sam. Juin 13th, 2026

Avez-vous déjà vu Désolé, mon enfant ? Je ne commencerai pas toutes mes critiques de cette manière, mais il est fort probable que je le souhaite.

En parallèle de mon élan pour le meilleur film de l’année, je me suis aventuré dans d’autres œuvres moins brillantes. Pour être clair, ce n’est pas qu’elles soient mauvaises, mais simplement moins excellentes. Qui parmi nous n’a jamais goûté au Mr. Pibb en quête d’un Dr. Pepper, affectionné un GoBot en l’absence d’un Transformer, ou trouvé refuge dans un produit Great Value ou Kirkland ?

Voici cinq films, dont quatre sont disponibles chez vous dès maintenant (après avoir visionné Désolé, mon enfant, bien sûr), pour lesquels je n’ai ni écrit de critique complète, ni eu l’envie de le faire. Ils sont classés dans l’ordre inverse, car après tout, la vie consiste à établir des listes et à juger les autres.

5 – Drop

Je ne peux dénier mon attrait pour un thriller dans un lieu fermé avec une intrigue loufoque. Drop suit une mère veuve (Meghann Fahy) durant un premier rendez-vous dans un restaurant huppé, où elle se retrouve menacée de chantage à travers son smartphone par quelqu’un qui veut qu’elle élimine son prétendu amoureux. Le film réussit à atteindre un certain niveau, notamment en se limitant à environ 90 minutes. Cependant, il lui manque l’attrait nécessaire pour le rendre captivant, et ce manque se fait sentir. L’odeur de « cela suffira pour un visionnage à domicile » plane comme un parfum. Parfois, il est vrai, cela ne dérange pas.

Note = C+

4 – The Amateur

Je suis plutôt friand des films d’action plutôt génériques avec des acteurs bien trop talentueux pour cet univers. Le lauréat d’un Oscar, Rami Malek, incarne un agent de la CIA, dont la femme (interprétée par la charismatique Rachel Brosnahan) est assassinée. En quête de justice, il exige une formation pour devenir un James Bond maladroit, et c’est à Laurence Fishburne qu’il s’adresse. Le méchant, joué par Michael Stuhlbarg, incarne le type d’acteur dont on se dit : « Ah, j’aime ce gars, il est excellent partout où il apparaît. » Il est d’ailleurs efficace ici. Des acteurs de talent sont présents, mais le film livre exactement (A) ce à quoi vous vous attendez et (B) ce qui a été montré dans les bandes-annonces. Ni décevant, ni particulièrement mémorable.

Note = C+

3 – KPop Demon Hunters

Je ne peux m’empêcher d’être attiré par l’engouement. Les rumeurs autour de ce film m’ont captivé, bien que mes connaissances sur le KPop soient limitées à sa popularité. Les démons ? Je les connais bien, car ils semblent omniprésents ces temps-ci. Ce film d’animation regorge de chansons accrocheuses, interrompues par des épées lumineuses découpant des monstres. L’histoire reste limitée.

Un groupe de filles de KPop est chargé de contenir des démons, mais se retrouve face à un boys band… composé de démons. Surprise ! Une des filles s’avère être… une partie démon. Contrairement aux meilleures productions animées, celui-ci n’offre ni message émotionnel transcendant ni humour irrésistible, mais il est étrangement hypnotisant. Les chansons s’ancrent dans ma tête contre ma volonté après une seule écoute. À savourer ?

Note = B

2 – The Naked Gun

Je ne peux pas résister à un bon fou rire. Être désigné comme « le film le plus drôle de l’année » avait un sens autrefois. Aujourd’hui, cela signifie que vous êtes le meilleur parmi les deux ou trois comédies réelles sortant chaque année. La bonne nouvelle : The Naked Gun resterait le plus drôle même si l’on cumulait plusieurs années. Liam Neeson prend le rôle du fils de l’inspecteur Frank Drebin (Leslie Nielsen), et tout est aussi parfait que cette phrase pourrait le suggérer.

