Le Bureau National des Statistiques a prévu 35 millions de Naira dans son budget proposé pour 2025, destiné à la “Formation en matière de cybersécurité et de gestion des centres de données”.
Cette décision survient à un moment crucial, alors que l’agence tente de se remettre d’une cyberattaque ayant compromis son site web le 18 décembre 2024.
L’incident, rendu public via le compte officiel du bureau sur X (anciennement Twitter), a entraîné une recommandation faite au public de ne pas tenir compte des informations diffusées sur la plateforme jusqu’à ce que la situation soit rétablie.
Cet événement a soulevé d’importantes inquiétudes quant à la vulnérabilité des infrastructures numériques du bureau, surtout en considérant son rôle essentiel en tant que principale source de données statistiques pour le Nigeria.
En plus de cette allocation pour la cybersécurité, le budget proposé pour 2025 comprend divers projets visant à améliorer l’efficacité opérationnelle, moderniser les infrastructures et renforcer la qualité des services.
Par exemple, le bureau a prévu 55 millions de Naira pour l’Enquête Nationale sur les Échantillons Agricoles, 20 millions de Naira pour la Compilation des Comptes Satellites en Tourisme, Éducation, Santé et Ressources Naturelles, 50 millions de Naira pour le Suivi de l’Agenda à 8 Points, et 50 millions de Naira pour le Système de Rapports Statistiques Administratifs.
D’autres allocations notables incluent 60 millions de Naira pour le Sondage Intégré National des Établissements, 45 millions de Naira pour le Renforcement des Capacités de Réforme et Service, 35 millions de Naira pour le Suivi des Objectifs de Développement Durable, et 30 millions de Naira pour la Révision de la Loi Statistique.
Des allocations supplémentaires de 25 millions de Naira chacune ont été réservées pour le Renforcement des Capacités en Gestion Financière et en Méthodes d’Achats Durables, tandis que 10 millions de Naira ont été affectés à la création d’infographies et de rapports statistiques.
Parmi les allocations les plus significatives du budget se trouve une somme de 500 millions de Naira dédiée au Sondage de la Force de Travail.
La Compilation du PIB Trimestriel par Production, Dépenses et Revenus a reçu 60 millions de Naira, tandis que 15 millions de Naira ont été alloués au Rapport sur les Déchets Générés au Nigeria. Le Rapport Annuel du NBS et les Rapports de Progrès Trimestriels sont dotés de 10 millions de Naira.
De plus, 80 millions de Naira ont été réservés pour le Comité Consultatif National sur les Statistiques, une initiative facilitant la collaboration entre les parties prenantes du système statistique national.
L’Abstract Annuel des Statistiques a reçu 15 millions de Naira, tandis que la Production du Bulletin démographique des Statistiques a été allouée 9 millions de Naira.
Un total de 36 millions de Naira a été affecté à la Production Trimestrielle du Commerce Étranger en Biens et à l’Indice d’Intensité Commerciale, tandis que la Production de l’Indice des Prix à la Production, qui mesure les variations de prix des biens et services au niveau du producteur, a reçu 40 millions de Naira.
De même, la Production de l’Indice des Prix à la Consommation, qui est un indicateur essentiel de l’inflation, a été dotée de 80 millions de Naira, reflétant son rôle central dans l’analyse et la prise de décision économique.
Le montant total des dépenses proposées par le bureau s’élève à 9,85 milliards de Naira, les coûts du personnel représentant la majorité de cette allocation.
Une part importante du budget est consacrée aux coûts du personnel, qui s’élèvent à 6,65 milliards de Naira.
Étant donné que le piratage du site a duré environ une semaine, cela pourrait entraîner un retard dans la publication de rapports cruciaux par l’agence gouvernementale.
Le NBS, en tant qu’agence gouvernementale clé chargée de la collecte et de la diffusion des données statistiques sur l’économie, la gouvernance et le développement du Nigeria, joue un rôle essentiel dans l’information des politiques publiques et des processus décisionnels.
Cette cyberattaque met en lumière la vulnérabilité croissante des institutions gouvernementales face aux menaces numériques.
Plus tôt, The PUNCH a rapporté que le Nigeria, la plus grande économie d’Afrique, fait face à une recrudescence des cybercriminalités, les organisations subissant en moyenne 3,759 cyberattaques par semaine, selon le dernier rapport 2024 sur la cybersécurité en Afrique publié par Check Point Software Technologies.
Le rapport dresse un tableau inquiétant de la vulnérabilité du pays alors qu’il s’engage progressivement dans la numérisation, les secteurs critiques tels que la finance, le gouvernement et l’éducation supportant la majorité des attaques.
Il note également que les institutions gouvernementales ne sont pas épargnées, avec le secteur public enregistrant en moyenne 1,791 attaques par semaine. Les ransomwares et les activités de botnets dominent les menaces pesant sur ce secteur, essentiel à la gestion de l’économie nationale.
Bon à savoir
- La cybersécurité est devenue une nécessité pour protéger les données sensibles des agences gouvernementales.
- Un investissement dans la formation peut réduire le risque de futures cyberattaques.
- Les statistiques jouent un rôle clé dans l’établissement de politiques éclairées, rendant leur collecte et leur diffusion essentielles.
Il est crucial de réfléchir à la résilience des infrastructures publiques face aux menaces numériques grandissantes. Comment les agences peuvent-elles renforcer leur cybersécurité tout en continuant à évoluer avec les avancées technologiques ? Ce défi mérite une attention particulière !
La cybersécurité est désormais un enjeu majeur pour nos institutions. L’investissement dans la formation est essentiel pour prévenir de futures cyberattaques et protéger nos données vitales.