ven. Août 21st, 2026

Le pilote turc a encore une fois évoqué les disparités entre les deux mondes : “Là-bas, un pilote peut faire la différence, regardez mon expérience avec BMW. En MotoGP, sans une bonne moto, tout devient compliqué.”


21 août 2026

Toprak Razgatlioglu a récemment accordé une interview au média As, dans laquelle il a partagé divers moments de sa carrière de pilote. Il a affirmé ne jamais avoir choisi la voie la plus facile…

“Je n’ai jamais conduit une Ducati en Superbike. Tout le monde sait que Ducati est l’une des meilleures motos. J’ai toujours dû apprendre sur une moto un peu moins rapide, et au final, j’ai remporté le championnat. Cela me rassure, car j’ai toujours lutté, et c’est très important.”

Sur sa situation actuelle…

“Aujourd’hui, je suis en MotoGP et Yamaha cherche à améliorer ses performances. Nous savons tous ce que représente Yamaha, et je pense qu’elle redeviendra bientôt plus compétitive. Cependant, la situation est difficile pour moi, car je suis habitué à gagner. Maintenant, lorsque je regarde mon nom en bas des classements, c’est un vrai défi. Je me retrouve à le chercher dans les résultats, alors qu’en Superbike, je visais le sommet. Cette réalité est très dure. Il y a des week-ends où cela devient vraiment compliqué et parfois, je perds ma motivation. C’est normal.”

Sur les défis de conduite en MotoGP…

“Concernant ma position sur la moto, je ne me sens pas encore à l’aise comme je l’étais sur une Superbike, mais j’essaie de m’adapter, même si cela ne correspond pas totalement à mon style habituel. Je dois me conformer aux exigences de la MotoGP. C’est difficile car je ressens des différences dans la moto à chaque virage. Si je pouvais m’ajuster davantage à mon style, je serais sans doute plus détendu. L’année prochaine, les règles changent et je pourrai peut-être utiliser une selle plus basse et un guidon légèrement plus haut, en phase avec ma manière de piloter. Pour l’heure, je me concentre sur l’apprentissage. La vitesse en courbe est cruciale en MotoGP et j’essaie de m’adapter. C’est parfois compliqué, mais j’y travaille.”

Vous pensez être un pilote exceptionnel ?

“En Superbike, oui, car je crois que la moto représente environ 40 à 50 % du résultat, mais les pilotes peuvent faire une grande différence. Tout le monde le sait. En MotoGP, si vous n’avez pas une bonne moto, il est difficile pour un pilote de se démarquer. C’est comparable à la Formule 1. Cette année, McLaren était souvent en tête, tandis que cette saison, c’est Mercedes qui domine. Ici, si vous avez une bonne moto et un bon ensemble, vous restez compétitif. En Superbike, c’est différent. Quand je suis arrivé chez BMW, certains disaient que ma carrière était terminée. Mais j’avais confiance dans le projet car je savais que cette moto avait du potentiel. Il fallait juste un bon réglage, y croire et savoir la piloter. C’est exactement ce que j’ai fait. Chacun a pu voir que le pilote peut réellement faire la différence. En MotoGP, c’est plus complexe. Lorsque tous les pilotes sont au même niveau, le talent peut faire la différence dans les freinages ou les sorties de virage. En revanche, si les motos ne sont pas au même niveau, il est impossible pour le pilote de faire la différence. En conditions humides, ou lorsque la piste est intermédiaire et que nous utilisons des pneus slick, c’est là que le talent peut vraiment s’exprimer. Certains pilotes sont effrayés dans ces situations, alors que d’autres pilotent superbement, ce qui facilite la distinction.”

En revenant à la question…

“Je ne me considère jamais comme spécial. Je n’aime pas parler de moi de cette manière. Je ne dis jamais non plus ‘J’ai remporté le Championnat du Monde’. Je dis toujours ‘Nous avons gagné le Championnat du Monde’. Le ‘nous’ est important pour moi, car je ne suis pas seul ; c’est toujours un travail d’équipe. Quand nous obtenons un résultat exceptionnel, c’est grâce à nous tous. Voilà pourquoi je n’aime pas dire ‘Je suis spécial’ ou ‘Je suis champion du monde’. Je préfère affirmer ‘Nous sommes’.”

Points à retenir

  • Razgatlioglu évoque la difficulté de s’adapter aux exigences de la MotoGP par rapport à la Superbike.
  • Il met en avant l’importance de la moto dans la prise de décisionnelle : en Superbike, le pilote a un impact significatif, alors que cela est moins vrai en MotoGP.
  • La dynamique en MotoGP est souvent comparée à celle de la Formule 1, où les performances des machines jouent un rôle prépondérant.
  • Le besoin d’un bon réglage et d’une adaptation aux nouvelles règles est essentiel pour progresser.

Se pencher sur les différences entre ces deux mondes, c’est aussi réfléchir à la manière dont le talent individuel peut s’exprimer face à des machines, souvent perçues comme plus performantes. Ce débat soulève d’importantes questions sur l’équilibre entre le pilote et la technologie. C’est fascinant d’observer comment les pilotes apprennent à naviguer dans ces univers tout en maintenant leur identité. Quel est selon vous le véritable poids du pilote dans le succès d’une équipe ?


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