Si l’on devait envisager l’avenir des articles dédiés aux voitures de collection dans 25 ans, une combinaison de lettres et chiffres émergerait probablement de ma boule de cristal : B58.
Un article sur l’histoire et le développement nécessaire d’un nouveau moteur six cylindres en ligne adaptable serait évident, tout comme un comparatif sur sa tunabilité et son rapport qualité-prix sur le marché de l’occasion. Mais le clou de l’article serait un test comparatif de tous les véhicules équipés de ce moteur, allant de la BMW Série 3 à la Z4, en passant par les modèles Toyota, Morgan et Ineos.
Cependant, l’article que vous lisez aujourd’hui est davantage une réflexion personnelle, nourrie par ma passion pour ce moteur. Pour l’illustrer, j’ai opposé un X3 M50 au véhicule le plus différent à mes yeux : la Toyota GR Supra.
À première vue, le caractère audacieux du X3 met en lumière la beauté de la Supra. Lors de ma première découverte du modèle en 2018, j’avais été déçu, pensant que son design trahissait ses origines de Z4. Lorsque j’ai enfin eu l’occasion de la conduire, je n’étais pas vraiment séduit. Pour moi, la Supra représentait tout un symbole, étant un enfant de la génération PlayStation.

Gran Turismo, The Fast and the Furious, Max Power : la Supra était la chouchoute de ces icônes culturelles, et sa réincarnation moderne n’était, selon moi, qu’une BMW drapée dans un kimono.
Aujourd’hui, six ans plus tard, je suis prêt à admettre que j’avais tort. Lorsque cette Supra a garé devant chez moi, j’ai été impressionné par son allure. Le temps a été clément pour son design. La silhouette élancée menant à une ligne de toit plus marquée évoque les meilleures voitures de sport, avec une allure basse et déterminée. Certes, les aérations factices sur le capot sont discutables, mais le reste du design est plutôt réussi.
L’intérieur correspond exactement à mes souvenirs : typiquement BMW. J’apprécie la multitude de boutons et la qualité irréprochable de l’espace. L’habitacle du X3 présente des surfaces plastiques plus rugueuses et semble un peu moins raffiné. Bien que le système d’infodivertissement soit supérieur (plus rapide, plus esthétique, avec une interface utilisateur soignée), je reste un peu indifférent à l’éclairage ambiant, tout en sachant que cela séduit de nombreux conducteurs. Les sièges sont également moins rigides dans le X3.
Cependant, la Supra ne nécessite pas de désactiver de courants avertissements de vitesse, et propose un Apple CarPlay sans fil.
Sur la route, ces deux véhicules ne sont pas aussi opposés que l’on pourrait le penser. La position de conduite de la Supra est très basse, tandis que celle du X3 est plus élevée. L’X3 peut paraître plus lourd, mais il s’en sort très bien au niveau de la direction.

En termes de puissance, la Supra surpasse le X3 de 58 chevaux et 59 lb-ft, ce qui les rend assez similaires en vitesse, malgré un poids inférieur de 500 kg pour la Supra. Elles partagent toutes deux une boîte automatique ZF à huit vitesses : dans le X3, elle est merveilleuse, presque télépathique et parfaitement adaptée à la philosophie détendue du SUV, tandis que dans la Supra, elle peut sembler un peu molle pour un véhicule de sport.
Il est évident que ce n’est pas un affrontement direct. Ce sont des voitures très différentes avec des philosophies distinctes. L’élément commun réside dans le fait que chacune d’elles est un bon véhicule, mais se révèle exceptionnel grâce à ce moteur six cylindres en ligne BMW.
Points à retenir
- Le moteur B58 pourrait bien devenir emblématique dans l’histoire automobile.
- La Toyota GR Supra a évolué esthétiquement au fil des années, gagnant en charme.
- Les différences de conception et de position de conduite offrent des expériences variées aux conducteurs.
- Le confort intérieur et la technologie diffèrent entre le X3 et la Supra.
- La performance des deux véhicules est impressionnante malgré leurs différences techniques.
En conclusion, ces deux modèles, bien que très différents dans leur conception et leur essence, soulèvent des questions essentielles sur les préférences des conducteurs. En somme, cela me pousse à réfléchir : comment nos attentes quant à la performance et à l’esthétique influencent-elles notre choix de véhicule ? Les temps évoluent, mais l’amour pour la conduite demeure une passion intemporelle que nous devons continuer à célébrer.
