Des chercheurs de l’HHMI Janelia, en collaboration avec Google, ont publié la version 1.0 de MaleCNS début septembre 2026. Cette avancée se traduit par une cartographie de 166 700 neurones et de plusieurs dizaines de millions de synapses dans le système nerveux central d’une drosophile adulte. Les chercheurs ont également mis au point des simulations capables de naviguer dans des jeux tels que Super Mario 64 et Overwatch, de contrôler des robots marchants et de gérer des environnements en réalité augmentée. Bien que certaines de ces simulations reposent sur des logiciels additionnels, ces expériences mettent en lumière l’efficacité du câblage cérébral de la mouche, ouvrant ainsi la voie à la cartographie de cerveaux plus complexes, tels que ceux des poissons-zèbres ou des rongeurs.
Points à retenir
- La cartographie des neurones de la drosophile permet d’accroître notre compréhension du système nerveux.
- Les simulations réalisées ouvrent un champ d’applications variées dans les jeux vidéo et les technologies de robotique.
- L’approche pourrait servir de base pour étudier des cerveaux d’autres espèces plus complexes.
- Des avancées comme celles-ci mettent en évidence l’interconnexion entre biologie et technologie.
En réfléchissant à ces avancées, je me demande dans quelle mesure notre compréhension du cerveau pourrait transformer notre façon d’interagir avec les machines. Au-delà de l’aspect purement scientifique, il devient essentiel d’interroger les implications éthiques et sociales d’une telle recherche. Quel avenir pour les interactions homme-machine? Il est important d’en discuter ensemble.
