourraient provenir du génie de la Renaissance, Léonard de Vinci. Dans une étude préliminaire encore non évaluée par des pairs, les scientifiques rapportent avoir trouvé des caractéristiques génétiques similaires sur le dessin et sur des lettres provenant de la famille de Vinci. Ces éléments correspondent à une lignée originaire de Toscane, région natale de l’artiste.

Le dessin en question représente le profil d’un enfant et est associé à de Vinci en raison de son style, bien que son attribution reste controversée parmi les historiens de l’art. L’équipe dirigée par Harinder Singh du J. Craig Venter Institute a utilisé des méthodes d’échantillonnage délicates pour prélever des échantillons biologiques sur les deux faces du dessin, avant d’analyser l’ADN grâce à des techniques de séquençage modernes.

Un indice prometteur mais sans certitude

Les chercheurs ont également identifié de l’ADN humain dans les échantillons, en plus d’un mélange de bactéries, de champignons, de plantes et d’animaux. L’accent a été mis sur les fragments du chromosome Y, hérité par la lignée paternelle, qui ont été associés à un groupe génétique présent aujourd’hui dans le bassin méditerranéen, notamment en Toscane.

Pour établir un parallèle, les chercheurs ont examiné des lettres historiques d’un parent de l’artiste du 15e siècle. Ils y ont trouvé des caractéristiques semblables du chromosome Y. Cependant, malgré l’intérêt des résultats, les scientifiques soulignent qu’ils ne constituent qu’un premier indice et non une preuve définitive. L’ADN est fragmenté et pourrait provenir de plusieurs individus ayant manipulé les objets au fil des siècles.

Le dossier preprint met en lumière les limites de la méthode, car l’ADN de surface sur les œuvres d’art est particulièrement vulnérable aux contaminations en raison des manipulations et des conditions de conservation. Par conséquent, les conclusions sur les traces génétiques doivent être formulées avec prudence.

Les experts restent prudents

Des experts indépendants ont également exprimé des réserves. Bien que les résultats soient impressionnants sur le plan scientifique, aucune identification précise de Léonard de Vinci ne peut être établie à ce stade, en raison de l’absence d’un point de référence génétique fiable. Son tombeau en France a été perturbé plusieurs fois au 19e siècle et il n’avait pas de descendants directs.

Le projet international, selon Science, explore actuellement plusieurs approches. En parallèle des études sur les œuvres d’art, les chercheurs souhaitent analyser l’ADN de descendants masculins vivants de la lignée paternelle de l’artiste. De plus, des ossements, potentiellement d’éventuels parents, ont été retrouvés dans une église de Vinci en Toscane. Les premières datations correspondent à la période de vie de la famille de Vinci.

La question de savoir si un jour il sera possible de prouver de manière indiscutable que cette ADN appartient à Léonard de Vinci reste ouverte. Néanmoins, les chercheurs voient un grand potentiel dans leur méthodologie, qui pourrait enrichir l’expertise en histoire de l’art pour l’authentification d’œuvres controversées ou pour le protection du patrimoine culturel.

Points à retenir

  • Découverte d’ADN potentiel de Léonard de Vinci sur un ancien dessin.
  • L’ADN étudié provient également de mélanges variés, rendant son attribution difficile.
  • Les chercheurs soulignent les risques de contamination lors des études sur l’ADN de surface.
  • Les experts restent prudents quant à l’identification définitive de Léonard de Vinci.
  • La recherche future inclura des tests sur des descendants vivants et des ossements retrouvés.

Est-il possible que la science et l’art s’unissent pour déchiffrer le passé ? La découverte d’ADN sur des œuvres historiques ouvre des perspectives fascinantes, mais elle soulève aussi des interrogations. Sommes-nous prêts à voir la génétique comme une clé d’accès à notre histoire culturelle ? Pour ma part, je suis passionné par cette intersection entre science et histoire, où chaque découverte peut redéfinir notre compréhension d’artistes emblématiques comme Léonard de Vinci.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *