Lors d’une interview récente, le réalisateur Mamoru Hosoda a partagé son point de vue sur les éloges adressés à Hayao Miyazaki, soulignant qu’ils vont à son avis trop loin. Voici un aperçu de ses déclarations.
Une perspective unique
Depuis la sortie de son film marquant “Le Garçon et la Bête” en 2006, Hosoda a su se faire un nom avec des œuvres telles que “Les Enfants Loup” (2012) et “BELLE” (2021). Bien que d’autres réalisateurs d’anime aient également réalisé des travaux remarquables, il est souvent comparé à Hayao Miyazaki, co-fondateur de Studio Ghibli, dont les films sont considérés comme des références absolues dans l’univers de l’animation. Cependant, Hosoda exprime son inconfort face à cette compétition, se voyant plutôt en coexistant avec Miyazaki, chacun cherchant à raconter ses propres histoires par le biais de l’animation.

Réflexions sur la valorisation
Bien qu’il reconnaisse le talent indéniable de Miyazaki, Hosoda trouve problématique cette adoration excessive d’un créateur :
« Il y a certainement beaucoup de louanges qui sont méritées. Cependant, certains vont jusqu’à le comparer à un Dieu, le présentant comme surhumain. Je me questionne sur le degré de ces comparaisons, qui tendent à mettre en avant Miyazaki tout en dévalorisant d’autres réalisateurs talentueux. »
Il estime que la diversité est essentielle pour l’animation, apportant de nouvelles perspectives et enrichissant l’expérience du public. Selon lui, il existe de nombreux talents à découvrir au-delà de Miyazaki.
Alors que l’attente pour le prochain projet de Miyazaki se poursuit, Hosoda se prépare à sortir son film “Scarlet”, prévu en salles en Allemagne, en Autriche et en Suisse le 5 mars 2026.
Points à retenir
- Mamoru Hosoda a réussi à s’imposer dans le monde de l’animation avec des films acclamés.
- Il se voit davantage comme un co-créateur que comme un compétiteur face à Hayao Miyazaki.
- Hosoda critique l’excès d’éloges envers Miyazaki, jugé parfois irréaliste.
- Il appelle à une reconnaissance accrue des autres talents dans l’animation.
- Le film “Scarlet” de Hosoda fera ses débuts en 2026.
À travers ces réflexions, je ne peux m’empêcher de penser à l’importance de la diversité dans la narration visuelle. Chaque réalisateur, chaque œuvre a quelque chose d’unique à offrir. La magie de l’animation réside précisément dans cette pluralité de voix et d’histoires qui enrichissent notre vue sur le monde. Qu’en pensez-vous ?
