mer. Juil 15th, 2026

Netflix : Une Nouvelle Force Féminine

Les femmes de The New Force

Les femmes de The New Force. Photo : Netflix

Bien que les séries policières aient leurs défauts, The New Force, diffusée sur Netflix, démontre qu’il est possible d’apporter une nouvelle perspective à ce genre, surtout lorsqu’il s’agit de personnages féminins forts. Cette série suédoise, se déroulant en 1958, met en avant les premières policières de Stockholm, qui, malgré le progressisme suédois, doivent faire face à un sexisme rampant de la part de leurs collègues masculins.

Nous suivons Carin (Josefin Asplund), Siv (Agnes Rase) et Ingrid (Malin Persson), fraîchement diplômées de l’académie de police. Leur affectation dans le quartier de Klara, l’un des plus touchés par la criminalité, s’explique par une pénurie de personnel. Si leur présence est célébrée par les médias, elle est moins bien accueillie par leurs collègues masculins. Ingrid doit jongler avec un partenaire qui refuse de lui parler (et qui pratique la brutalité policière), Siv est objet de moqueries pour son apparence, tandis que Carin, bien que respectée par son collègue, découvre l’indifférence face à l’assassinat d’une prostituée. Au fur et à mesure de son enquête, elle dévoile également les sombres facettes de la police locale.

Le fil conducteur de l’intrigue, impliquant un patron de la mafia et un meurtre, reste classique et n’apporte pas de réelle nouveauté. En revanche, l’évolution des trois protagonistes, confrontées à un système corrompu et misogyne, est captivante. Ingrid hésite à dénoncer la violence de son partenaire, Siv utilise son charme pour progresser, tandis que Carin fait face au désapprobation de la famille de son petit ami. La série offre également un aperçu de la vie dans les années 50, où les différences de classe sont marquées et où les contraceptifs se font rares.

Cependant, l’utilisation de la musique hip-hop dans une série se déroulant dans les années 50 semble déconcertante. Alors que l’atmosphère est bien établie grâce aux costumes et à la musique de l’époque, ces transitions musicales modernes bercent le récit d’une incohérence qui pourrait nuire à l’immersion. La série étant inspirée de faits réels, il serait judicieux de s’en tenir à un traitement la plus fidèle possible des années 50.

Malgré quelques éléments à améliorer, les performances des actrices principales sont impressionnantes. Asplund incarne une Carin optimiste, déterminée à rendre justice, même si cela se retourne parfois contre elle. Rase dépeint Siv comme une femme résolue, prête à tout pour réussir, tandis que Persson excelle dans le rôle d’Ingrid, dont le regard fuyant traduit l’angoisse face à la brutalité de son partenaire.

En résumé, The New Force représente une évolution rafraîchissante du drame policier. Bien qu’elle ait ses défauts, la série parvient à insuffler de nouvelles dynamiques au genre, tout en mettant en lumière des femmes audacieuses.


Points à retenir

  • La série se concentre sur les premières policières suédoises dans un contexte de sexisme marqué.
  • Chaque protagoniste doit surmonter des défis personnels et professionnels pour s’imposer dans un milieu hostile.
  • Les différences de classe sociale et la vie des années 50 sont dépeintes de manière réaliste, illustrant les luttes de l’époque.
  • Les choix musicaux, bien que surprenants, peuvent nuire à la cohérence historique de l’œuvre.

En tant qu’observateur passionné de l’évolution des récits féminins dans le monde des séries, je ne peux m’empêcher d’être fasciné par l’audace des créateurs de The New Force. Cette série, tout en révélant des vérités parfois difficiles sur notre passé, met en avant la nécessité de raconter des histoires de femmes qui, malgré les obstacles, prennent leur place dans des univers traditionnellement dominés par les hommes. Cela incite à réfléchir sur notre société actuelle : quelles voix manquent encore à l’appel ? Quelles histoires restent à raconter pour faire progresser la représentation ? Cette série pourrait-elle servir de tremplin pour d’autres créations audacieuses ? Le débat est ouvert et passionnant.


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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