Gareth Evans n’a pas encore réalisé une multitude de films, mais ceux qu’il a dirigés se distinguent, surtout pour les passionnés de cinéma d’action. Il a gagné en notoriété au début des années 2010 grâce à son œuvre révolutionnaire, The Raid, après avoir déjà réalisé un film d’arts martiaux peu reconnu auparavant. The Raid a eu une suite en 2014, suivie en 2018 par une incursion chez l’horreur, qui apportait un tournant surprenant à son parcours. Toutefois, Evans n’était pas novice dans le genre, ayant déjà réalisé un segment de la suite de V/H/S ainsi qu’un film intitulé Footsteps en 2006, bien que ce dernier soit difficile à trouver et peu apprécié. Une tentative de le retrouver pour le classement n’a pas abouti. Désolé.
Quoi qu’il en soit, Gareth Evans semble retourner à ses premiers amours avec son prochain film, Havoc, qui devrait offrir une belle promesse, surtout avec la présence de Tom Hardy, un choix plutôt judicieux. Alors que l’attente pour ce nouveau projet s’intensifie et que sa filmographie continue de s’étoffer, il est opportun de jeter un œil sur les longs-métrages qu’Evans a réalisés jusqu’à présent et de les classer, du moins bon au meilleur. Chaque film qu’il a produit a, au minimum, le mérite d’être intéressant, et même son film considéré comme le moins réussi possède ses qualités. Evans, dans ses meilleurs moments, est indéniablement l’un des plus grands réalisateurs d’action contemporains, reconnu pour sa contribution à la révolution du cinéma d’arts martiaux dans les années 2010 et, espérons-le, au-delà.
4
‘Apostle’ (2018)
Avec : Dan Stevens, Michael Sheen, Lucy Boynton
Concernant les quatre premiers longs-métrages réalisés par Gareth Evans, Apostle est celui qui détonne, étant le seul à ne pas être un film d’arts martiaux. Classé comme un thriller, il n’est pas avare en violence déconcertante. Toutefois, c’est avant tout un film d’horreur qui prend son temps, s’inscrivant dans la tradition du folk horror, tant par son cadre que par son ambiance et son récit.
Le récit suit un homme se rendant sur une île à la recherche de sa sœur disparue, pour y découvrir qu’elle est sous l’influence d’une terrible secte. On peut légitimement y voir des similitudes avec The Wicker Man. Bien qu’il ne soit pas aussi réussi que l’original de 1973, il surpasse néanmoins le remake de 2006. Apostle évoque également des éléments présents dans Midsommar, sorti un an plus tard. Evans mérite d’être félicité pour avoir pris des risques et tenté quelque chose de différent ici, même si l’œuvre reste légèrement en deçà des trois films d’arts martiaux qu’il a réalisés avant 2018.
3
‘Merantau’ (2009)
Avec : Iko Uwais, Chika Jessica, Christine Hakim
Avant The Raid, il y avait Merantau, qui a été bien reçu par les aficionados d’arts martiaux, même s’il n’a pas connu le même succès commercial que son successeur. The Raid a révélé Gareth Evans et mis en lumière l’étoile montante Iko Uwais, qui était déjà en grande forme pendant la production de Merantau. Bien plus qu’une simple mise en place pour la suite, ce film, sous ses meilleurs angles, se révèle presque tout aussi bon.
Son histoire, comme souvent dans les films d’arts martiaux, est simple : un jeune homme cherche à se faire une place dans une grande ville, affrontant un redoutable trafiquant humain et ses combattants. Merantau commence lentement, mais, après le premier acte, l’intensité monte, les premières scènes d’action un peu timides laissant place à des moments spectaculaires au même titre que ceux de The Raid. Si ses défauts peuvent l’empêcher de devenir un classique du genre, il demeure un film d’action solide, à découvrir pour ses pics d’intensité durant la seconde moitié.
