jeu. Juin 25th, 2026
Je n'avais pas les meilleurs soutiens en F1, ni dans le conflit avec McLaren

Álex Palou est devenu l’un de ces athlètes d’exception qui domine totalement son sport. Avec quatre titres d’IndyCar en cinq ans, ainsi qu’une victoire lors des légendaires 500 Miles l’année dernière, il semble sur le point d’entrer dans la légende du championnat avant même d’avoir atteint ses 30 ans. En 2026, il est déjà en tête avec trois victoires et une deuxième place lors des cinq premières courses et s’apprête à défendre son titre aux 500 Miles en mai.

Dans une interview avec El Confidencial suite à sa récente victoire à Long Beach, un circuit où il n’avait jamais gagné auparavant, le pilote catalan affiche une confiance et une assurance naturelles, malgré son palmarès. Il aborde également l’impact personnel et professionnel du conflit causé par son échec à rejoindre la Formule 1 avec McLaren.

QUESTION : Vous entamez 2026 avec trois victoires sur cinq courses et une deuxième place. Vos rivaux se demandent récemment comment vous battre. Quelle motivation avez-vous lorsque vous avez déjà accompli tant de choses ?

RÉPONSE : Je ne ressens pas vraiment cela comme on pourrait le penser de l’extérieur. Pour moi, c’est un quotidien. Par exemple, aujourd’hui j’ai un essai et je vais avec l’état d’esprit de maximiser cette journée. Peu importe nos succès passés, chaque course est un défi. En course, il y a tellement de facteurs à prendre en compte ; nous devons travailler dur avec la voiture, moi-même et l’équipe pour nous montrer forts le dimanche.

Ma motivation, c’est de travailler avec l’équipe et essayer de gagner face à tous, toujours chercher à m’améliorer. En fait, cela me motive davantage car je sais que nous avons les outils nécessaires et qu’une victoire appelle une autre.

P : Tadej Pogacar a également tout gagné, mais il dit qu’il lui faut toujours un nouvel objectif. Quel est le vôtre ?

R : Je n’ai pas un objectif particulier comme celui des 500 Miles. Mon but est de me concentrer sur la prochaine course. C’est ça qui me motive chaque jour ; savoir que j’ai de nombreuses compétitions à venir. Pendant les mois de novembre et décembre, je ne me lève pas avec cette même passion.

P : Est-ce facile d’interviewer quelqu’un qui semble dominer son sport ? Vous ressentez-vous comme un Messi ou un Ronaldo, au sommet de votre art ?

R : J’ai beaucoup de confiance, mais cela ne signifie pas que je me sens supérieur. Au final, je n’ai jamais ressenti de véritable supériorité. Ici, je me sens bien avec la voiture, je sais que je peux accomplir ce que je veux, avec une équipe dévouée à m’aider à gagner. Je me sens extrêmement confiant, même si certaines courses me mettent plus au défi que d’autres.

P : Votre équipe prend d’excellentes décisions, et vous avez autour de vous des champions comme Scott Dixon. Quel est l’environnement dans votre équipe ?

R : Mon équipe est tout aussi confiante. Nous avons une ambiance très agréable et motivante. Cela aide à rendre l’atmosphère moins tendue, ce qui est crucial sous la pression de la compétition.

P : Vos statistiques sont celles des grandes légendes de l’IndyCar. Vous êtes en bonne voie de rejoindre des noms prestigieux comme Foyt ou Andretti.

R : C’est agréable à entendre, mais cela ne change pas vraiment ma perspective. Les statistiques sont secondaires ; l’important est de gagner le championnat et les 500 Miles, peu importe comment ou quand.

P : En mai, vous allez défendre votre titre aux 500 Miles. Comment abordez-vous cette course après votre victoire de l’année dernière ?

R : C’est incroyable d’avoir non seulement mon véhicule, mais aussi mon équipement exposé dans le musée d’Indianapolis. Gagner une fois vous libère d’un certain poids, mais la pression est toujours présente car je veux gagner à nouveau.

P : La histoire avec McLaren a été tumultueuse. Quelles leçons en tirez-vous ?

R : J’ai beaucoup appris. Il est crucial d’avoir une équipe qui défend vos intérêts. Je pense que je n’étais pas entouré des bonnes personnes par le passé, mais je suis maintenant entouré de ceux qui travaillent pour mon bien.

P : Quelle est votre relation actuelle avec Zak Brown et McLaren ?

R : Ça va, pas de ressentiment. Un accord a été trouvé, et nous n’allons pas dîner ensemble, mais ça reste cordial.

Points à retenir

  • Álex Palou est devenu un athlète incontournable de l’IndyCar.
  • Il cherche à s’améliorer constamment, indépendamment de ses succès passés.
  • Sa confiance est ancrée dans le travail d’équipe et la stratégie, plutôt que dans un sentiment de supériorité.
  • Le soutien et la cohésion au sein de son équipe sont essentiels pour performer sous pression.
  • Palou souhaite continuer à gagner pour revivre les sensations des victoires précédentes.

En somme, l’ascension d’Álex Palou témoigne d’une détermination sans faille. Évoluer à ce niveau dans un sport aussi compétitif soulève plusieurs questions : qu’est-ce qui définit réellement la grandeur dans le sport ? Est-ce seulement le nombre de victoires, ou est-ce aussi la manière dont un athlète parvient à surmonter les obstacles ? Pour ma part, je crois que l’essence du sport réside dans la passion et l’engagement pour exceller, au-delà des statistiques.


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