Tous les films ne se déroulent pas comme prévu, et pour Orlando Bloom, sa collaboration sur le film historique Kingdom of Heaven l’a aidé à compenser son expérience plus difficile sur Troie, confie-t-il à Yahoo UK.
L’épopée religieuse bien-aimée de Ridley Scott suit les péripéties de Bloom dans le rôle de Balian, un forgeron qui rejoint les croisés pour défendre Jérusalem contre le sultan Ayyubide Saladin. Dans ce film, l’acteur a eu l’opportunité d’incarner un personnage à la fois “héroïque” et “sincère”, ce qui contrastait avec le personnage de Pâris dans l’adaptation du mythe grec de la guerre de Troie, un rôle que Bloom a trouvé difficile à interpréter.

Orlando Bloom dans le rôle de Balian dans Kingdom of Heaven, un film historique qu’il a apprécié plus que Troie. (Globe Photos)
“Ridley est un véritable artiste, il utilise les caméras comme des pinceaux,” indique Bloom à propos de Scott. “Je pense qu’il est même peintre, mais il inspire les gens à donner le meilleur d’eux-mêmes pour créer quelque chose d’authentique, de sincère et de réel. Black Hawk Down est sans doute l’un des grands films de guerre, et il sait s’entourer de personnes talentueuses.”
“Il y avait tant de jeunes talents dans ce film, nous étions tous si jeunes. Chacun a par la suite connu des carrières remarquables. Quand j’ai eu de nouveau l’opportunité de travailler avec lui, je venais de terminer Troie et je me suis dit que Pâris était un vrai défi pour moi.”
Bloom poursuit : “Je me souviens d’avoir été casté pour Troie. J’étais un peu sceptique, je devais me prosterner devant mon frère, mais c’est emblématique. Puis j’ai eu la chance d’incarner Balian, ce chevalier au caractère héroïque, sincère et spirituel, avec une histoire épique.”

L’acteur se remémore avec plaisir ses collaborations avec Ridley Scott, le qualifiant de véritable artiste. (Globe Photos)
Kingdom of Heaven a été une expérience bien plus enrichissante pour Bloom, qui réfléchit à sa carrière à l’approche de la sortie de son nouveau film, The Cut.
Se remémorant le film de 2005 lors d’une interview pour Role Recall, l’acteur explique : “Nous avions un immense décor au Maroc. Nous étions dans trois lieux différents — d’abord en Espagne, qui était remarquable au début, puis nous avons déménagé à Ouarzazate où un gigantesque décor avait été construit.”
“C’était à peu près la taille de quatre terrains de football, c’était incroyable. Je pense qu’ils utilisent encore ce lieu pour d’autres films, mais de manière différente. C’était Arthur Max qui était le designer de décor et il a créé ce monde. Nous avons également été à Essaouira, qui était une autre belle localisation.”

L’échelle épique de Kingdom of Heaven a été d’une grande importance pour Orlando Bloom. (PA)
“À l’époque, nous ne faisions pas vraiment appel aux fonds bleus. Tout était très authentique, tout était fait en direct. Ces grands châteaux où l’on lançait des pierres sont tous construits pour fonctionner. C’était vraiment quelque chose de grandiose.”
Bloom se souvient particulièrement de l’ampleur des films de Scott : “C’était un véritable cinéma épique, d’une manière exceptionnelle. J’avais appris à monter à cheval sur Le Seigneur des Anneaux, ce qui était crucial dans Kingdom of Heaven, entrer en bataille, revêtir des armures… c’était un rêve devenu réalité.”
Une interview complète d’Orlando Bloom sera diffusée plus tard cette semaine. The Cut sortira en salles au Royaume-Uni le vendredi 5 septembre, et Kingdom of Heaven est disponible sur Disney+.
Bon à savoir
- Kingdom of Heaven a été tourné dans des décors majestueux au Maroc, offrant un cadre unique qui a contribué à son authenticité.
- Ridley Scott est reconnu pour son approche artistique et immersive dans ses films, impliquant souvent des effets pratiques au lieu de recourir aux technologies CGI modernes.
- Bloom a eu un cheminement intéressant dans sa carrière, ses expériences sur différents films influençant son développement en tant qu’acteur.
Cette réflexion sur l’expérience cinématographique soulève des questions sur l’évolution du film moderne. Alors que la technologie continue de redéfinir les possibilités visuelles, peut-être pourrions-nous devoir questionner l’importance des décors pratiques par rapport aux effets numériques, et comment cela influence la connexion émotionnelle que le public a avec l’œuvre cinématographique.
