mar. Juin 23rd, 2026

Qui les a vus ?

Ricerche di una persona scomparsa sull'Adige

Recherche d’une personne disparue sur l’Adige

Depuis plusieurs mois, le cas de Clara Rossignoli, une octogénaire originaire de Legnago disparue au début d’avril, maintient le public en haleine et a été largement couvert par les chaînes de télévision nationales. L’affaire prend des allures de mystère avec son lot d’indications et de suspects, soulevant des inquiétudes quant à un dénouement tragique. Clara n’est que la partie émergée d’un iceberg, représentant de nombreuses histoires de tragédies familiales souvent liées à des vies en marge de la société. Selon les données de la préfecture, qui coordonne les opérations de recherche de personnes disparues à Vérone et dans les environs, **136 disparitions** ont été signalées en 2025. Parmi celles-ci, 64 concernent des adultes (24 femmes). Sur ces 64, 44 ont été **retrouvés** (dont 13 femmes).

Le bilan inclut 3 hommes et 3 femmes retrouvés sans vie. Pour 20 d’entre eux (dont 11 femmes), aucune nouvelle n’a été enregistrée. Dans 8 cas, les recherches ont impliqué à la fois les pompiers et le secours alpin, sans oublier la protection civile.

Les mineurs disparus dans la région de Vérone

Pour les mineurs, 72 disparitions ont été rapportées, dont 33 filles. Un total de 51 mineurs a été retrouvé (28 desquels étaient des filles, y compris une retrouvée sans vie); 21 d’entre eux (dont 5 filles) restent introuvables, principalement des mineurs étrangers ayant fui la communauté où ils étaient placés.

Dans l’ensemble de la région du Vénétie, **1 037 disparitions** ont été enregistrées en 2024, avec 846 personnes retrouvées et 24 décédées. Actuellement, 191 personnes sont toujours considérées comme disparues. Ce chiffre représente une légère diminution par rapport à l’année précédente, où 1 075 disparitions avaient été signalées, dont 33 personnes retrouvées décédées.

La préfecture ne sont pas les seules à s’occuper des personnes disparues. L’association Penelope, fondée il y a vingt ans, joue également un rôle crucial dans ce domaine. Depuis quatre ans, la présidence régionale appartient à Daniela Ferrari, également policière avec un lien personnel, ayant perdu un neveu. « Être réactif lors de la disparition d’une personne est primordial », souligne-t-elle. « Trop souvent, nous faisons face à des familles qui hésitent à rendre l’information publique par gêne, et à des enquêteurs qui, au moment d’alerter, insistent sur le fait qu’il est peut-être préférable d’attendre 24 heures avant de débuter les recherches. Pourtant, si les alertes sont données rapidement, il est possible de retrouver les gens avant qu’un geste désespéré ne soit envisagé, ce qui arrive généralement plusieurs heures ou jours après la disparition », ajoute Ferrari. La 32ème rapport du commissaire de gouvernement dédié aux personnes disparues contient d’importantes innovations, selon la présidente.

Nouvelles mesures dans la recherche de personnes disparues en Italie

Une des innovations clés du nouveau portail concerne la motivation potentielle derrière la disparition. À présent, plusieurs catégories sont considérées : départ suite à un conflit familial, relations personnelles compliquées, ou problèmes de santé mentale. « Auparavant, les disparitions étaient majoritairement classées comme volontaires. Cependant, le Comité technique a décidé, après réflexion approfondie, que la question de la volontarité ne devrait être considérée qu’après le début des recherches et des enquêtes », rapporte Ferrari.

Une autre innovation significative du système “Missing person” est la possibilité d’inclure des photographies, des empreintes digitales et d’autres informations pertinentes pour faciliter les recherches. Une proposition de loi, présentée par l’honorable Bagnai et d’autres, vise à modifier l’article 132 du Code de la protection des données pour améliorer les procédures de localisation des personnes disparues. Cette modification autoriserait l’acquisition de données relatives aux appels téléphoniques et électroniques, si cela s’avère nécessaire pour garantir la vie et l’intégrité physique des individus concernés, sur décision motivée du procureur public, à la demande des forces de l’ordre. Le commissaire extraordinaire a exprimé un avis très favorable à cette proposition en commission de justice à la Chambre.

L’association Penelope est constituée de volontaires, environ 110 personnes, dont 15 à Vérone, collaborant avec la protection civile et les forces de l’ordre. Le 18 octobre, un événement marquera le vingtième anniversaire de l’association et le trentième anniversaire de la disparition de Milena Milani. N’importe qui peut devenir membre ou supporter de Penelope.

Pour toute information pratique : 388-1122653, [email protected]. L’association est également active sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Instagram, et s’engage dans des campagnes de sensibilisation dans les écoles. Un dépliant a été produit grâce à la générosité de la famille Busti, en mémoire de Carmelo, disparu à San Giorgio en 2022.

Points à retenir

  • 136 disparitions enregistrées en 2025 dans la région de Vérone, avec un taux de récupération de 44 personnes.
  • 72 cas de mineurs disparus, principalement des jeunes étrangers ayant quitté leur communauté.
  • Pénurie de réactivité lors des alertes de disparitions, affectant les chances de localisation.
  • Introduction de nouvelles catégories dans le suivi des disparitions pour mieux comprendre et réagir aux causes.
  • Engagement de l’association Penelope avec des actions de sensibilisation et de recherche.

Pour conclure, la question des disparitions soulève des enjeux sociaux et humains importants, marqué par une dynamique qui pourrait bénéficier d’une meilleure sensibilisation collective. Comment les sociétés peuvent-elles améliorer leur réactivité face à ces situations critiques et assurer un soutien adéquat aux familles concernées ?


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