Max Verstappen reconnaît que l’arrivée de Laurent Mekies à la tête de Red Bull ne produira pas de résultats immédiats, mais il estime que le nouveau patron pose dès à présent les bases d’un futur succès en Formule 1.
Le pilote néerlandais a fait ses adieux à Christian Horner, son ancien directeur d’équipe, remplacé par Mekies suite à une série de résultats décevants cette saison.
Verstappen a eu du mal à rester dans la course au titre. Malgré des victoires marquantes au Japon et à Imola, il s’est souvent retrouvé au volant d’une voiture incapable de rivaliser régulièrement pour la victoire, tandis que McLaren domine les deux championnats.
La RB21 s’est révélée difficile à piloter depuis le début de la saison, avec un équilibre instable, même aux mains du champion du monde en titre. Les résultats n’ont pas encore progressé sous la direction de Mekies : la neuvième place de Verstappen en Hongrie est l’un de ses plus mauvais résultats de la saison, à égalité avec son abandon en Autriche.
Pour autant, le Néerlandais perçoit des signes encourageants dans cette nouvelle orientation. Interrogé sur le fait que Mekies pourrait provoquer un changement de cap, peut-être jusque-là freiné par certaines résistances, Verstappen s’est montré optimiste :
« Oui, absolument, c’est toujours comme ça », a-t-il répondu à la presse, dont le très respecté Motorsport Week. « Bien sûr, c’est encore très tôt, mais j’aime bien la méthode de Laurent. »
« Il est très motivé, pose sans cesse les bonnes questions, à moi comme à toute l’équipe. »
« C’est encourageant à voir. Cette saison, les bénéfices ne sont pas encore visibles, mais j’espère que d’ici un ou deux ans, nous pourrons vraiment ressentir son influence sur l’équipe. Je suis impatient de voir ça. »

Mekies et la pierre angulaire de Red Bull
Alors que Mekies commence déjà à s’imposer en coulisses, l’attention se tourne naturellement vers le joyau de Red Bull : Max Verstappen. Assurer son avenir chez l’équipe reste une priorité, et la nouvelle direction a une vision claire de la démarche à adopter.
Avant son premier Grand Prix en tant que chef d’équipe à Spa-Francorchamps, Mekies a insisté sur le fait que la priorité est avant tout la performance, non les négociations :
« La priorité, c’est ce que Max souhaite avant tout : une voiture rapide », a-t-il expliqué. « Si nous lui fournissons une voiture compétitive, cela écarte toutes les autres considérations. »
« Concrètement, je veux apprendre à connaître rapidement l’équipe pour voir comment nous pouvons la soutenir et construire une compétitivité renforcée, afin d’obtenir une voiture performante qui permettra à Max de prendre une décision évidente. »
De son côté, Verstappen a réaffirmé son engagement envers Red Bull avant le Grand Prix de Hongrie, mettant fin aux rumeurs de transfert chez Mercedes.
Son contrat actuel court jusqu’à la fin de la saison 2028, et même si ses performances ont connu un coup de mou, son avenir chez Red Bull ne semblait jamais réellement en danger — du moins jusqu’à la refonte réglementaire majeure prévue pour 2026.
Points à retenir
- Laurent Mekies succède à Christian Horner à la tête de Red Bull dans un contexte de résultats en demi-teinte.
- Max Verstappen, malgré quelques victoires, peine à maintenir la constance face à une McLaren dominante cette année.
- La RB21 souffre de problèmes d’équilibre qui compliquent la tâche du pilote, auteur d’un résultat mitigé en Hongrie.
- Verstappen apprécie l’approche proactive de Mekies, espérant des améliorations significatives à moyen terme.
- La gestion du futur de Verstappen reste une priorité, avec un focus clair sur l’obtention d’une voiture compétitive pour faciliter la prise de décision.
- Le pilote néerlandais confirme son engagement envers Red Bull, malgré les spéculations autour d’un transfert vers Mercedes.
En somme, Red Bull vit une phase de transition sous la houlette de Laurent Mekies, avec Max Verstappen qui joue la carte de la patience et de la confiance. Le duo semble convaincu que le vrai déclic n’est pas pour aujourd’hui, mais pour demain. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits ou si, comme dans tout feuilleton sportif, certains rebondissements inattendus viendront pimenter la saison. Après tout, qui n’aime pas un peu de suspense, même quand on est champion du monde ?