Enea Bastianini : Le retour sur le podium avec KTM au Grand Prix de Catalogne
Enea Bastianini a affirmé être de retour en forme après avoir décroché son premier podium en MotoGP avec KTM lors du Grand Prix de Catalogne, ce dimanche.
Malgré une erreur lors des qualifications qui l’a relégué en neuvième position sur la grille, le pilote italien a rapidement corrigé le tir au départ, gagnant plusieurs places pour se retrouver quatrième dès la fin du troisième tour, se positionnant ainsi parmi les prétendants au podium.
Il a ensuite attaqué Pedro Acosta, coéquipier chez KTM, le dépassant avec brio au freinage du virage numéro 1, au tour 11.
À ce stade, Alex et Marc Márquez avaient creusé l’écart sur leurs Ducati, mais Bastianini a su maintenir sa troisième place, offrant à Tech3 son premier podium en Grand Prix depuis celui du Malaysia GP l’année dernière.
Ce résultat est d’autant plus significatif qu’il survient durant une course principale, alors que Bastianini avait déjà signé un top 3 lors de la course sprint à Brno.
« J’espère que je suis vraiment revenu. J’ai été régulier lors des derniers Grands Prix, mais à cause de plusieurs malchances et erreurs de ma part, cette bonne performance n’est arrivée qu’aujourd’hui. Nous progressons et je finis toujours dans le top 10 des sessions, en gros. Je pense donc que je suis de retour, et surtout capable de bien piloter », a déclaré le pilote italien.

Enea Bastianini, Red Bull KTM Tech 3 – Photo : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Interrogé sur sa capacité à retrouver son niveau de 2024, année au cours de laquelle il a remporté deux Grands Prix en catégorie reine avec Ducati usine et terminé quatrième du championnat, Bastianini a reconnu ne pas encore être à 100 %.
« Vers la fin de l’année dernière, j’étais dans une très bonne forme. Aujourd’hui, je peux jouer avec la moto, je suis plus rapide qu’avant, mais je n’ai pas encore pleinement confiance à chaque séance pour rester serein et détendu. Peut-être que ça viendra pour la suite. La direction prise est la bonne. J’attends aussi quelques nouveautés de KTM, notamment un nouveau siège car parfois je perds mon appui-pied. On verra quand ça arrivera. »
Plus tôt dans le week-end, Bastianini expliquait avoir changé d’état d’esprit suite à son absence au Grand Prix d’Allemagne pour cause d’intoxication alimentaire. L’arrivée de la version mise à jour de la RC16 a également eu un effet positif : un pilote KTM est monté sur le podium lors de trois des quatre dernières épreuves.
« Mon style a évolué car je suis devenu plus conscient de mes sensations et du premier contact avec la moto en essais. Avant, je ne me sentais pas confiant en montant sur la moto. Mais après ma blessure à l’estomac, dès que je suis remonté en selle, j’ai senti que c’était ma monture, que je pouvais m’amuser et tenter des manœuvres différentes. À partir de ce moment, ma vision a changé, et mon feeling s’est amélioré », conclut-il.
Points à retenir
- Enea Bastianini a réussi son premier podium avec KTM en MotoGP au Grand Prix de Catalogne, confirmant une nette progression après une série d’épreuves régulières.
- Malgré un départ en neuvième position, sa performance tactique lui a permis de remonter rapidement pour s’imposer sur le podium.
- Son développement avec KTM se confirme grâce à une meilleure confiance au guidon, soutenue par les améliorations techniques apportées à la RC16.
- Le pilote italien ne pense pas encore être à son meilleur niveau physique et mental, mais la direction prise semble positive.
- Cette performance vient souligner la montée en puissance de KTM, désormais un acteur régulier sur le podium de la catégorie reine.
Au-delà des performances sportives, on constate que le mental, parfois plus que la technique, joue un rôle capital dans le succès en MotoGP. Bastianini incarne parfaitement ce double combat, physique et psychologique. Et pour ceux qui espéraient une montée en puissance rapide et linéaire, la réalité est un peu plus nuancée : les progrès viennent avec leurs lots de tâtonnements et d’attentes. Mais finalement, cela ne rend-il pas la course un peu plus captivante ? Après tout, une carrière sans rebondissements, c’est un peu comme une course sans dépassements… moins drôle à suivre, non ?