Ducati entame sa saison après avoir réalisé en 2025 son deuxième meilleur championnat en MotoGP. La marque de Borgo Panigale se prépare à défendre sa triple couronne, tout en faisant face à des rivaux redoutables, notamment Aprilia. L’équipe de Noale a franchi une étape qui les rapproche des performances de la Desmosedici, mais personne n’aurait prédit un bouleversement qui devra se confirmer au cours de cette saison, pourtant déjà moins utopique qu’auparavant. En effet, les pilotes de Bologne ont rencontré des difficultés, à l’exception de Marc Márquez, qui a également subi un certain drama. Quant à Pecco Bagnaia, il a de nouveau été confronté à des problèmes avec le prototype italien.
Pour la première fois en quatre ans, Ducati n’a pas placé de pilote sur le podium, déclenchant l’inquiétude à Bologne. La pré-saison n’avait pourtant laissé entrevoir une telle situation difficile. En ce qui concerne Bagnaia, les pires prévisions ont commencé à se manifester dès son élimination de la Q2, suivie de deux neuvièmes places… qui ne semblaient pas l’inquiéter outre mesure : « Je ne suis pas inquiet pour mon résultat. Ce n’est pas la position que je souhaitais atteindre, mais c’est un point de départ. Je n’ai jamais réussi à me sentir bien tout au long du week-end, car depuis la FP2, j’ai rencontré de nombreuses difficultés. Lors des essais, je me sentais très bien, capable de pousser et de gérer mes pneus. Mais pour une raison inconnue, j’ai eu beaucoup de mal pendant le grand prix. Maintenant, nous devons améliorer, car à ce stade, nous ne sommes plus les plus rapides. »
Ce qui préoccupait réellement Pecco, c’était de voir comment Borgo Panigale avait perdu du jour au lendemain son statut de numéro un. Son ressenti était partagé par les autres pilotes de Desmosedici qui étaient présents en Thaïlande. Le double champion de MotoGP ne s’attendait pas à un effondrement général de son prototype : « Après les essais, j’aurais dit que c’était impossible, car nous roulions très vite. Nous avions un rythme extrêmement compétitif, même avec des pneus usés. » La performance des Ducati n’a pas été à la hauteur de la domination de Aprilia, qui a placé quatre RS-GP dans les cinq premières positions (sauf Acosta). Bagnaia en a fait l’expérience directement : « Lorsque Ai Ogura m’a doublé, il m’a laissé sur place. Au moment où il a accéléré dans la courbe 3, il m’a distancé de quatre dixièmes. Ils ont réussi à comprendre quelque chose et à progresser, tandis que nous avons régressé. »
“Márquez était au maximum”
Pecco évoque les désavantages de la Desmosedici face à la RS-GP, tout en faisant une autocritique de sa propre performance, malgré une moto qu’il commence à apprécier à nouveau : « Les autres pilotes de Ducati ont été plus compétitifs que moi, surtout en ce qui concerne le tour rapide. Marc faisait une bonne course mais a dû pousser à fond, au point de commettre une erreur qui l’a contraint à l’abandon. De toute façon, nous n’étions pas en mesure de contender quoi que ce soit dans cette course, surtout ceux d’entre nous qui luttaient simplement pour terminer, sans même penser à un bon résultat. » En ce qui concerne Bagnaia, il éprouve des difficultés à cause d’une dégradation excessive de son pneu arrière.
Points à retenir
- Ducati n’a pas réalisé de podium pour la première fois en quatre ans, ce qui remet en question sa position dominante.
- Bagnaia est conscient de ses difficultés, malgré de bons essais, indiquant un contraste entre les performances en tests et en course.
- La concurrence d’Aprilia est plus forte, avec des pilotes capables de rivaliser au sommet.
- La gestion des pneus s’avère cruciale, et des ajustements sont nécessaires de la part de Ducati pour améliorer ses performances.
Ce retournement de situation m’amène à réfléchir sur l’évolution de la compétition en MotoGP. N’est-il pas fascinant de voir comment un constructeur emblématique peut rapidement perdre son leadership face à une concurrence dans l’air du temps ? À travers cette saison, nous pourrions voir des luttes de pouvoir qui redéfinissent le paysage de la MotoGP. Que penserait-on si Ducati et Aprilia avaient un véritable duel tout au long de la saison ? Les enjeux ne pourraient être que stimulants et passionnants à suivre !