(LesNews) – Malgré le calme apparent de Paolo Pavesio après un départ de saison décevant pour Yamaha à Buriram, plusieurs indicateurs montrent que l’inquiétude est bien plus profonde qu’il n’y paraît.

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Fabio Quartararo a exprimé de vives critiques durant la pré-saison.
Tout d’abord, il est révélateur que l’équipe n’ait pas permis à ses quatre pilotes de s’exprimer librement après le premier Grand Prix. En particulier, Toprak Razgatlioglu n’a pas pu partager ses impressions suite à son premier Grand Prix en MotoGP.
Le triple champion de Superbike, qui est un choix personnel de Pavesio, a terminé sa course à la 17ème position, à 39 secondes du vainqueur Marco Bezzecchi et à neuf secondes de Fabio Quartararo, le meilleur représentant de Yamaha.
Quartararo en quête de changement, Rins à la recherche de réponses
Cependant, Razgatlioglu n’est pas le principal problème de Yamaha. Il en est conscient et évoque une adaptation plus complexe que prévu aux prototypes de MotoGP. En revanche, Alex Rins et Quartararo n’ont pas hésité à critiquer les faiblesses de la nouvelle M1, bien qu’ils soient dans des situations personnelles très différentes.
Quartararo a déjà conclu un accord avec Honda, devenant ainsi le nouvel ambassadeur de la marque. Cependant, l’annonce officielle de ce partenariat reste à faire.
Pour sa part, Rins demeure incertain quant à son avenir. Prouver sa valeur sur une moto peu compétitive est un défi de taille. Les deux pilotes, bien que très différents dans leurs personnalités, réagissent aux échecs avec des intensités variées, Quartararo étant parfois impulsif dans ses réactions, au risque de le regretter par la suite.
Il a récemment déclaré : « Je dois apprendre à rester calme et à éviter de répéter certaines erreurs d’image. » Référence à son geste de frustration envers sa moto durant les tests précèdent les courses.
Des problèmes mécaniques chez Yamaha après la course?
Yamaha a peut-être évité un nouvel incident en empêchant Quartararo de s’exprimer publiquement après la course. C’est une décision qui, en théorie, contrevient à son contrat avec le promoteur de MotoGP. Cela dit, le promoteur a montré de la compréhension compte tenu de la situation délicate.
Selon des sources, il semblerait que la moto du pilote français ait rencontré un problème avant d’arriver au garage, probablement à cause d’une défaillance moteur. La confirmation viendra des techniciens de l’IRTA lors de l’analyse des données.
Bien que Yamaha soit le seul constructeur en catégorie D avec la possibilité de développer ses moteurs sans restrictions, chaque pilote n’a que dix moteurs pour le calendrier de 2026, composé de 22 week-ends de course.
Tout moteur supplémentaire nécessiterait un départ depuis la pitlane, et des parieurs internes estiment déjà quand cela se produira.
Pression technique et climat tendu?
Pavesio, qui a succédé à Lin Jarvis au poste de directeur de l’équipe, a vu la situation chez Yamaha se détériorer rapidement depuis son arrivée. En 2025, le département MotoGP a été scindé pour développer à la fois la moto actuelle et un nouveau modèle V4, une approche inconnue pour la marque.
Quartararo et Rins n’ont pas manifesté une grande satisfaction lors des premiers essais de la V4, et la situation n’a guère changé avec les courses. Pavesio assure que c’est « le seul chemin pour revenir à notre niveau habituel ».
Cette phase de transition semble accentuer la fracture entre Pavesio et les pilotes, Quartararo ayant récemment exprimé le besoin de se rapprocher davantage des ingénieurs que de la direction. La dynamique entre Pavesio et Rins semble similaire, même si ce dernier a des incertitudes pour 2027.
Il est conscient que son avenir est lié à celui de Jorge Martin, dont la présence est déjà assurée, tandis que les discussions continuent pour déterminer l’autre pilote.
Vivement, le directeur technique de Yamaha, Max Bartolini, a rencontré Luca Marini et son manager dans le paddock. Bartolini s’est probablement penché sur la stratégie pour redresser Yamaha, qui semble actuellement atteindre des sommets difficiles à gravir.
Points à retenir
- La communication entre les pilotes et la direction de Yamaha semble compromise.
- Les performances décevantes de Razgatlioglu n’inquiètent pas autant que les critiques acérées de Quartararo et Rins.
- Le transfert imminent de Quartararo vers Honda marque un tournant pour Yamaha.
- Les problèmes mécaniques soulignent la vulnérabilité d’une équipe en difficulté.
- La séparation des départements chez Yamaha pourrait être un levier ou un obstacle pour l’avenir de la marque.
Il est fascinant d’observer comment une équipe de la stature de Yamaha, avec toutes ses ressources, se retrouve à chercher des solutions. Dans un univers aussi compétitif que la MotoGP, chaque détail compte. La tension entre les pilotes et l’équipe de direction me laisse réfléchir sur la nécessité d’un dialogue ouvert dans la quête de la performance. Peut-être que le retour à des valeurs fondamentales, comme la collaboration et la confiance, serait la clé pour sortir de cette situation délicate. Qu’en pensez-vous ?