Regardez sur Amazon
2
‘The Raid’ (2011)
Avec : Iko Uwais, Joe Taslim, Donny Alamsyah
Un mot : Impérissable. Cela résume The Raid mieux que de longs discours. C’est un chef-d’œuvre d’action, audacieux, sans détour et totalement satisfaisant. Le film se présente de manière ingénieuse : une équipe SWAT se retrouve piégée dans un immeuble pris en main par un baron de la drogue, qui propose une récompense pour éliminer les membres de l’équipe. Ainsi, le film s’articule autour de ce combat désespéré pour la survie.
Cela pourrait sembler ennuyeux si les scènes d’action n’étaient pas à la hauteur, mais c’est précisément là que The Raid se démarque, combinant l’action brutale de Merantau avec un scénario captivant. Seclassant parmi les films d’arts martiaux modernes, peu peuvent rivaliser avec sa pureté et sa satisfaction. Un film à voir absolument, à condition de supporter certaines scènes particulièrement violentes.
1
‘The Raid 2’ (2014)
Avec : Iko Uwais, Arifin Putra, Tio Pakusadewo
Comment faire mieux qu’un chef-d’œuvre ? Peut-on seulement y parvenir ? En adoptant une approche plus ambitieuse, The Raid 2 échoue peut-être à égaler son prédécesseur en raison de sa complexité, mais il réussit à surpasser les scènes d’action majeures du premier film. Délaissant l’immeuble, The Raid 2 se transforme en une épopée criminelle se déroulant sur une plus longue durée et englobant de nombreux lieux. Le film aborde des enjeux de guerre des gangs et un fils cherchant à surpasser son père dans le monde criminel, mais tout cela sert à illustrer des séquences d’action variées et époustouflantes.
Comme Merantau, le début est un peu lent, mais contrairement à ce dernier, The Raid 2 nous offre des scènes d’action fascinantes dès la première moitié. La dernière heure, surtout avec l’arrivée de personnages aux noms évocateurs, est un tourbillon d’excitation. La dernière partie de The Raid 2 est une expérience inouïe, couronnée par ce qui pourrait bien être la meilleure scène de combat en un contre un de l’histoire du cinéma. Certains peuvent être frustrés par l’absence d’un The Raid 3, mais il est difficile d’égaliser la grandeur de ce second opus. La montée entre The Raid et The Raid 2 est déjà très impressionnante. Une nouvelle collaboration avec Iko Uwais serait appréciée, mais peu importe la voie qu’Evans choisit pour continuer à peaufiner son art, les amateurs de cinéma d’action devraient rester attentifs à ses projets futurs.
Bon à savoir
- Gareth Evans a débuté sa carrière avec des courts-métrages avant de se lancer dans le long-métrage.
- Les films de Gareth Evans sont souvent salués pour leurs chorégraphies de combat innovantes.
- Ses collaborations avec Iko Uwais lui ont permis de solidifier sa place dans le genre d’action.
En somme, il est fascinant de voir comment un réalisateur peut évoluer et explorer différents genres tout en demeurant ancré dans ses racines. La capacité d’Evans à jongler entre action et horreur ouvre une discussion passionnante sur le potentiel narratif de chaque genre et sur la manière dont ils peuvent se compléter ou se confronter dans l’univers cinématographique.




Julien, j’adore la façon dont tu évoques le parcours de Gareth Evans ! Ses films sont de véritables joyaux pour les amateurs d’action. Hâte de voir ‘Havoc’ !
Les films de Gareth Evans révèlent une danse envoûtante d’action et d’émotion. Chaque combat est un tableau vivant, une ode à la passion du cinéma.
J’adore la façon dont Gareth Evans mêle action et émotions. Chaque film est une aventure unique ! Avez-vous un préféré parmi ses œuvres ?
Gareth Evans a vraiment su redéfinir le cinéma d’action avec ses films. Chaque réalisation est comme un plat raffiné, à la fois simple et explosif. Bravo à lui !