Alors que le film « F1 The Movie » a récemment captivé les cinémas, Liberty Media annonce que les aspects commerciaux de la Formule 1 restent solides. Fort de ce succès, le groupe prévoit désormais d’appliquer une stratégie similaire à son acquisition récente, le MotoGP. Dans son rapport financier du deuxième trimestre, clos le 30 juin, Liberty n’a pas détaillé le bénéfice par action, attendu à 0,66 $ selon les prévisions de CNBC Pro. Malgré tout, la réaction des investisseurs a été négative, avec une baisse du titre de 3 % en clôture. Pourtant, le PDG Derek Chang a souligné une dynamique positive, mettant en avant « des résultats financiers et opérationnels excellent » pour la Formule 1 sur le premier semestre.
Comparer ce trimestre à celui de l’an passé est délicat, puisque le calendrier comptait huit courses en 2023 contre neuf cette année. Toutefois, sur les six premiers mois, le nombre et la répartition des Grands Prix sont similaires, offrant une base de comparaison plus équilibrée. Sur cette période, les revenus totaux du groupe ont atteint 1,788 milliard de dollars, en hausse de 14 % par rapport à l’an passé, tandis que le résultat opérationnel a connu une progression notable de 38 %, passant de 154 à 213 millions de dollars.
Les résultats du trimestre intègrent également des revenus exceptionnels liés à une licence pour « F1 The Movie ». Liberty Media n’a pas communiqué le montant exact, évoquant toutefois un chiffre à huit chiffres, situé dans la « fourchette basse des dizaines de millions », reflet du rôle important de la F1 dans ce projet cinématographique. Stefano Domenicali, le directeur général de la Formule 1, a souligné plusieurs nouveaux partenariats, notamment avec PepsiCo, et des accords de licence avec Lego et Disney, témoignant de la solidité commerciale de la discipline. Les recettes principales de la F1 proviennent des frais de promotion des courses, des droits médias, puis des sponsors, dans cet ordre de priorité.
En ce qui concerne les droits médias, Domenicali a confirmé que l’offre F1 TV serait maintenue aux États-Unis sous une nouvelle entente, un point soulevé en amont par Sports Business Journal. Aucun contrat n’est encore finalisé mais les négociations avancent, Apple étant pressenti comme le principal acquéreur des droits américains, sans annonce officielle à ce jour. Apple a uniquement évoqué le succès de « F1 The Movie » lors de sa récente présentation aux analystes, sans faire de commentaires spécifiques sur la Formule 1. Selon Domenicali, le groupe privilégie un accord à moyen terme, plutôt qu’un engagement long, pour conserver une marge de manœuvre quant à la progression future du championnat. « Il faut atteindre un juste équilibre entre visibilité et notoriété », précise-t-il, rassurant sur la bonne régularité de ces négociations.
Points à retenir
- Liberty Media capitalise sur l’élan du film « F1 The Movie » pour renforcer sa stratégie commerciale, notamment avec le MotoGP.
- Malgré une réaction boursière fraîche, les résultats financiers montrent une croissance solide sur le premier semestre.
- Les revenus incluent une rentrée exceptionnelle liée à la licence du film, un coup de pouce non négligeable pour les comptes.
- Les partenariats avec des géants comme PepsiCo, Lego et Disney renforcent la présence de la Formule 1 au-delà des circuits.
- Le maintien de l’offre F1 TV aux États-Unis semble assuré, avec Apple en favori pour les prochains droits médias, mais rien n’est encore signé.
- La stratégie privilégie la flexibilité via un accord à moyen terme, histoire de garder la main sur la croissance à venir.
En somme, on assiste à une belle démonstration commerciale de la Formule 1, à l’image du spectacle sur la piste, même si les marchés ne partagent pas forcément cet enthousiasme immédiat. Mais après tout, gérer l’image d’un sport aussi rapide que sa vitesse demande aussi un certain sens du timing… Et puis, qui sait ? Peut-être MotoGP aura-t-il droit à son blockbuster à son tour. À suivre avec un popcorn à portée de main, comme toujours !