Le gouvernement britannique a réaffirmé son intention d’abroger le Vagrancy Act, une loi vieille de deux siècles qui criminalise le fait de dormir à l’extérieur et impacte actuellement les sans-abris en Angleterre et au pays de Galles, selon une déclaration officielle.
Promulguée en 1824, cette loi visait à lutter contre la montée de l’itinérance, qui s’était accentuée après les guerres napoléoniennes et lors de l’industrialisation au début du XIXe siècle.
Bien que des assouplissements aient été apportés ces dernières années, ce texte permet toujours de poursuivre pénalement les personnes sans-abri en Angleterre et au pays de Galles.
En lieu et place, le gouvernement actuel promet d’introduire d’ici le printemps 2026 de nouvelles législations visant à s’attaquer aux causes profondes de l’itinérance, ainsi que des financements supplémentaires pour soutenir cette démarche.
De plus, la nouvelle législation considérera également la criminalisation d’actes comme la facilitation de la mendicité en vue de réaliser des profits, une disposition héritée de la loi de 1824.
Il est intéressant de noter qu’en 2018, une loi a été adoptée en Hongrie interdisant aux sans-abri de dormir dans la rue.
Parallèlement, Donald Trump a exprimé le souhait que les sans-abri quittent Washington D.C. “immédiatement”, considérant cela comme une mesure nécessaire pour lutter contre la criminalité. Il a également précisé que des hébergements seraient proposés à ces personnes, mais éloignés de la capitale.
La mise en œuvre de cette initiative reste floue, Trump ayant convoqué une conférence de presse pour annoncer son plan visant à rendre Washington D.C. “plus sûr et plus beau que jamais”.
La maire de Washington, D.C., Muriel Bowser, a de son côté affirmé qu’il n’y avait pas eu d’augmentation de la criminalité dans la ville, notant même une baisse des crimes graves au cours des deux dernières années.
Photo illustrative de Taufiq Klinkenborg :
Points à retenir
- Le Vagrancy Act, promulgué en 1824, criminalise le fait de dormir à l’extérieur en Angleterre et au pays de Galles.
- Le gouvernement britannique prévoit des mesures pour abroger cette loi et éviter la criminalisation des actions des sans-abri.
- Aux États-Unis, des déclarations récentes de Donald Trump ont suscité des inquiétudes quant à la prise en charge des sans-abri à Washington D.C.
En somme, ces évolutions législatives de part et d’autre de l’Atlantique soulèvent des questions essentielles sur la gestion de l’itinérance et le traitement des personnes sans-abri. Il serait intéressant d’explorer comment différentes nations abordent cette problématique et quelles solutions pourraient être adoptées pour favoriser une approche plus humaine et inclusive.