mer. Juin 24th, 2026
Alpine vise une montée en gamme en 2026
Alpine vise une montée en gamme en 2026 (MARIAN CHYTKA)

En 2026, la Formule 1 opérera sa plus grande révolution depuis plus d’une décennie. Le nouveau règlement technique pourrait redistribuer les cartes, offrant une opportunité unique à Alpine, l’écurie où évolue l’Argentin Franco Colapinto. Ce changement fait naître un espoir bien réel chez les fans argentins.

Bien que la place de Colapinto comme titulaire ne soit pas encore officiellement confirmée pour la saison prochaine, ses performances laissent présager sa reconduction. À 22 ans, le pilote de Buenos Aires a déjà surpassé son coéquipier Pierre Gasly à deux reprises en qualifications et en course, malgré certains ajustements d’équipe, comme lors de Monza où il a dû céder sa place à Gasly. Flavio Briatore, conseiller exécutif et figure emblématique d’Alpine, a récemment souligné l’importance de préserver la stabilité : « L’équipe a besoin de continuité, et maintenir nos pilotes fait partie de cette stabilité. Nous n’avons pas encore décidé, mais en temps normal, je garderais les deux. »

Le prochain championnat verra des monoplaces plus légères avec des pneus plus petits, une réduction de la charge aérodynamique, une puissance harmonisée entre moteurs thermiques et électriques, ainsi qu’un carburant synthétique pour limiter l’impact environnemental. Sur le papier, Mercedes semble avoir l’avantage moteur face à Ferrari, Honda, mais aussi face aux nouveaux arrivants Audi et Ford, ainsi qu’aux Red Bull et Racing Bulls.

Alpine, qui dispose actuellement de la monoplace la moins performante en piste cette saison, mise principalement sur 2026, avec notamment la transition vers les moteurs Mercedes, qui doivent remplacer les Renault, accusés d’un déficit de puissance d’environ 20 à 30 chevaux.

Représentation du futur Alpine A526
Voici à quoi pourrait ressembler la nouvelle Alpine A526 selon les modifications réglementaires prévues (@ChrisPaulDesig1)

Le futur modèle A526 intégrera une boîte de vitesses et une suspension signées Mercedes. Avec un châssis performant, l’équipe pourrait alors rivaliser sérieusement. Pour accompagner cette évolution, Alpine a recruté Kris Midgley, responsable de l’aérodynamique en provenance de Ferrari, ainsi qu’Oliver Bray, ingénieur en conception mécanique, fort d’une expérience de huit ans chez McLaren, actuelle référence de la discipline avec les pilotes Oscar Piastri et Lando Norris en lice pour le titre.

En début d’année, Flavio Briatore avait déjà déclaré son ambition de viser des victoires dès 2026, avec un objectif encore plus ambitieux pour le titre dès 2027. Récemment, il a nuancé ses propos, soulignant que l’équipe pourrait envisager des podiums dès la saison prochaine et se positionner dans le top 6, voire le top 4, si tout se déroule bien.

Malgré leur dernière place au classement des constructeurs, Alpine ne semble pas alarmé. Cette position basse permet en effet à l’équipe de bénéficier de 30 % de temps en plus dans le tunnel aérodynamique, un avantage non négligeable pour la conception des monoplaces. Toto Wolff, le patron de Mercedes, a souligné cette règle en précisant qu’il fallait rester vigilant car cet avantage s’accumule au fil des années.

Travail en tunnel de vent des équipes de F1
Détails du travail en tunnel aérodynamique au 23/06/2025 (Graphique Motorsport-Total.com, créé avec Datawrapper)

Mercedes a rappelé que la situation ne sera pas la même qu’en 2014, année où l’introduction des motorisations hybrides avait offert un avantage technique considérable. Le constructeur autrichien précise que la compétition porte désormais aussi sur la performance du châssis, qui sera déterminante puisque tous les moteurs seront standardisés et fournis à plusieurs équipes.

Toto Wolff s’attend à une concurrence accrue, notamment avec Alpine et McLaren, cette dernière pouvant sceller son titre constructeur dès ce week-end à Bakou. Il souligne que la réussite dépendra d’une bonne architecture aérodynamique et non seulement du moteur, car une monoplace avec un châssis peu efficace, souffrant de traînée excessive ou d’un manque de charge, reculera inévitablement.

Flavio Briatore et Toto Wolff
Flavio Briatore et Toto Wolff. L’Italien se montre optimiste pour Alpine, tandis que l’Autrichien met en avant le potentiel lié à plus de temps en tunnel de vent (@briatoreflavio)

Concernant le financement, Wolff estime que l’analyse ne se limite plus à la question du budget, surtout avec le plafond fixé à 135 millions de dollars par saison. Il ajoute que ce n’est plus une excuse, ni un moyen d’échapper à la pression, et rappelle que le facteur humain et technique est primordial pour réussir aujourd’hui en Formule 1.

L’objectif immédiat d’Alpine reste cependant modeste : améliorer ses performances pour sortir progressivement du bas de la hiérarchie, en commençant ce week-end par une prestation prometteuse à Bakou, sur le très exigeant circuit du Grand Prix d’Azerbaïdjan.

Points à retenir

  • Le règlement 2026 introduira des modifications majeures en Formule 1, avec notamment des monoplaces plus légères et des moteurs harmonisés équipés de carburants synthétiques.
  • Alpine, avec Franco Colapinto, espère tirer parti de ces changements, notamment grâce au passage aux moteurs Mercedes.
  • Le recrutement de spécialistes venus de Ferrari et McLaren montre la volonté d’Alpine de renforcer son châssis et son aérodynamique.
  • Le temps supplémentaire en tunnel aérodynamique octroyé aux équipes en difficulté offre à Alpine une opportunité cruciale pour rattraper son retard.
  • Toto Wolff insiste sur la nécessité d’un châssis performant, soulignant que la course ne se joue plus uniquement au niveau moteur.
  • Le plafond budgétaire limite les dépenses, mettant davantage l’accent sur l’ingéniosité technique et humaine plutôt que sur les financements massifs.
  • Le Grand Prix d’Azerbaïdjan représente une occasion immédiate pour Alpine de prouver ses progrès sur un tracé urbain exigeant.

En somme, Alpine semble bien placée pour profiter du nouveau cycle de la Formule 1, mais la route est encore longue et semée d’embûches. Reste à voir si ce cocktail d’ambitions, de talents et de nouvelles règles saura faire de la marque française un acteur majeur dans la quête aux sommets.

Et entre nous, quand on évoque la fameuse « stabilité » chère à Briatore, j’imagine déjà les longs brainstormings où tous se demandent : « Stabilité, oui, mais jusqu’à quand ? » Car en F1, la seule constante… c’est le changement. Pas sûr que ça rende insomniaque, mais ça doit au moins provoquer quelques sueurs froides dans les paddocks. Allez, vivement 2026 pour voir qui aura vraiment le dernier mot sur ce grand huit mécanique !


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