Ce reboot réussit à capter le principe de maximiser le rapport « rires par minute » en enchaînant une multitude de blagues. Chacun aura sa blague de fond préférée. La mienne est le logo de la NPR en tant que sponsor d’un combat de l’UFC. Mais tout le monde retiendra la blague de scène où Pamela Anderson m’a fait rire aux éclats. Je ne peux m’empêcher de sourire en y repensant…

Ce film n’a pas de véritable but, bien qu’une réplique brillante y touche presque. Neeson évoque la manière dont les événements du film montrent que les vieux hommes blancs dominent toujours. C’est amusant quand il le dit, mais moins quand Tom Cruise l’affirme dans ses films. Ce film est toujours à l’affiche. N’hésitez pas à le visionner au cinéma ; sinon, il se peut qu’il n’y ait pas de suite.

Note = A-

1 – Eddington

Je suis entièrement conquis par le réalisateur Ari Aster et ses films originaux, étranges, facilement moquables, mais indéniablement brillants. Si Drop et The Amateur sont des films que j’ai un peu négligés, KPop Demon Hunters et The Naked Gun sont ceux que je n’ai pas eu le temps d’écrire. En revanche, Eddington est un film dont je n’écrirai pas encore. Je tourne autour du sujet, car je sens qu’il me faudra des années et plusieurs visionnages pour vraiment cerner ce que j’en pense.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Aster s’attaque ici à la pandémie et à la folie alimentée par les réseaux sociaux dont nous peinons encore à nous défaire. Moins vous en savez, mieux c’est, mais sachez que Joaquin Phoenix incarne un shérif d’une petite ville d’Arizona qui décide de se présenter contre Pedro Pascal pour le poste de maire en pleine COVID. C’est une satire explicite de la conspiration et des orientations politiques modernes, un exercice délicat car la conspiration semble déjà être une parodie d’elle-même.

À la sortie de la salle, un groupe de spectateurs aux inclinaisons conservatrices, qui étaient clairement trompés par le film, l’a qualifié de “pires film de leur vie”. En parallèle, beaucoup de gens progressistes ont fait part de leurs regrets, arguant qu’il s’agissait d’une condamnation “des deux côtés”, ce qui n’est pas le cas. L’égalité des condamnations signifie que les critiques s’appliquent de la même manière aux deux partis. Ce film ne prétend pas à cela. Il suggère de manière hyperbolique que l’un des côtés est à un souffle du mal absolu, tandis que l’autre semble perdre de vue l’essentiel.

Vous pouvez juger cela comme une observation évidente à loisir. Mais ce n’est pas une question de deux poids, deux mesures. En fin de compte, il est bon que cela semble évident, car nous avons tous convenu, à un moment donné, que nous ne souhaitons pas discuter des effets de la pandémie et de la technologie moderne sur notre santé mentale.

Sincèrement, où est l’œuvre d’art marquante qui aborde la folie qui a reconfiguré notre réalité durant ces cinq dernières années ? Peut-être que Eddington en sera l’une des premières contributions, même si elle se révèle assez simpliste (et délicieusement loufoque). Elle se tient là, pointant du doigt et posant la question : « Hé tout le monde, que se passe-t-il ? »

Bonne question, Ari !

Note = A

Bon à savoir

  • Filmes à thème de la pandémie : D’autres productions cinématographiques explorent les conséquences de la pandémie sur la société, comme Contagion ou Songbird.
  • Pop culture et démons : Plusieurs œuvres récentes exploitent l’imagerie des démons, reflétant des préoccupations sociétales à l’heure actuelle.
  • Le retour de l’humour au cinéma : Des œuvres comme The Naked Gun rappellent l’importance du comique dans des temps difficiles.

Il est fascinant de constater comment le cinéma, en particulier durant des périodes difficiles, peut non seulement servir d’évasion, mais également provoquer la réflexion. Comment ces films vous amènent-ils à réévaluer votre propre perception des événements contemporains ?


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit
One thought on “J’ai vu 5 films de plus, et je ne t’en ai même pas parlé !”
  1. Ce mélange de comédie et de critique sociale dans Eddington me fascine. Un vrai reflet de notre époque, tout en restant divertissant. J’ai hâte de le voir !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *