“El catálogo” raconte l’histoire de Youssef, un père veuf qui doit apprendre à élever seul ses enfants après le décès de sa femme. Pour y parvenir, il s’appuie sur les vidéos qu’elle avait enregistrées, véritables « catalogues » émotionnels et pratiques pour affronter la parentalité. La série allie drame et comédie en offrant un regard sensible sur la famille et la perte.
Présentation de “El catálogo” (Catalog)
“El catálogo” est une nouvelle série dramatique diffusée sur Netflix depuis le 17 juillet 2025. Cette création égyptienne de huit épisodes a été écrite par Ayman Wattar, dirigée par Waleed El Halfawy, et produite par Tarek El Ganainy pour la plateforme. La série met en vedette Mohamed Farrag dans le rôle principal.
Synopsis
L’intrigue suit Youssef, un homme veuf contraint, après la mort soudaine de sa femme, de prendre en charge seul son foyer et ses deux jeunes enfants. Dépourvu d’expérience dans les tâches domestiques qui étaient auparavant assurées par sa femme, il se réfère aux vidéos qu’elle avait mises en ligne sur sa chaîne YouTube, comme autant de guides pour apprendre à s’occuper des enfants, cuisiner ou encore nettoyer.
La série mêle humour, drame et réflexion familiale, explorant comment un deuil peut se transformer en une opportunité de renouer avec l’affection, de prendre des responsabilités et de grandir en tant qu’individu. Malgré un point de départ tragique, le ton général reste humain, ponctué de moments légers et de situations sincères illustrant les défis d’une paternité inattendue.
Production et lieux de tournage
Le tournage s’est principalement déroulé au Caire, avec des plans montrant la Corniche du Nil, ainsi que des quartiers emblématiques tels que la place Tahrir, le Musée égyptien et le district de Zamalek. Ce choix contribue à ancrer la série dans un cadre familial authentique et intime.
Les personnages
Mohamed Farrag incarne Youssef, un père veuf et cadre, en quête d’un nouveau rôle parental. Son interprétation sensible retranscrit parfaitement les tiraillements émotionnels du personnage.
Retal AbdulAziz joue Karima, la fille aînée, qui exprime à travers sa relation avec son père l’impact du deuil et l’adaptation à la nouvelle configuration familiale.
Ali El Bialy est Mansour, le plus jeune enfant, illustrant la vulnérabilité d’un enfant en deuil.
Riham Abdel Ghafour, dans le rôle d’Amina, la mère décédée, guide à distance Youssef depuis ses vidéos en ligne.
D’autres personnages apportent soutien, humour ou représentations sociales, tels le frère strict mais affectueux de Youssef, des alliés familiaux ou des figures communautaires diverses.
Diffusion et réception
Depuis son lancement sur Netflix, “El catálogo” a rapidement atteint le sommet des séries les plus regardées en Égypte, confirmant l’intérêt suscité par cette production en langue arabe.
Avec un scénario émouvant et un équilibre entre drame et comédie, Mohamed Farrag tire son épingle du jeu en incarnant un rôle complexe et touchant, démontrant que les fictions arabes savent aussi captiver par leur humanité et leur proximité avec le quotidien.
Points à retenir
- “El catálogo” explore l’idée qu’une maman influenceuse peut finalement devenir un manuel parental vidéo posthume, pratique mais un peu flippant.
- L’ironie d’un père high-level qui découvre qu’élever des enfants, ce n’est pas juste avoir un beau costume et une calculatrice Excel.
- Le décor cairote joue son rôle à fond, nous rappelant qu’il suffit d’un peu de soleil et d’un fleuve majestueux pour que même les drames les plus lourds respirent.
- La série se balade adroitement entre rires et larmes, un cocktail utile quand on a besoin de se souvenir que la vie, c’est compliqué mais pas toujours dramatique.
- La paternité, cet art qui ne s’apprend ni dans les livres ni à l’école, mais parfois sur YouTube — grâce à une étoile tombée du ciel, ou d’un canal vidéo.
Au fond, on pourrait se demander : est-ce que “cataloguer” sa vie parentale sur écran ne pourrait pas bientôt devenir la norme ? Ou allons-nous finir par tous chercher désespérément une maman virtuelle lorsque la vraie ne sera plus là ? En attendant, je salue cette série qui ose mêler tendresse et modernité sans oublier une bonne dose d’humour – parce que oui, dans la vraie vie, ça tangue souvent entre drame et comédie. Moi, je dis, vivement la saison 2, on aura sûrement encore besoin d’un guide… ou de plusieurs !
