À moins de trois semaines du coup d’envoi de la saison MotoGP, qui démarrera sur le circuit thaïlandais de Buriram du 28 février au 1er mars, toute l’attention se tourne vers les prochains essais officiels de pré-saison, prévus les 21 et 22 février sur le même circuit. C’est l’occasion pour les constructeurs de finaliser les évolutions de leurs motos en prévision de la nouvelle saison, poursuivant le travail amorcé lors des premiers tests à Sepang (Malaisie) la semaine dernière.
Comme chaque année, les équipes travaillent sur leurs nouveaux prototypes, y compris la Ducati Desmosedici, qui a remporté les quatre derniers championnats. La GP25, couronnée championne l’année dernière grâce à un Marc Márquez dominateur avec onze victoires sur vingt-deux possibles. Cependant, son coéquipier Pecco Bagnaia a rencontré des difficultés, peinant à trouver le bon équilibre, notamment avec le train avant, ce qui l’a contraint à finir la saison en cinquième position, avec des résultats mitigés.
Avec 2026 à l’horizon, Ducati a déjà mis au point la nouvelle version pour la saison prochaine, qui sera pilotée par les deux pilotes officiels de Ducati Lenovo, ainsi que deux pilotes des équipes satellites. Les élus sont Àlex Márquez, récompensé pour sa saison en GP24 avec Gresini Racing, et Fabio Di Giannantonio du Pertamina Enduro VR46 Racing Team.
Ainsi, on s’attendait à ce que Fermín Aldeguer, coéquipier d’Àlex Márquez, et Franco Morbidelli, autre pilote de l’équipe de Valentino Rossi, héritent de la GP 2025. Pourtant, Morbidelli a décidé de conserver la GP24, pilotant ainsi un modèle deux ans plus ancien que la version la plus récente provenant de Borgo Panigale.
La GP24, un choix réfléchi
La décision découle de la saison compliquée vécue par Bagnaia, qui a terminé en sixième position avec 262 points, loin derrière le champion. « Franco continuera avec la moto de l’année dernière, qu’il connaît bien et que l’équipe maîtrise également. C’est un modèle très compétitif qui a remporté de nombreuses courses”, a déclaré Matteo Flamigni à GpOne.
Tout en évitant d’élever la polémique, Flamigni a mentionné que Morbidelli avait rencontré des défis avec la GP25, malgré les succès de Márquez. La situation pourrait aussi influer sur le choix d’Aldeguer, actuellement blessé après un accident à moto qui l’a empêché de participer aux essais à Sepang. Il reste à voir s’il optera pour la GP25 en tant que pilote satellite ou reprendra la GP24, qui lui avait permis d’obtenir une victoire et deux podiums lors de sa saison de débutant.
Tests prometteurs pour Morbidelli
Concernant Morbidelli, il a participé aux essais de pré-saison avec la GP24, terminant à la sixième place lors de la dernière journée, à seulement 0,728 seconde du meilleur temps réalisé par Àlex Márquez (1:56.402), qui semble parfaitement s’adapter au dernier modèle conçu par Gigi Dall’Igna. Ses performances confirment que, malgré les deux ans de différence entre les modèles, la GP24 reste une option solide pour la dernière saison avant un changement de règlement.
Points à retenir
- Début du Mundial MotoGP prévu du 28 février au 1er mars en Thaïlande.
- Essais officiels de pré-saison les 21 et 22 février.
- Ducati a conçu la GP25 pour 2026, testée par des pilotes compétitifs.
- Morbidelli choisit la GP24, un modèle réputé pour sa fiabilité.
- Aldeguer doive encore décider entre la GP25 et la GP24 après sa blessure.
En examinant la dynamique actuelle de la MotoGP, on constate que les choix des pilotes et des équipes sont cruciaux pour façonner l’avenir de ce sport fascinant. La cohabitation entre tradition et innovation soulève des questions : comment les équipes équilibrent-elles le besoin d’évolution technique avec la nécessité de confiance dans les machines déjà éprouvées ? Il est passionnant d’imaginer ce que nous réserve la saison à venir, et j’ai personnellement hâte de voir comment les pilotes s’adapteront à ces défis à la fois techniques et stratégiques.