mer. Juin 24th, 2026

Nico Hülkenberg avait terminé la troisième séance d’essais libres à Budapest dans le top 10, en 10e position. Pourtant, lors des qualifications, le pilote allemand a chuté pour se retrouver avant-dernier sur la grille, laissant place à une certaine incompréhension.

Le week-end du Grand Prix de Hongrie a débuté tardivement pour Hülkenberg. Il n’a pas participé à la première session d’essais, ayant laissé sa place à Paul Aron, jeune pilote de l’académie Alpine. Retrouvant la piste pour la deuxième séance, il a enchaîné 31 tours, signant le 12e temps, ce qui semblait prometteur.

Lors de la troisième et dernière séance d’essais libres, il a poursuivi son travail avec 21 tours bouclés. Il a réalisé un chrono de 1:16,025, le plaçant dixième, à plus d’une seconde du leader de la session, Oscar Piastri, impressionnant dauphin du championnat.

En qualifications, Hülkenberg a amélioré légèrement son écart avec les meilleurs pilotes, réduisant son retard à 0,87 seconde, mais cela n’a pas suffi pour dépasser la Q1. Son temps de 1:16,081 était même un peu moins bon que sa meilleure performance de la FP3. Résultat : une 19e place sur la grille, juste devant Alex Albon, ce qui le condamne à partir depuis la dernière rangée pour le 14e Grand Prix de la saison.

Interrogé après la séance, Hülkenberg restait perplexe. “Je savais que mon temps n’était pas bon, et honnêtement, je ne comprends pas ce qui s’est passé. Hier, tout semblait bien se passer, même si je n’avais pas roulé en première séance. En FP3, j’ai eu de suite un bon feeling avec la voiture”, a-t-il expliqué.

“Mais en qualifications, la voiture se comportait totalement différemment. L’équilibre n’était plus le même, je n’ai aucune idée de la raison. Je n’ai pas fait d’erreur flagrante mais le manque de confiance s’est fait sentir, surtout à l’arrière qui n’était pas stable. La tenue de route a disparu, particulièrement dans les courbes rapides. C’était inédit ce week-end et donc d’autant plus surprenant.”

Classement des qualifications – Grand Prix de Hongrie

01. Charles Leclerc (Ferrari) – 1:15,372
02. Oscar Piastri (McLaren) – 1:15,398
03. Lando Norris (McLaren) – 1:15,413
04. George Russell (Mercedes) – 1:15,425
05. Fernando Alonso (Aston Martin) – 1:15,481
06. Lance Stroll (Aston Martin) – 1:15,498
07. Gabriel Bortoleto (Sauber) – 1:15,725
08. Max Verstappen (Red Bull Racing) – 1:15,728
09. Liam Lawson (Red Bull Racing) – 1:15,821
10. Isack Hadjar (Red Bull Racing) – 1:15,915
11. Oliver Bearman (Haas) – 1:15,694
12. Lewis Hamilton (Ferrari) – 1:15,702
13. Carlos Sainz (Williams) – 1:15,781
14. Franco Colapinto (Williams) – 1:16,159
15. Kimi Antonelli (Mercedes) – 1:16,386
16. Yuki Tsunoda (Red Bull Racing) – 1:15,899
17. Pierre Gasly (Alpine) – 1:15,966
18. Esteban Ocon (Haas) – 1:16,023
19. Nico Hülkenberg (Sauber) – 1:16,081
20. Alex Albon (Williams) – 1:16,223

Points à retenir

  • Nico Hülkenberg a dû laisser la place à un jeune espoir d’Alpine pour la première séance, ce qui ne l’a pas aidé à trouver un rythme régulier dès le départ.
  • Malgré une bonne allure lors des essais, il a mystérieusement perdu l’équilibre de sa voiture en qualifications, sans explication claire.
  • Sa perte de confiance à l’arrière de la voiture et le manque de grip se sont traduits par un chrono moins performant que lors de la dernière séance libre.
  • Se retrouver à l’avant-dernière position sur la grille est une situation inhabituelle pour un pilote expérimenté comme lui, surtout après un début d’essais encourageant.
  • Charles Leclerc confirme sa forme du moment en décrochant la pole position devant Oscar Piastri, un pilote qui ne cesse de surprendre cette saison.

En somme, l’affaire Hülkenberg rappelle que le sport automobile ne pardonne pas les petits mystères techniques et les imprévus, même aux pilotes les plus chevronnés. Ce genre de retournement de situation invite à se demander si la magie du pilotage ne repose pas davantage sur la confiance que sur la vitesse pure. Personnellement, je me demande s’il ne faudrait pas aussi une séance “coaching zen” pour les mécanos, histoire que la voiture ait aussi la tête… dans la course.


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