91 minutes, sortie le 21 août
★★★☆☆
Résumé : Les acteurs américains, mari et femme, Dave Franco et Alison Brie, incarnent Tim et Millie, un couple en désaccord dont la relation est perturbée par une force surnaturelle.
Tim et Millie, désormais dans la trentaine, sont ensemble depuis dix ans et commencent à se demander si leur union repose seulement sur l’habitude. Un déménagement à la campagne accentue leur distance, alors que Millie, enseignante, s’intègre facilement à sa nouvelle ville et se lie d’amitié avec un collègue attentionné (Damon Herriman), tandis que son compagnon musicien au chômage rêve de gloire rock.
Pas besoin d’un conseiller conjugal ; Together est un body horror américain offrant sa propre solution aux problèmes d’engagement, signée par le réalisateur et scénariste australien Michael Shanks.
Lors d’une randonnée pluvieuse près de leur nouveau domicile, ils tombent dans une mystérieuse grotte où ils boivent de l’eau stagnante. Par la suite, Tim se sent inexplicablement et de manière incontrôlable attaché à Millie, tant émotionnellement que physiquement.
Ils commencent à fusionner de manière dégoûtante, chair contre chair et os craquant, malgré leurs tentatives de résistance au milieu de leur confusion horrifiée.
Une scène intime est particulièrement éprouvante. Devront-ils user d’une tronçonneuse ?
Le premier long métrage de Shanks est moins terrifiant que dérangeant, grâce à son utilisation tactile des prothèses et des effets numériques.
Il s’avère également être une métaphore inattendue sur la co-dépendance, amoindrie seulement par le récit bateau d’une secte religieuse sinistre et des antécédents familiaux de Tim en matière de santé mentale.
Le film traduit tous les dictons sur la connexion durable, l’union dans une seule entité, et le fait d’être trop proches pour être à l’aise, tout en offrant au duo Franco et Brie l’occasion de briller dans leur dynamique humoristique et leur compréhension de la romance profonde qui émerge de cette fantaisie macabre.
Analyse : Le favori du public au Festival de Sundance 2025, il s’agit d’une histoire d’amour à la fois drôle et répugnante, qui pénètre sous la peau.
111 minutes, sortie le 21 août
★★★☆☆

Zhang Zifeng dans Girl On Edge.
PHOTO : SHAW ORGANISATION
Résumé : Une patineuse artistique, en préparation pour les championnats du monde, craque sous la pression de sa coach, qui est aussi sa mère tigre.
Jiang Ning (Zhang Zifeng), l’héroïne adolescente du thriller psychologique chinois Girl On Edge, souffre et se blesse pour son sport.
Elle chutent lors de ses entraînements d’axels, se relève, puis retombe encore et encore, au grand dam de Wang Shuang (Ma Yili), une ancienne patineuse qui projette sa propre déception sur sa fille.
Dans leur relation dysfonctionnelle, entre en jeu Zhong Ling (Ding Xiangyuan), une employée de la patinoire du même âge que Jiang, qui patine seule après les heures pour le plaisir.
C’est une talentueuse patineuse. Elle devient l’unique amie de Jiang, mais lorsque son talent brut attire l’attention de Wang, celle-ci lui propose de la mentoriser, ce qui se transforme en une redoutable rivale pour la gloire de Jiang et l’affection maternelle qu’elle recherche.
La ressemblance avec le ballet phantasmagorique Black Swan, victorieusement remporté aux Oscars en 2010 avec Natalie Portman, souligne une réalité troublante.
Pour les moins attentifs, un troisième acte vient trop gentiment expliquer le fil de l’intrigue à travers des retours en arrière.
Le récit manque d’élégance. Néanmoins, le réalisateur et scénariste Zhou Jinghao fait preuve d’ambition et n’hésite pas à prendre des risques pour son long métrage inaugural, présenté dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2025.
Et l’actrice chinoise Zhang (Sister, 2021) se dévoue pleinement à son rôle d’obsession et de paranoïa. Les scènes de patinage sont à la fois envoûtantes et tendues, avec un design sonore accentuant le bruit des lames sur la glace, à l’image de l’esprit fracturé de Jiang.
Analyse : Des performances techniques de haut niveau, bien que l’histoire tortueuse autour de la recherche de la perfection artistique n’apporte pas de médailles.
Bon à savoir
- Les thèmes du corps et de la co-dépendance sont centraux dans ces récits, offrant une réflexion sur la complexité des relations humaines.
- L’usage de prothèses et d’effets numériques dans Together montre l’importance croissante des technologies dans le cinéma d’horreur.
- Girl On Edge aborde la pression psychologique du sport, un sujet d’actualité qui résonne particulièrement dans le monde du spectacle.
Ces films soulèvent de nombreuses questions sur la nature des relations, la quête de la perfection et les pressions qui en découlent. Dans quelle mesure ces récits reflètent-ils nos propres luttes en matière d’engagement et de réussite ?
