Cal Crutchlow était à Aragon pour assister Johann Zarco en cas de problème lors de son retour sur la scène MotoGP. Heureusement, tout s’est bien passé, et le Britannique a pu passer l’après-midi de vendredi dans la cabine de commentaire avec ses collègues de motoGP.com, partageant des réflexions intéressantes. « La vitesse n’était pas vraiment le problème lors de mon retour. Il s’agissait de réapprendre tous les détails sur la moto », a-t-il expliqué au sujet de ses expériences sur la Honda de MotoGP. « J’ai dû réapprendre à freiner, par exemple, en entrant dans un virage. C’était aussi un constructeur différent de celui que j’avais conduit auparavant. Mais j’étais ravi de retrouver le pilotage. »
Concernant son expérience et un éventuel retour, Crutchlow a déclaré : « Ce que j’ai réussi à accomplir en six week-ends de course était plutôt bon – six ans après ma retraite en tant que pilote régulier. Mais cela n’a pas ravivé ma passion ! Je savais que mon rôle de remplaçant chez LCR était temporaire. Je savais également quand je retournerais chez moi. Mais pour des essais – oui, bien sûr ! Je suis ouvert à l’idée de tester quelque chose dans ce domaine, mais je ne crie pas sur tous les toits que je veux de nouveau piloter. » Crutchlow a néanmoins précisé : « Piloter les meilleures motos dans les meilleures séries et travailler avec les meilleures personnes – pourquoi pas ? Ça reste d’actualité. »
Il a également évoqué les réactions à son retour : « Lucio a été interrogé sur le fait de ne pas avoir mis un jeune pilote comme remplaçant de Zarco, par exemple un pilote de Moto2. Mais ce n’est pas possible – on ne peut pas arriver ici et être rapide tout de suite après deux semaines. Cela aurait pu impliquer un pilote de Moto2, mais ils sont en pleine saison et ne voudraient pas risquer de compromettre leur carrière. Donc, tout s’est bien passé pour moi. »
Crutchlow sur Moreira : « Il a un petit truc en réserve, mais je ne peux pas le révéler »
Le champion du monde Supersport a également mentionné : « Honda a fait de bons progrès. Le caractère familiarisé de la moto est toujours là, mais elle semble différente désormais en raison de l’appui aérodynamique. Ils exploitent tous leurs atouts chez Honda en ce moment. Les choses ne se sont pas tout à fait passées comme prévu pour Marini et Mir, mais ils ont aussi connu de bonnes courses. Cependant, la Honda de 850cc semble être une bonne moto. »
À propos de son coéquipier de courte durée, Diogo Moreira, Cal Crutchlow a déclaré : « Il a du talent et une tête bien faite. Je l’apprécie – c’est un super gars. Je lui donne trois ans, et il pourrait être champion du monde. J’ai vu ses données et remarqué comment il roule. Il est sur une moto qui s’améliore encore. Il fait un bon travail – il n’a pas peur, il lutte avec détermination. Il ne panique jamais et est très intelligent. C’était super de l’avoir comme coéquipier dans le garage. Maintenant, il comprend mieux les pneus, et il n’est plus passager sur la moto. Il est fort sur le freinage – il a un petit truc en réserve, mais je ne peux pas le révéler. J’ai essayé – je n’y suis jamais arrivé. »
Points à retenir
- Cal Crutchlow partage son expérience de retour en MotoGP avec prudence.
- Il évoque les défis de se réadapter aux techniques de pilotage après une longue pause.
- Les rôles de remplaçant sont temporaires et exigent une préparation minutieuse.
- La progression de Honda dans le développement de ses motos est notable, soutenue par des innovations techniques.
- Diogo Moreira, le jeune talent, montre une très belle promesse pour l’avenir selon Crutchlow.
En somme, le retour de Crutchlow sur les circuits montre la complexité de la reconversion après une longue absence. Cela soulève des questions sur la place des jeunes talents dans un sport aussi exigeant, où le risque et la pression sont des réalités quotidiennes. La passion pour la compétition est indéniable, et elle pousse chaque pilote à vouloir toujours se surpasser, qu’il soit jeune prometteur ou vétéran aguerri. Qu’en pensez-vous ? La dynamique entre l’expérience et la jeunesse est-elle l’avenir de la MotoGP ?
