mar. Juin 23rd, 2026

Grand Prix du Canada : Lewis Hamilton victime d’une collision inhabituelle avec une marmotte

Lewis Hamilton a sans doute revécu un véritable « jour sans » à Montréal, après un incident pour le moins insolite : une collision avec une marmotte qui l’a privé de toute chance de rivaliser pour un bon classement lors du Grand Prix du Canada.

Parti de la cinquième position, le septuple champion du monde de Formule 1 espérait décrocher un podium avec Ferrari, un exploit qui lui échappe depuis son arrivée dans l’écurie cette année. Mais ses espoirs ont rapidement été douchés lorsqu’il a heurté une marmotte et endommagé sa monoplace.

Hamilton a admis avoir manqué de rythme tout au long de la course : « Je n’avais aucune performance, je tournais plus d’une demi-seconde moins vite, il fallait que j’aille au charbon », expliquait-il. « En qualifs, j’étais mieux, je tenais bon face à Oscar Piastri, je gérais aussi mes pneus. J’étais plutôt optimiste, puis je ne l’ai pas vu arriver, mais j’ai entendu que j’avais touché une marmotte, c’est dévastateur. J’adore les animaux, je suis vraiment triste. C’est une situation horrible. »

Les dégâts concernent principalement le plancher de la voiture, côté droit, avec un trou et la perte d’une partie de l’aérodynamisme. Comme si ce n’était pas suffisant, Hamilton a aussi souffert d’un problème de freins en milieu de course.

Marmotte - Marmota monax
Marmota monax, connue sous le nom de marmotte ou clochard des bois
Photo : Charles Coates / Motorsport Images

Malgré ce coup du sort, Hamilton relativisait et estimait qu’un podium à Montréal n’était peut-être pas à portée de main, même avant la marmotte : « Nous sommes sans doute restés trop longtemps en piste lors du premier arrêt, ce qui nous a fait ressortir dans le trafic. Ensuite, d’une chose à l’autre, je viens de finir, notamment avec le souci aux freins, et j’emporte des points. »

« On a vraiment besoin d’améliorations. Beaucoup de choses doivent changer pour qu’on puisse lutter en tête. J’ai perdu beaucoup de temps derrière plusieurs voitures, coincé, et j’ai fini neuvième. Mais décrocher la sixième place, ce n’est pas si mal. Si tout avait été parfait, sans problème, on aurait peut-être fini quatrième. »

Le directeur de l’écurie Ferrari, Frédéric Vasseur, sous pression depuis quelques jours à cause de rumeurs en provenance d’Italie, n’a pas manqué d’humour en évoquant l’incident : « Effectivement, il y a eu un petit bisou avec la marmotte, entre le 8e et le 9e tour. Cela a endommagé toute la partie avant du plancher, environ 20 points d’appui aérodynamique. Heureusement, le changement d’équilibre n’a pas été trop grand, mais ça a coûté beaucoup de performance. On enverra des fleurs à la marmotte. »

Pour répondre à Hamilton qui réclame des évolutions, Vasseur a confirmé : « Un paquet d’améliorations arrivera bientôt, avant le Grand Prix de Silverstone, puis peut-être une autre plus tard. Aujourd’hui, il y a bien plus à gagner dans l’exploitation optimale de la voiture que dans son potentiel intrinsèque. »

Points à retenir

  • Toucher une marmotte n’est pas la méthode recommandée pour améliorer ses chronos, mais ça doit au moins calmer les animaux du paddock.
  • Malgré un début prometteur, Lewis Hamilton a payé cher une série de petits accrocs, preuve que la F1 est un sport où la moindre erreur se paye cash.
  • Ferrari, entre pression médiatique et défis techniques, semble plus préoccupée par la gestion des dégâts que par le lancer d’un bouquet de roses aux concurrents.
  • Le plancher aérodynamique est devenu la star du Grand Prix, un rôle inattendu mais ô combien important.
  • Les évolutions promises avant Silverstone devraient calmer un peu les esprits… ou du moins leur donner quelque chose à espérer.

En somme, si vous pensiez que les marmottes n’ont rien à faire sur un circuit de F1, pensez-y à deux fois. Elles pourraient bien se révéler être le 22e pilote invisible, capable de bouleverser la hiérarchie. Entre nous, on ne sait plus si le véritable adversaire de Ferrari c’est la concurrence, les soucis mécaniques, ou bien ces petits rongeurs opportunistes. En tout cas, pour Lewis Hamilton, le Grand Prix de Montréal restera un souvenir piquant. Mais rassurez-vous, la prochaine fois, on espère un podium… et pas de rencontre animale inattendue !


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