Formule 1 : Quand le championnat se décide au dernier tour de la saison
Rien n’est plus palpitant en Formule 1 qu’une bataille pour le titre qui se joue lors du dernier Grand Prix de la saison. Pourtant, les amateurs de F1 n’ont pas connu cette tension depuis quatre ans.
En effet, si McLaren a décroché le championnat des constructeurs 2024 lors de la course finale à Abu Dhabi, le dernier duel pour le titre pilote qui s’est joué au tout dernier moment remonte à 2021, avec la rivalité exceptionnelle entre Lewis Hamilton et Max Verstappen.
Depuis le début du millénaire, le championnat pilotes s’est joué au dernier Grand Prix à neuf reprises. Nous nous intéressons ici à ces années où le dernier rendez-vous était décisif.
Le point de départ de cette série remonte à 2003, lors du face-à-face entre Michael Schumacher et Kimi Räikkönen. Avant cela, “Schumi” avait déjà remporté plusieurs titres avant le dernier Grand Prix, sans suspense jusqu’à la dernière course.
Un fait intéressant ressort : sur ces neuf championnats décidés au dernier épisode, seulement deux ont vu le scénario basculer lors du final. Lors des sept autres, le pilote en tête avant la dernière course est resté champion.
Mieux encore, dans ces deux cas où le titre a changé de mains au bout, ce n’était pas le deuxième au classement qui a pris l’avantage, mais bien le troisième. Cela témoigne de rebondissements inattendus jusqu’au bout.
La dernière fois qu’un pilote est parvenu à renverser un déficit de points dans la finale remonte à 2010, lorsque Sebastian Vettel a décroché son premier titre mondial en renversant la situation lors du Grand Prix de fin de saison.
Pour la saison 2025, celui qui abordera la dernière course en tête du championnat détient donc de fortes chances de repartir couronné, à condition de ne pas faiblir avant l’arrivée.
Points à retenir
- Le championnat du monde des pilotes de Formule 1 se joue rarement au dernier Grand Prix : 9 fois depuis 2000.
- Dans la majorité des cas (7/9), le leader avant la dernière course a conservé son titre.
- Le dernier renversement de situation décisif au dernier Grand Prix date de 2010 avec Sebastian Vettel.
- Les surprises surviennent parfois du troisième pilote au classement, et non du deuxième attendu.
- Les enjeux du dernier Grand Prix restent un moment unique pour les fans, même si la plupart du temps, la hiérarchie est déjà figée.
Au fond, cette tendance à la confirmation plutôt qu’à la surprise finale pourrait refléter la maîtrise stratégique et technique toujours plus grande des écuries en Formule 1. Mais rien ne dit que cette domination omniprésente ne finira pas un jour par nous réserver un dernier tour d’anthologie… Et entre nous, qui n’aime pas un peu de suspense, même si c’est parfois au goût du déjà-vu ? Je dis ça, je dis rien…
