Daniel López-Velasco fait partie des 14 Espagnols à bord du navire MV Hondius, touché par une épidémie mortelle de hantavirus. Originaire des Asturies, il est le fils du scientifique renommé Carlos López Otín et de la chercheuse Gloria Velasco Cotarelo.
Bien qu’il soit médecin de formation, il exerce comme photographe, ornithologue et organisateur de voyages. Selon le quotidien asturien La Nueva España, López-Velasco a assuré que lui et ses compatriotes se portent bien à bord du navire qui se dirige vers Tenerife. “Nous allons bien, c’est le plus important”, a-t-il déclaré dans un message au journal.
Cofondateur de l’entreprise Ornis Birding Expeditions, spécialisée dans l’organisation d’excursions d’observation des oiseaux à travers le monde, Daniel López-Velasco a une expérience de plus de dix ans en tant que guide professionnel, ayant visité plus de 80 pays. Pour l’instant, on ne sait pas si sa croisière à bord du MV Hondius faisait partie de l’un de ces voyages organisés.
Parmi les autres Espagnols concernés, on trouve cinq Catalans, trois Madrilènes, trois Asturiens, un Galicien, un Castillan et une Valencienne.
Concernant une éventuelle mise en quarantaine à leur arrivée en Espagne, le ministère de la Santé a souligné que tous devraient “souhaiter bénéficier du meilleur soin médical à leur retour” et a précisé que “le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour garantir la santé publique”.
Les sources sanitaires citées expriment leur confiance que “ces personnes et leurs proches désirent être protégés et bien soignés”. Elles ont ajouté que le gouvernement mettra en œuvre toutes les mesures légales disponibles pour assurer la santé publique.
Protocole à leur arrivée
Les Espagnols restant à bord du MV Hondius, qui a quitté le Cap-Vert pour les îles Canaries, devraient arriver ce dimanche au port de Granadilla de Abona à Tenerife.
De là, un avion militaire médicalisé les transporte vers la base de Torrejón de Ardoz à Madrid pour une évaluation au Hôpital Central de la Défense Gómez Ulla.
À leur arrivée, ils subiront une évaluation après signature d’un consentement, avec un suivi de leur évolution “jour après jour”, a précisé la ministre de la Santé, Mónica García. “Des tests PCR et toutes les analyses nécessaires seront effectuées et nous travaillerons avec des experts internationaux pour établir la durée de la quarantaine”, a-t-elle ajouté.
Pour déterminer la durée de la quarantaine, il sera d’abord nécessaire de “définir le jour zéro, c’est-à-dire le dernier moment en contact avec des personnes infectées”.
Depuis jeudi, le mécanisme européen de protection civile est opérationnel ; l’Espagne a contacté tous les pays impliqués pour faciliter le rapatriement des passagers étrangers.
López Otín à Saragosse
Il est à noter que cette semaine, le scientifique Carlos López Otín, père de l’un des concernés, a reçu la prestigieuse Médaille d’Or Cajal de l’Université de Saragosse en reconnaissance de sa carrière exceptionnelle et de ses contributions à la médecine.
Lors de la cérémonie, il a décrit cette récompense comme “très spéciale”, un “grand cadeau”. À l’âge de 67 ans, il continue de résoudre des cas cliniques uniques et a également terminé l’écriture de son sixième livre, tout en soulignant l’importance du talent et de l’éducation.
Points à retenir
- Daniel López-Velasco est un spécialiste des voyages ornithologiques avec une vaste expérience à l’international.
- Les autorités sanitaires sont en alerte pour protéger la santé publique des passagers à leur retour.
- Un protocole strict sera appliqué dès l’arrivée à Madrid pour évaluer l’état de santé des passagers concernés.
- La mise en quarantaine dépendra de l’établissement de contacts avec des personnes infectées.
- Carlos López Otín continue d’inspirer par son travail en recherche et ses récents succès académiques.
Dans une situation aussi complexe et alarmante, il est crucial de s’informer et de comprendre les implications d’une telle épidémie. La réponse des autorités, bien que rigoureuse, soulève des questions sur la gestion des crises sanitaires à l’échelle internationale. Quelles leçons devrions-nous tirer de cette épreuve ? Pour ma part, je pense que chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans la protection de notre santé et celle des autres, notamment en prônant la transparence et en se montrant solidaires face à l’adversité.
