À la suite de leur victoire en Coupe, le 25ème titre soulevé en avril 2024 par l’Athletic Club à La Cartuja, la célébration qui a suivi dans les rues de Bilbao a été tout aussi mémorable. En effet, la Ertzaintza a ouvert un dossier à 4 joueurs de l’Athletic en raison des festivités animées par la musique de Kortatu, orchestrées par l’« Elektrotxaranga » du ‘Búfalo’ Asier Villalibre. Le gardien de but Unai Simón a même été vu en train d’ouvrir une bière avec les dents, tandis que l’équipe profitait de l’instant, avec Iker Muniain en tête, qui a précisé qu’il n’irait pas sur la voie de son ami Sergio Ramos pour sortir des chansons : “Je ne vais pas prendre cette direction”… Une explosion de joie qui, heureusement, s’est terminée sans conséquences notables.
Comme l’affirmait Iñigo Lekue, cela ne posait pas de problème : “Nous paierons tous ensemble l’amende“. Le joueur de Deusto était très ému, déclarant pour l’histoire : “Je ne vais plus pleurer, mais l’Athletic n’est pas un sentiment, c’est une religion”. Amen.

Lors de la présentation très émotive du livre “Athletic Club Gabarra”, plusieurs membres de l’équipe ont partagé les coulisses de cette célébration, qui a commencé en petit comité avant de se transformer en un véritable feu d’artifice de passion pour le club.
Comme l’a reconnu Iker Muniain, “avant cette finale, nous avions connu des défaites douloureuses, car nous n’avions pas réussi à rendre tant de personnes heureuses. La charge émotionnelle était très forte, mais quand il s’agissait de célébrer, nous avons été à la hauteur” (rires).
Son coéquipier Oscar de Marcos a quant à lui souligné que “nous avions une revanche à prendre pour tous ceux qui ont essayé pendant 40 ans sans pouvoir fêter cela. J’aurais aimé que chacun d’eux ait eu sa place sur la Gabarra”.

Aperçu de la fête improvisée après la victoire en Coupe
“La semaine où nous avons célébré a été vraiment incroyable, personne ne se souciait qu’il y ait un match de ligue ce week-end… sauf Ernesto (Valverde). En fait, Iker a été le catalyseur, il a donné son feu vert, et ensuite Mikel Vesga et Iñigo Lekue sont venus me voir. J’étais un peu surpris et leur ai demandé d’être prudents pour ne pas trop exagérer, mais c’était un choix judicieux”, a confié Demar.
“Nous formons une équipe et nous savourons ces moments comme tous les supporters qui nous entourent, les footballeurs de l’Athletic sont des gens normaux”, a déclaré Oscar de Marcos

“Je dois dire que tout le monde s’est mobilisé et nous a beaucoup respectés. C’était une journée incroyable que nous avons passée dans les jardins d’Albia, pour moi, c’est l’un des plus beaux jours de toute ma carrière“, a confié le joueur de Laguardia.
Muniain a ajouté que “au début, nous pensions que nous serions presque seuls, donc j’ai même appelé des amis pour qu’ils viennent avec nous dans la rue avec Asier et ses amis. Mais soudain, les gens ont commencé à se rassembler, 5, 10, 20, 100 personnes… Jusqu’à ce que la police nous arrête et nous demande de nous mettre sur la place, afin de ne pas bloquer le trafic de Bilbao”, faisant référence à une scène célèbre d’un concert du groupe irlandais U2 à Los Angeles.
📚 Avant le dernier chapitre du livre ‘Athletic Gabarra’, il existe un curieux interlude…
La célèbre ‘txaranga’ dans les rues de Bilbao deux jours avant La Gabarra.
📽️ Voici l’explication, par Óscar de Marcos. #AthleticClub 🦁 pic.twitter.com/ZTSmE6ZrjI
— Athletic Club (@AthleticClub) 9 septembre 2025
Points à retenir
- L’Athletic Club a récemment remporté son 25ème titre de Coupe, créant ainsi un élan de célébration unique à Bilbao.
- La célébration a eu des conséquences légales pour quatre joueurs, mais a surtout mis en avant la passion et l’unité des supporters et des joueurs.
- Les protagonistes évoquent la difficulté émotionnelle des défaites passées, soulignant ainsi l’importance de ce succès pour l’ensemble du club.
En réfléchissant à cette célébration, il est intéressant de considérer le lien que le club entretient avec sa communauté. Ce type d’événement montre non seulement l’importance du football comme moyen d’union, mais également comment les émotions partagées peuvent transcender les simples résultats sportifs. Quelles autres façons le football peut-il continuer à renforcer ces liens sociaux dans le futur ?