Le groupe Turnstile a récemment annoncé l’ajout d’Obituary à son line-up pour un de ses concerts aux États-Unis ce mois-ci.
Le groupe de death metal originaire de Tampa viendra soutenir les stars du hardcore punk de Baltimore lors de leur concert au Red Hat Amphitheater à Raleigh, en Caroline du Nord, le 29 septembre, aux côtés d’Angel Du$t et d’Agnostic Front. Par ailleurs, le groupe hardcore No Warning sera également présent ce samedi 12 septembre au Woodbine Park à Toronto, au Canada.
Ces ajouts remplacent le musicien électronique Yves Tumor, qui a été accusé de comportement abusif et d’agression sexuelle le mois dernier. Tumor dément fermement ces accusations. L’artiste s’est également retiré du concert de Turnstile à Portland, dans le Maine, prévu le 26 septembre, sans qu’aucun remplaçant ne soit encore annoncé.
Obituary et No Warning rejoignent une sélection éclectique de groupes de soutien que Turnstile a rassemblée pour sa tournée nord-américaine. Parmi les autres formations qui se produiront lors de certaines dates, on retrouve les icônes du hardcore Hatebreed, le groupe rock émergent Die Spitz, le projet synthpop Porches, l’artiste d’électropop Slayyyter, ainsi que le duo hip-hop Clipse.
L’ajout d’Obituary au concert de Raleigh a surpris certains fans sur les réseaux sociaux. “Quel lineup inattendu !” a commenté un internaute. “C’est comme si Black Sabbath ouvrait pour Green Day,” a lancé un autre.
Cependant, Turnstile a toujours eu une histoire de briser les barrières entre genres. Le mois dernier, le groupe a sorti une édition remixée de son album de 2025, Never Enough, intitulée Never Enough: Versions, avec des invités prestigieux tels qu’Elton John, Hayley Williams de Paramore, et Dying Fetus. Le magazine Louder a attribué quatre étoiles sur cinq à cet album, le qualifiant de “l’une des sorties les plus audacieuses et divertissantes de 2026”.
La tournée nord-américaine de Turnstile a débuté le 5 septembre au festival Bumbershoot à Seattle, seulement six jours après leur prestation au festival MEO Kalorama à Lisbonne, au Portugal, à 8 400 kilomètres de là. Ils se sont produits au The Rave à Milwaukee le mercredi 9 septembre, et la tournée se poursuivra le vendredi 11 septembre au Russell Industrial Center à Detroit.
Ce calendrier de tournée chargé fait suite à une année tumultueuse pour Turnstile depuis la sortie de Never Enough en juin dernier. L’album a connu un grand succès commercial, se classant premier des charts Rock & Metal au Royaume-Uni, et a été salué par la critique. Le groupe a été nominé pour cinq Grammy Awards lors de la cérémonie de 2026, remportant deux prix : Never Enough a été couronné Album Rock de l’année et le single Birds a remporté la catégorie Meilleure Performance Metal.
Par ailleurs, l’ancien guitariste de Turnstile, Brady Ebert, est actuellement en détention après avoir été accusé d’avoir percuté William Yates, le père de 79 ans du chanteur Brendan Yates. Arrêté en avril, Ebert fait face à des accusations de tentative de meurtre au premier et au second degré. Après avoir affirmé devant le tribunal qu’il “n’avait pas commis de crime”, il a été ordonné de subir une évaluation de sa capacité mentale afin de déterminer sa compréhension des charges qui pèsent contre lui.
Points à retenir
- Obituary et No Warning rejoignent le line-up des concerts de Turnstile en Amérique du Nord.
- Yves Tumor a été remplacé après des accusations sérieuses, ce qui a entraîné un retrait de la tournée.
- Turnstile continue de blesser les frontières entre les genres musicaux avec des collaborations variées.
- La tournée a débuté avec succès à Seattle et se poursuit à travers plusieurs villes américaines.
- Brady Ebert, ancien membre du groupe, fait face à des accusations graves, soulignant des problématiques au sein du cercle du groupe.
Dans le monde de la musique, les résiliences et les défis font partie intégrante de l’expérience. Cette approche éclectique de Turnstile, qui mélange styles et influences, amène à réfléchir sur la façon dont la musique peut transcender les catégories et rassembler des publics divers. On se demande alors : jusqu’où un groupe peut-il aller pour redéfinir son identité et celle de son genre, tout en restant fidèle à ses racines ? La passion pour la musique reste au cœur du débat, et il est fascinant de voir comment chaque note jouée peut raconter une histoire bien plus complexe qu’elle n’y paraît.
