dim. Juin 14th, 2026
Installation du jeu Dragon Ball au stand de Bandai Namco Entertainment lors de l'ouverture de la Gamescom à Cologne, Allemagne, le 21 août 2024.

Installation du jeu Dragon Ball au stand de Bandai Namco Entertainment lors de l’ouverture de la Gamescom à Cologne, Allemagne, le 21 août 2024.

Le nouvel outil lancé par OpenAI, Sora 2, fait face à une menace majeure de l’industrie de l’animation, qui accuse l’intelligence artificielle de reproduire leurs œuvres sans autorisation. OpenAI est déjà engagé dans un litige avec George R.R. Martin et plusieurs autres auteurs concernant l’utilisation présumée de leurs œuvres protégées. Cependant, un nouveau cas fait actuellement parler de lui.

D’après des informations relayées par Gaming Amigos, Shueisha, le puissant éditeur japonais derrière One Piece et Dragon Ball, a averti qu’il prendra des mesures juridiques si le modèle d’IA d’OpenAI, Sora 2, utilise son matériel protégé sans Autorisation. Les créateurs affirment que les vidéos générées par Sora 2 présentent des personnages et des scènes très similaires à leurs célèbres « scènes d’anime et de manga », fruits de nombreuses années de dur labeur.


Sora 2 d’OpenAI fait face à une mise en garde majeure de la plus grande maison d’édition du Japon, Shueisha et d’autres entreprises d’anime et de manga

Dans leur déclaration, les entreprises ont précisé que le système actuel utilise illégalement leur travail et les expose au risque de violation de droits d’auteur. Dans leur communiqué de presse, elles affirment :

« Cet automne, avec le lancement d’un nouveau service d’IA générative (Sora 2 d’OpenAI), un grand nombre de vidéos similaires à des contenus bien connus sont apparues en ligne. Ces vidéos, qui enfreignent les droits d’auteur des anime et des personnages, sont générées par l’apprentissage de l’IA. »

Cette mise en garde s’inscrit dans un mouvement plus large au Japon contre la copie par l’IA des œuvres créatives. La Content Overseas Distribution a déjà rejoint Shueisha, unissant leurs forces contre Sora 2, avec le soutien d’entreprises comme Bandai Namco, Studio Ghibli, Toei Animation, Kadokawa, Square Enix et Aniplex. Dix-sept autres entreprises d’anime et de manga se sont également exprimées contre cette technologie, menaçant de prendre des mesures juridiques, par le biais d’une déclaration conjointe officielle.

La récente tendance où l’IA a pu générer des images de Ghibli a également suscité un vif mécontentement de la part des créateurs originaux. Il est temps pour ceux-ci de ne plus permettre aux entreprises d’IA d’utiliser leurs œuvres sans leur consentement préalable.

Les entreprises sont mécontentes de la règle de « non-participation » de Sora 2, qui autorise l’IA à utiliser tout contenu en ligne à des fins d’entraînement, sauf si le propriétaire s’y oppose explicitement. Les éditeurs affirment que cela va à l’encontre de la loi japonaise sur le droit d’auteur, qui requiert un système de « participation », signifiant qu’une autorisation doit être accordée en amont avant que le travail de quelqu’un soit utilisé.

Dans le communiqué, l’état officiel déclare :

« À moins que les fournisseurs de services d’IA générative n’introduisent de façon urgente des mesures efficaces contre les violations de droits au-delà des méthodes de « non-participation » et des recours pour les titulaires de droits, nous avons atteint un stade où la spirale d’infraction utilisant ces services ne pourra pas prendre fin. Des réponses à l’échelle nationale pour la protection du contenu, y compris des évolutions légales, sont également essentielles. »

Selon les rapports d’Outlook Espawn, le gouvernement japonais soutient fermement le géant de l’édition Shueisha ainsi que toutes les maisons d’anime qui se sont unies contre OpenAI.

Points à retenir

  • Shueisha représente une large coalition d’éditeurs et d’animés mécontents contre l’utilisation non autorisée de leurs œuvres par l’IA.
  • La loi japonaise sur le droit d’auteur impose un système d’« opt-in » pour la protection des créations originales.
  • Les grandes entreprises d’animation s’organisent pour protéger leurs droits face à l’émergence de l’IA générative.
  • Les réactions des créateurs vis-à-vis de l’utilisation de leur travail par l’IA révèlent des inquiétudes croissantes sur la viabilité de l’industrie créative.

À cette croisée des chemins entre innovation technologique et respect des droits d’auteur, il est crucial de réfléchir à la responsabilité des entreprises d’IA face aux créateurs. Comment construire un avenir où la créativité humaine et les progrès technologiques peuvent coexister sans provoquer d’injustices ? Cette question mérite notre attention et nos débats, car les enjeux ici dépassent largement le cadre de la simple technologie.


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