À la suite du Grand Prix de Hongrie, qui a marqué la fin de la première moitié de la saison 2026, Johnny Herbert affiche un certain pessimisme quant à l’avenir d’Aston Martin, en particulier concernant Adrian Newey.
L’ancien pilote britannique, également commentateur de télévision et commissaire sportif pour la FIA en Formule 1, dépeint un tableau sombre pour Aston Martin. Il estime qu’avec les ressources disponibles, il est inconcevable qu’une telle débâcle se soit produite.
Alonso dans une situation « particulièrement critique »
Il est indéniable que l’Aston Martin AMR26, qui a participé aux dix premiers Grands Prix de la saison, a été un véritable échec, se classant comme l’un des pires bolides sur la grille, perdant entre trois et quatre secondes par tour par rapport aux leaders.
Cependant, la version B lancée en Hongrie marque un potentiel retour vers la compétition, espérant que Honda contribue également à cette amélioration.
Pourtant, cela n’a pas suffi à faire changer d’avis Johnny Herbert, qui déclarait à Vision4Sport que « pour Fernando, la situation est particulièrement grave. C’est comme ça parfois. »

« En tenant compte des résultats obtenus avec Aston Martin, sous la direction d’Adrian Newey et avec toutes les ressources à disposition, il est difficile de comprendre comment cela a pu si mal tourner », ajoute Herbert, se demandant si la baisse de performance peut être attribuée au directeur technique de l’équipe.
Le déclin imminent de Newey
Adrian Newey a été choisi par Lawrence Stroll pour diriger un ambitieux projet possédant tous les atouts nécessaires au succès. Malheureusement, la gestion humaine de ces ressources ne semble pas à la hauteur.
Johnny Herbert soulève alors la question de savoir si à 67 ans, Adrian Newey pourrait désormais faire davantage partie du problème que de la solution. « Pour une raison quelconque, Adrian n’a pas su constituer une équipe capable de produire un bon bolide, pas même un minimum compétitif pour atteindre les objectifs fixés. »
« Est-ce le début du déclin d’Adrian Newey ? C’est une réalité que l’on observe aussi chez les plus grands », s’interroge Herbert. « Cela devait arriver un jour ou l’autre ; si cela ne s’est pas encore produit, cela surviendra tôt ou tard. »
Avoir des doutes sur Adrian Newey a toujours été risqué, et Herbert pourrait bien perdre son pari. Quoi qu’il en soit, le temps finira par révéler la vérité, et cela pourrait se concrétiser dès 2027, lorsque les quelques excuses restantes pour Aston Martin ne seront plus d’aucune utilité.
Points à retenir
- Le manque de performance de l’Aston Martin AMR26 et son classement parmi les pires bolides.
- La version B de l’AMR26 a apporté de nouvelles améliorations, relançant les espoirs de l’équipe.
- Johnny Herbert reste inquiet concernant l’avenir d’Aston Martin et la situation critique de Fernando Alonso.
- La gestion des ressources humaines sous Adrian Newey soulève des questions quant à l’efficacité de l’équipe.
- Le déclin des performances est un phénomène courant dans le sport, même chez les meilleurs.
En réfléchissant à cette situation, je ne peux m’empêcher de considérer l’impact que ces défis pourraient avoir sur les ambitions d’Aston Martin dans le futur. La dynamique actuelle soulève des questions non seulement sur la direction de l’équipe, mais aussi sur la capacité d’adaptation à un environnement toujours plus concurrentiel. J’espère sincèrement que cette période difficile pourra donner lieu à un renouveau, car chaque équipe mérite une chance de briller dans ce sport si passionnant.
