mar. Août 25th, 2026
Un mangaka de 51 ans pense à la mort à Shibuya
『カラスヤサトシの終活レボリューション』(c)カラスヤサトシ/鎌倉新書

La revue spécialisée sur les rituels funéraires et l’accompagnement de fin de vie, publiée par Kamakura Shinsho, propose la bande dessinée “La Révolution du Fin de Vie” par Karasuya Satoshi. Dans cet article, nous découvrons les épisodes 0 et 1, ainsi qu’une anecdote inédite de Karasuya sur le premier épisode titré “À 51 ans, préfère-t-il les festivals à la fin de vie ?”.

Un mangaka de 51 ans pense à la mort à Shibuya

En 2024, le nombre de décès au Japon devrait dépasser pour la première fois les 1,6 million, une tendance qui ne fera qu’augmenter ensuite. D’ici 2040, environ 1,7 million de décès par an est prévu. Cette réalité fait écho à un profond changement sociétal, où la mort est rarement discutée, notamment en raison de l’urbanisation et de la nucléarisation des familles. La chance de vivre l’expérience de la mort au sein de la famille ou de la communauté s’est considérablement réduite.

Cependant, la mort reste une expérience inévitable et souvent perçue de manière négative. C’est ici qu’intervient le “Death Fest” de Shibuya, organisé chaque année autour du 14 avril, le “Jour de la Bonne Mort”. Cet événement cherche à démystifier la mort, en la rendant plus accessible et moins taboue.

Le “Death Fest” a attiré plus de 4000 visiteurs, principalement des jeunes, avec pour thème : “Rendre la mort plus pop. Redéfinir l’accompagnement de fin de vie.” Des conférences, ateliers immersifs et diverses activités y étaient proposées.

Un retour sur le “Death Fest 2025” par le mangaka

Karasuya Satoshi a assisté à la deuxième édition de ce festival, qui a eu lieu du 12 au 17 avril 2025 à Shibuya. Environ 4200 personnes ont participé à l’événement, avec 68 programmes variés allant de conférences à des débats et performances.

Il a partagé ses premières impressions : “Le lieu était lumineux et festif, ce qui m’a surpris. Je n’avais jamais imaginé que la jeunesse serait si présente dans un événement consacré à la mort.” Il avoue cependant avoir manqué de connaissances préalables sur le sujet, découvrant à travers cet événement l’handicaps, les cérémonies pour animaux de compagnie, et d’autres facettes du monde funéraire.

Il a noté avec humour : “Au moment où j’ai enfilé la robe de fin de vie, j’ai eu l’impression de passer inaperçu, sans provoquer de réactions.” Malgré cela, cet événement, auquel il n’avait jamais pensé avant ses 51 ans, s’est révélé agréablement surprenant.

Points à retenir

  • Le nombre de décès au Japon continue d’augmenter, révélant un besoin de rétablir le dialogue autour de la mort.
  • Le “Death Fest” vise à repenser la perception de la fin de vie, la rendant plus acceptable et accessible.
  • Le festival attire un public diversifié, y compris de nombreux jeunes.
  • Des événements variés, incluant des performances artistiques et des ateliers, animent le festival, renforçant son côté convivial.
  • Karasuya Satoshi, en dehors de sa zone de confort, explore avec curiosité et humour un sujet généralement évité.

En nous interrogeant sur la façon dont nous percevons la mort dans nos vies modernes, je trouve fascinant de voir comment des événements comme le “Death Fest” peuvent aider à briser ce tabou. Ce dialogue sur un sujet si délicat et souvent évité mérite d’être approfondi. Qu’en pensez-vous ? Il serait peut-être temps que nous en parlions davantage, afin que chacun puisse s’y préparer sereinement.


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