Fabio Quartararo était déjà en route vers l’Europe lorsque le test MotoGP de Yamaha à Sepang a été interrompu par un problème technique, maintenant ainsi les portes de leur garage fermées durant la deuxième journée. Cependant, le pilote français a pu compléter deux jours de roulage sur la nouvelle V4 lors du Shakedown, ainsi qu’un jour du test officiel avant de se blesser à un doigt.
Cependant, les nouvelles ne sont pas roses : Quartararo a exprimé un diagnostic préoccupant concernant la compétitivité de la nouvelle moto. Avant même que le problème technique n’apparaisse, le champion du monde 2021 estimait que la dernière version du V4 était “très loin” de ses rivaux. Il a terminé la première journée du test officiel à la neuvième place, à 0,851 seconde derrière le champion en titre Ducati, Marc Marquez. Le meilleur pilote Yamaha après lui, Jack Miller, se classait en 14ème position.
“Bien sûr, je ne peux pas dire que je suis confiant car nous avons vu à quel point nous souffrons, nos temps au tour ne sont pas bons,” a déclaré Quartararo avant de quitter Sepang. “La seule chose que je peux faire, c’est donner le meilleur de moi-même, essayer de rouler au maximum et, peu importe la position, faire de mon mieux.”
« Nous savons que nous sommes très loin »
Le Français, qui a passé toute sa carrière en MotoGP sur une Yamaha à moteur Inline4, a nié avoir besoin de plus de temps pour s’adapter au caractère du V4. “Oui, j’ai complètement [s’adapté au style V4]. Je savais immédiatement où je devais changer, comment je devais m’adapter différemment. Mais je pense aussi que notre V4 n’est pas complètement similaire aux autres,” a-t-il déclaré, en listant une série de lacunes techniques.
“Il y a encore du travail à faire, en particulier concernant la maniabilité, la traction, l’électronique, l’adhérence et la puissance. Il y a de nombreux aspects à ajuster.” Quartararo a reconnu qu’il n’avait pas eu assez de temps sur la piste pour comprendre où se situait la Yamaha V4 par rapport à ses concurrents, “parce que je n’ai pas fait suffisamment de tours.”
“Nous avons vu à quelle vitesse ils vont dès la première journée. En un jour, nous avons constaté les temps au tour, et c’est incroyablement rapide. Donc, nous savons où nous en sommes, nous savons que nous sommes très loin, mais nous devons accepter cela et travailler dur, c’est la seule solution.”
Quartararo, qui aurait déjà décidé de rejoindre Honda pour 2027, sera de retour sur le V4 lors du test de Buriram prévu du 21 au 22 février.
Entre-temps, Yamaha a repris les tests lors de la troisième journée à Sepang, où Alex Rins a terminé comme le meilleur pilote M1, à la 14ème place, à 1,178 seconde derrière Alex Marquez (Gresini Ducati) dans les temps cumulés.
Où Quartararo aurait-il pu terminer le test de Sepang ?
Si l’avantage d’un demi-seconde de Quartararo sur Rins lors du premier jour du test de 2026 s’était maintenu jusqu’au dernier jour, le Français aurait été classé huitième et à environ +0,7 seconde d’Alex Marquez.
Une telle performance aurait mis Quartararo à 0,5 seconde derrière le meilleur temps d’Aprilia établi par Marco Bezzecchi, à 0,2 seconde derrière le meilleur temps de Honda par Joan Mir, mais juste devant le meilleur temps de KTM par Pedro Acosta.
Le meilleur tour de Rins, en 1m 57.580s, était 0.8 seconde plus lent que le 1m 56.724s de Quartararo lors du même test l’année précédente avec le modèle final de la moto Inline4.
Points à retenir
- Quartararo a démontré une profonde compréhension de sa moto, adaptant son style aux caractéristiques du V4.
- Les pilotes Yamaha semblent se heurter à des difficultés techniques cruciales, notamment en termes de maniabilité et d’adhérence.
- Malgré ses soucis, Quartararo reste déterminé à maximiser ses performances sur la piste.
- Le test de Sepang a révélé un écart significatif entre Yamaha et ses concurrents, soulignant le besoin d’améliorations importantes.
- Les développements futurs de Yamaha dépendront de leur capacité à s’adapter à ces nouvelles lacunes techniques.
En tant qu’aficionado de MotoGP, il est fascinant de voir comment les dynamiques des écuries évoluent d’une saison à l’autre. L’importance de la recherche continue et de l’adaptabilité ne doit jamais être sous-estimée. La passion et la détermination des pilotes, comme Quartararo, font la beauté de ce sport. Ainsi, je me demande : quels ajustements stratégiques Yamaha sera-t-elle prête à adopter pour surmonter ces défis à l’avenir ? Cela promet d’être une saison pleine de surprises.