Le Grand Prix d’Azerbaïdjan promet une ambiance inédite ce week-end. Le vrombissement des monoplaces se mêlera aux rythmes entraînants et aux couleurs du Carnaval de Ténérife. La troupe Les Joroperos, la plus récompensée de l’histoire des carnavals canariens, apportera sa batucada au cœur du Grand Prix de Formule 1 à Bakou. Ils deviennent ainsi les ambassadeurs d’une fête inscrite au patrimoine touristique international, au sein d’un cadre spectaculaire du sport automobile mondial.
Originaires de San Cristóbal de La Laguna, seule ville canarienne classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, 15 membres des Joroperos s’envoleront ce lundi pour un périple de 7 000 kilomètres jusqu’en Azerbaïdjan. Leur mission : insuffler leur rythme brésilien dans les tribunes de ce circuit urbain remarquable, comprenant l’une des plus longues lignes droites du championnat, mais aussi des virages lents et étroits longeant les remparts du vieux Bakou. Ils se produiront pendant les essais libres du vendredi, les qualifications du samedi et la course du dimanche, proposant un spectacle inédit dans l’histoire récente de la Formule 1.

Une troupe déjà familière du monde automobile
Si cette initiative peut sembler surprenante, ce n’est pas la première fois que les Joroperos s’associent à une compétition automobile. En 2017 déjà, ils avaient marqué les esprits par une performance impromptue lors des mythiques 24 Heures du Mans en France. Parmi leurs faits d’armes, citons également une batucada réalisée à 33 000 pieds d’altitude, en plein vol Madrid-Ténérife, pour promouvoir le Carnaval de Santa Cruz de Tenerife.

Fernando Hernández, président de la troupe, nourrit l’espoir que cette aventure porte chance aux pilotes espagnols. « Nous espérons sincèrement offrir un peu de chance à Fernando Alonso et Carlos Sainz. Nous irons avec toute notre énergie pour montrer que les Canaries sont présentes à Bakou », déclare-t-il avec enthousiasme.
Ce moment historique a pu voir le jour grâce à la collaboration avec la société italienne International Show Parade, qui, séduite par la représentation des Joroperos il y a trois semaines en France, a choisi de mettre en avant le talent de cette troupe tinerféenne sur l’une des plus grandes scènes sportives mondiales.
Points à retenir
- Le Grand Prix de Bakou accueille pour la première fois une troupe de batucada canarienne, créant un lien inédit entre sport automobile et culture festive.
- Les Joroperos ont déjà une expérience dans le domaine sportif, notamment leur apparition surprise aux 24 Heures du Mans et leur performance en vol promotionnel à haute altitude.
- San Cristóbal de La Laguna, d’où vient la troupe, est une ville reconnue au patrimoine mondial, ce qui ajoute une dimension culturelle importante à leur participation.
- Le partenariat avec la société italienne International Show Parade a été déterminant pour concrétiser leur présence dans un événement aussi médiatique que la Formule 1.
- L’initiative vise aussi à soutenir et porter chance aux pilotes espagnols Fernando Alonso et Carlos Sainz, ancrant ainsi la présence canarienne dans la compétition.
Cet événement nous montre que la Formule 1 ne se résume pas qu’à la vitesse et la performance technique, mais s’ouvre aussi aux échanges culturels originaux et à la diversité. L’art et la fête peuvent-ils devenir une source d’énergie pour les pilotes survoltés ? L’avenir le dira, mais une chose est sûre : l’écho des tambours à Bakou ne manquera pas de réveiller les passionnés.
Il faut dire qu’on aurait presque envie de demander aux équipes : « Vous avez pensé à intégrer une batucada dans le team principal ? » Après tout, un coup de rythme, ça pourrait peut-être changer le tempo en piste… Allez, la F1 en mode samba, ça nous mettrait sûrement un peu de piquant, non ?