mar. Juin 16th, 2026
Les banques mettent en garde
Les banques alertent que la migration de fonds vers les CVU pourrait réduire le stock de prêts au secteur privé

Suite à la suppression de l’article autorisant le versement des salaires sur les portefeuilles virtuels dans le projet de réforme du travail, approuvé par le Sénat, le secteur fintech a annoncé son intention de relancer cette réglementation lorsque le débat arrivera à la Chambre des Députés. Les acteurs du secteur estiment qu’une modernisation profonde du travail est urgente.

Le projet initial de réforme du travail prévoyait que les salaires pouvaient être versés à la fois sur des comptes bancaires traditionnels et des portefeuilles numériques. Cependant, lors des discussions au Sénat, les législateurs ont choisi de retirer toute mention aux Fournisseurs de Services de Paiement (PSP). En conséquence, seules les banques et les entités d’épargne officielles restent des options légales pour le versement des salaires.

Cette suppression a été motivée par la pression des organisations bancaires qui ont mis en garde contre les conséquences négatives du versement de salaires sur des portefeuilles numériques. Selon elles, les dépôts liés aux salaires sont essentiels pour financer des prêts destinés aux petites et moyennes entreprises.

Dans ce contexte, la Chambre Argentine Fintech a publié un communiqué affirmant que “le pays a urgemment besoin d’une modernisation du travail alignée sur la réalité productive et technologique du XXIe siècle”. Ils ont souligné qu’il est contradictoire d’exclure un article qui offrirait davantage de liberté et de concurrence, telle que la libre choix du canal de versement salarial.

Un rapport récent révèle
Selon un rapport, 9 Argentins sur 10 estiment qu’ils devraient pouvoir choisir où percevoir leur salaire.

Les acteurs du secteur ont également cité un rapport récent de la consultante Isonomía, révélant que 90 % des Argentins considèrent qu’ils devraient pouvoir choisir où recevoir leur salaire. Parmi les jeunes, 80 % pensent que le faire via des portefeuilles virtuels serait plus pratique, et 70 % les considèrent comme une option plus sécurisée. De plus, 64 % des travailleurs salariés n’ont pas eu la possibilité de choisir la banque où ils perçoivent leur salaire. Cela montre que la société a déjà fait un choix.

Ils ont ajouté que la proposition rejetée élargissait les options disponibles, car les portefeuilles virtuels fonctionnent dans un cadre régulé par la Banque Centrale, incluant des règles de prévention contre le blanchiment d’argent, de cybersécurité, d’identification des clients et de traçabilité des opérations.

Ainsi, ils ont affirmé que maintenir l’obligation de passer par les banques pour le versement des salaires ne répond pas à un besoin technique mais vise à protéger un système qui garantit aux banques traditionnelles la gestion de millions de comptes-salaire.

Selon le point de vue de l’industrie fintech, la liberté de choisir où percevoir son salaire “ne fragilise pas le système financier” mais “l’oblige à rivaliser pour attirer les clients”. Ils ont également mentionné que retarder ce débat “ne résout pas le problème de fond : la réglementation actuelle ne reflète plus l’utilisation de l’argent par les Argentins ni le modèle de liberté économique qu’ils espèrent.”

En conclusion, la Chambre Argentine Fintech a réaffirmé son intention de promouvoir le débat lors de la discussion de la réforme du travail à la Chambre des Députés dans les jours à venir. Ils travailleront activement pour que l’article controversé soit réintégré dans les discussions législatives.

Ils ont souligné “Nous sommes convaincus que reconnaître le droit des travailleurs à choisir n’est pas une concession sectorielle, mais une mise à jour indispensable qui renforce l’esprit de la réforme du travail et la modernisation nécessaire pour l’Argentine. Le salaire appartient au travailleur. La décision de l’endroit où le percevoir devrait également lui appartenir”.

Points à retenir

  • La réforme du travail inclut le débat sur le versement des salaires sur les portefeuilles numériques.
  • Les banques s’opposent à cette mesure, craignant une diminution du financement pour les PME.
  • La majorité des Argentins souhaitent avoir le choix de la plateforme de versement de leur salaire.
  • Les portefeuilles virtuels sont soumis à une réglementation stricte de la Banque Centrale.
  • Le mouvement fintech plaide pour la libre concurrence dans le secteur financier.

En tant qu’observateur engagé, je suis frappé par l’importance croissante de la digitalisation dans notre économie. Nous devons nous interroger : comment ces innovations peuvent-elles être intégrées de manière à soutenir non seulement la croissance économique, mais aussi la protection des droits des travailleurs ? La question dépasse le simple débat sur les modalités de paiement et soulève des enjeux de liberté, de sécurité et de modernité dans notre marché du travail.


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